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  • : Photos de sorties de l'association VIVARMOR NATURE
  • : Découvrir la nature en Bretagne avec l'association Vivarmor Nature (10 boulevard Sévigné - 22000 SAINT-BRIEUC)
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  • GUILLAUME Michel (Vivarmor Nature)
  • J'aime faire un maximum de photos et les faire voir ensuite.
 Depuis plus de 30 ans, j'ai fondé une association de protection de la nature : Vivarmor Nature
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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 21:21

Lors de la 44ème sortie du groupe "Patrimoine Géologique 22" (le samedi 22 janvier 2011) 20 personnes ont pu découvrir les cornéennes de l'île Millau et les gneiss icartiens de Bihit entre Porz Mabo et Porz Raden.

Le temps fort agréable (surtout sur Millau) et la grande marée nous ont permis de découvrir deux sites remarquables.

Voici pour commencer une vingtaine de photos parmi celles que j'ai prises. J'espère en recevoir d'autres de Monique Kubiak en particulier (voilà, c'est fait voir à la fin...) mais aussi des différents participants (Michel Morvan puis Yannick Le Duigou viennent à leur tour de se manifester !) pour compléter les miennes.

 

 

01

  Au départ, Jacques Bertholet (au centre avec la carte géologique en mains), Odile Guérin (à droite au premier plan, montrant la carte) et aussi Monique Kubiak (tout à fait à gauche)... présentent les deux sites géologiques que nous allons visiter.

 

   

02

 Après cela, le groupe  (piloté ici par Jacques et Odile) se dirige vers les rochers de granite rose de l'île Millau.

 

 

1 - Les cornéennes de l'île Millau 

 

03

  C'est parmi ces rochers (et lardées par endroits de filons en provenance du magma granitique) que nous apparaîssent ces formations sombres...

 

   

04

 ... que sont les cornéennes de l'île Millau : des roches d'origine sédimentaire, d'où les couches alternativement claires (car formées de quartz-feldspath) et sombres (car correspondant à des dépôts argileux assez complexes quant à leur composition initiale)... On appelle ces roches des "cornéennes" car elles ont subi au voisinage du granite un métamorphisme de contact.

 

 

05

 Elles ont subi également des déformations (sans doute antérieures pour partie à la mise en place du granite dont l'âge est d'environ 300 millions d'années ce qui correspond à la fin de l'orogène hercynien). L'âge des cornéennes, lui, n'est pas connu précisément(entre 500 et 300 Ma... et sans doute, pense Odile, plus près du premier chiffre que du second...)  

 

 

06

 Le contact entre le granite et les cornéennes est souvent curieux comme on le voit sur cet emplacement où les différentes couches sédimentaires ont été comme dissociées par le magma granitique qui s'est intercalé entre elles (voir plus loin les photos de Monique kUBIAK)...

 

 

07

 ... ou encore ici où les cornéennes ont été déformées par plissement (ce qui veut dire que la roche fortement chauffée était devenue plastique et qu'il y a eu déplacement relatif des sédiments par rapport au magma).

 

   

08

 Voici également quelque chose de curieux : dans le granite rose, on voit une enclave sombre formée à partir d'un magma plus basique (cela est courant dans la région de Trégastel mais rare ici : nous n'en avons vu que deux !) ... Plus surprenant  encore on aperçoit aussi en regardant bien un morceau de cornéenne comme incruté dans cette enclave (voir aussi une photo de Monique plus loin).

 

 

09

 Nous voici en pied de falaise dans un endroit remarquable car on y voit bien la disposition des deux roches (le granite en haut) et les cornéennes (plus sombres en bas)... Des filons provenant du granite se voient bien dans les cornéennes où ils semblent s'interposer entre les couches verticales de la roche... 

 

 

10

 ...le groupe s'attarde et examine de près le contact car il y a beaucoup de choses à y voir...

 

 

11

 ... les filonnets granitiques parmi les cornéennes d'abord (et on voit ici qu'ils les recoupent)... mais surtout dans les couches sombres de celles-ci des cristaux d'andalousite (variété chiastolite) : les petits points blancs (visibles notamment dans les zones sombres sur la partie droite de la photo).

Des photos de Monique Kubiak (voir plus loin) vous montrent en gros plan ces minéraux

 

 

12

 Nous voici arrivés (arpentant toujours les cornéennes) au pied d'une falaise où se voit bien un cordon de galets fossile surmonté de limons et débris divers...

 

 

13

 ... c'est par là (nous dit Monique) que nous allons monter sur l'île pour revenir par un sentier d'où nous verrons les formations déjà visitées.. mais d'en haut cette fois.

 

 

 

  2 - Les gneiss icartiens de la pointe de Bihit

 14

 Ayant repris les voitures, nous voici arrivés sur le parking de Porz Mabo...

 

 

15

 Un petit réconfort nous y est offert...

 

 

16

 ... avant la visite de ce second site (enroché ici par des blocs de granite rose... qui "jurent" un peu sur les formations très sombres de l'endroit !) 

 

 

17

 ... voici les gneiss icartiens (datés ici à 2 milliards d'années !) que Jacques nous montre en place sur l'estran...

 

 

18

 Ici ce sont des paragneiss, c'est à dire des gneiss résultant de la transformation (par métamorphisme régional cette fois... à la différence du métamorphisme de contact des cornéennes) de roches initialement volcano-sédimentaires...

 

 

19

 ... voici pour comparaison (vus un peu plus loin) des orthogneiss, c'est à dire des gneiss provenant de roches magmatiques grenues : elles sont plus massives et on y voit de gros cristaux de feldspath...

 

 

20

 ... parfois déformés par étirement, comme ici, où l'on peut parler de blastomylonites.

 

 

21

 Par endroits on aperçoit même des formatiuons comme celle-ci qui pourraient être des ultramylonites.

  

 Voici des photos (des cornéennes et granite de Millau) prises par Monique Kubiak et que je viens de recevoir :

 

02PAY0037 (cord)

Les petites masses noires que l'on voit dans les couches sombres sont des amas de cordiérite...

 

 

01DSCN3249 (cordièrite)

 ... que voici vues en gros plan.

 

 

04DSCN9336 (andalousite)

Ici (dans ces mêmes zones sombres) ce que l'on voit (en gros plan) ce sont des andalousites (variété chiastolite)...

 

 

03DSCN9309 (andalou)

 ... des andalousites que Monique a photographiées...

 

 

07DSCN3265 (and)

  ... sous tous les angles...

 

 

06DSCN9319 (andalousi)

 ... comme on voit ici encore.

 

 

 08DSCN8311C'est dans cette zone qu'ont été prises les photos précédentes... et là aussi que l'on voit bien les relations entre les filons et les couches de cornéennes

 

 

10P1140443

 Voici la photo de l'enclave gabbroïque dans le granite rose avec (en plus) une enclave de cornéenne vue cette fois de tout près... avec une partie mouillée pour mieux voir les couleurs !

 

  

09DSCN3259 (figure)

Voici une photo en gros plan des cornéennes délitées par les intrusions de granite. On voit que celles-ci se sont produites en deux temps (un filon venant secondairement recouper (et déplacer légèrement) les bandes de cornéennes déjà séparées par une première intrusion du granite entre elles.

 

 

11PAY0048 (ptygma) Ces filonnets plissés montrent que des déformations des cornéennes ont eu lieu aussi après la mise en place des premiers granites (n'oublions pas que le massif de Ploumanac'h s'est mis en place en plusieurs temps).

 

 

12P1140500A

 Voici enfin une vue sur les chaos granitiques locaux que nous longions une fois remontés sur l'île Millau et en revenant vers les voitures par le sentier qui contourne l'île.

 

à suivre éventuellement (si je reçois encore d'autres photos !

C'est le cas effectivement : 

 

Photos de Michel Morvan :

 

01 Morvan

 On voit bien sur cette photo les formes d'érosion arrondies du granite (au premier plan) et l'allure déchiquetée des cornéennes (au fond).

 

 

02 Morvan

 Ici c'est le contact granite-cornéennes qui se voit bien... et aussi (en bas à droite) les blocs de granite tombés de la falaise et (pour certains) arrondis par la mer. 

 

 03 Morvan

 L'aspect anguleux des cornéennes apparait remarquablement sur cette photo. Cet aspect est à mettre en rapport avec l'idée de M. Barrière d'une mise en place en force du granite dans la croûte terrestre de l'époque.

 

 

 Photos de Yannick Le Duigou :

 

01 Duigou

 Je mets maintenant des photos superbes (toujours des cornéennes) envoyées par Yannick...

 

02 Duigou

 ... je les ai déjà commentées plus haut...

 

 

03 Duigou

 ... aussi, je serai bref... mais je pense que revoir sous un angle un peu différent des formations remarquables... 

 

 

04 Duigou

 ... telles que celles-ci...

 

 

06 Duigou

 ... est quelque chose dont on se lasse pas !

 

 

07 Duigou

 J'ai par exemple déjà parlé des plissements dans les cornéennes... mais regardez ici comme on les voit bien ces plis !

 

 05 Duigou

  J'ajoute aussi cette photo prise dans la falaise...

 

08 Duigou

 ... et enfin pour terminer ces photos prises du sentier de l'île Millau : on y voit bien la différence de teinte entre le granite et les cornéennes, ainsi que (au fond) la pointe de Bihit (que nous nous apprêtons à visiter pour voir les gneiss icartiens qui la constituent)...

 

09 Duigou

 ... ici on voit (de l'autre côté de l'île) l'allée couverte de Millau...

 

 

10 Duigou

 ... et puis enfin ce houx dont le vent a incliné la silhouette en direction des chaos granitiques voisins... pour vous montrer que sur Millau, il y a quand même autre chose à voir que du granite et des cornéennes ! 

 

 

Prochaine sortie : la vallée du Gouet le samedi 29 janvier (voir article suivant).

 

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GUILLAUME Michel (Vivarmor Nature) - dans géologie
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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 20:22

Ceci est la 43ème sortie du groupe « Patrimoine Géologique 22". Nous sommes sur le "territoire" de Monique KUBIAK et Marie-Denise DANIEL qui vont nous en faire visiter tous les recoins en commençant par le Ranolien (le matin) et en poursuivant par la visite des carrières de La Clarté (l’après-midi, après le pique-nique). Nous sommes au départ sur des terrains très anciens : ils ont été datés de l'Icartien  à la pointe de Bihit en Trébeurden mais pas ici… cependant tout indique que les terrains dans les deux endroits sont de même âge : environ 2 milliards d’années ! A Ranolien nous sommes entre 2 massifs de granite très différents l’un de l’autre :

-  par leur âge d’abord : aux environs de 600 Ma pour le massif de Perros-Guirrec et de 300 Ma pour celui de Ploumanac’h.

-  par leur aspect : l’un (Ploumanac’h) est bien circonscrit... l’autre (Perros)  a des bordures mal définies

-  par la composition et la nature de la roche enfin : Perros est un massif de granodiorite cependant que Ploumanac’h a une composition globale de granite.

 

La date ayant été fixée en fonction des marées mais pas en fonction des jours de congé, et vu les difficultés de circulation d’autre part (pénurie de carburant, manifestations…) nous n’étions qu’une petite dizaine de participants.

 

Vous trouverez ci-joint le compte-rendu de cette agréable journée de terrain dans une région où il y a beaucoup à voir et à découvrir sur le plan géologique (et touristique aussi) !

 

 

01

 On voit ici Monique KUBIAK (à droite) sortant de sa "réserve" un échantillon de roche...

 

   

02

 ... c'est une brèche tectonique qu'elle a récoltée non loin d'ici... et elle va nous guider vers l'endroit de sa découverte.

 

 

03

Nous sommes en effet à un endroit où les formations géologiques (très anciennes) ont subi à plusieurs reprises de fortes compressions et déformations explique Marie-Denise DANIEL... cependant que je situe (sur plan et carte) les différentes formations géologiques que nous allons rencontrer

 

 

04

 Voici le petit groupe prenant ses repères sur un pointement en granodiorite de Perros un peu en relief...

 

 

05

 ... c'est en contrebas que Monique et Marie-Denise ont répéré les formations gneissiques où se situent les brèches qu'elles veulent nous montrer...

 

 

06

 "Ca doit être par là" indique Monique...

 

 

07

 ... et en effet : il semble que nous y voici !

 

 

08

 Reste à repérer quelques échantillons caractéristiques parmi tous ces blocs...

 

 

09

 ... en effet on reconnaît bien ici les blocs anguleux ...

 

 

09A

 ...reliés entre eux par un ciment de couleur plus sombre. Nous sommes sur une zone où des mouvements tectoniques ont brisé la roche (blastomylonite) et où des circulations hydrauliques ont ensuite cimenté les débris.

 

 

09B

 Comme on le voit sur cette vue prise de loin par Marylou LE COR, la géologie locale est fort complexe.

 

 

10

 Disons pour simplifier qu'en plus des pointements de granodiorite de Perros... il y a des gneiss de deux sortes : des gneiss amphiboliques (sombres) et des leptynites (gneiss de couleur claire)...

 

 

11

 Les gneiss clairs examinés ici sont riches en grains de quartz...

 

 

12

 ... qui ont une forme arrondie... bien mise en évidence par l'érosion qui les fait apparaître en relief.

 

 

13

 Ailleurs (et c'était le cas au niveau des brèches tectoniques) la cassure (comme on voit ici) fait penser à un quartzite.

 

 

14

 Les filons sont très abondants... et parfois ils ont fonctionné à plusieurs reprises... comme celui-ci où l'on voit un remplissage de quartz (au centre) et d'aplite rosée (de chaque côté)...

 

 

15

 ... autre chose qui se voit bien : ces filons qui se trouvent dans une roche rigide, sont rectilignes...

 

 

16

 ... alors que non loin de là, d'autres filons dits ptygmatiques, sont plissotés...

 

 

16A

 ... on voit bien ici ces filonnets qui bien sûr étaient rectilignes lors de leur formation et qui indiquent donc une déformation avec raccourcissement des gneiss amphiboliques...

 

 

16B

 ... au sein desquels ils se sont mis en place.

 

 

17

 Nous avons donc dans cette zone (la plus proche du massif de Perros-Guirrec) deux formations aux comportements différents : des zones déformables (on parle d'incompétence) et qui sont de couleur sombre (gneiss amphiboliques principalement)... et des zones compétentes de couleur plus claires qui elles ne se déforment pas mais peuvent se bréchifier par endroits comme on l'a vu précédemment.

 

 

19

 Il y a aussi de nombreux filons de dolérite...

 

 

20

 ... parfois eux aussi fortement laminés...

 

 

21

 ... parfois très larges au contraire et englobant des morceaux de roches encaissantes...

 

 

22

 ... au-dessus desquelles on voit le groupe progresser...

 

 

23

 ... pour atteindre un second promontoire rocheux... une ultime mais importante apophyse de granodiorite de Perros dont on devine (tout à fait au fond) la pointe avec le sémaphore...

 

 

24

 ... de ce sommet (en regardant cette fois vers l'ouest en direction donc de Ploumanac'h)...

 

 

25

... on voit le granite rose formant la pointe de Porz Rolland vers lequel nous allons nous diriger maintenant.

 

 

26Nous allons voir ici de nombreux filons et injections diverses de granite (ou d'aplite, de pegmatite) rose dans les gneiss...

 

 

27...et cela comme on voit ici peut être assez complexe...

 

 

28...au fur et à mesurer que l'on se rapproche du massif de granite.

 

 

30Le granite, le voici... On voit bien (dans cet échantillon altéré) le microcline rose (qui donne sa couleur au granite de La Clarté), le quartz sombre et en blanc le plagioclase.

 

 

30AParfois il y  a des filons de pegmatite...

 

 

30B... où les mêmes minéraux se voient en plus grand.

 

 

31Ici nous sommes tout près du contact avec le granite : on voit que dans l'encaissant (devenu une cornéenne) se développent des tâches blanches de feldspath. On donne parfois le nom de "leptynolite" à cette formation.

 

 

32C'est dans ce secteur de Porz Rolland que nous trouvons pour le pique-nique...

 

 

33... un coin idéal, bien abrité et ensoleillé !

 

 

34Le pique-nique terminé, on voit ici le groupe jetant un coup d'oeil et écoutant les explications de Marie-Denise...

 

 

35... sur l'altération du granite de ce secteur en arène granitique.

 

 

36Nous voici maintenant dans une première carrière... et c'est l'immensité aussi bien des engins que de l'excavation vers laquelle nous allons descendre... qui impressionne chacun !

 

 

37C'est en bas cependant qu'il faut aller...

 

 

38... pour voir les ouvriers et les machines en activité...

 

 

38A... on nous montre ici un premier foret...

 

 


38B tête foret tungtène ... en voici un second encore plus performant avec ses pastilles de carbure de tungstène... photographié  peu plus loin.

 

 

39Le sciage avec un fil diamanté est aussi très utilisé...

 

 

40... par cette machine qui permet des découpes bien lisses de la surface des blocs.

 

 

41Tout cela nous est expliqué en détail dans cette première carrière appartenant à la société Rebillon...

 

 

42Cette autre carrière est inondée car elle ne fonctionne plus depuis quelques années...

 

 

42A... ce sont des traces d'exploitation au chalumeau (une technique d'exploitation abandonnée car bruyante et onéreuse) que l'on voit (en lignes courbes) sur le front de taille au loin.

 

 

43Les blocs que nous examinons ici ont "des défauts" (pour le carrier) et un grand intérêt (pour le géologue)...

 

 

 

44

 Lorsque les "défauts" sont des zones pegmatitiques...

 

 

45

 ... où les cristaux sont comme ici de grande taille...

 

 

 

46

 ... et où la biotite...

 

 

46A... forme ces superbes décors... alors de rebut, le granite rose de La Clarté devient une merveille !

 

 

47Ici ce sont des quartz inclus dans un énorme feldspath qui forment une "pegmatite graphique".

 

 

48Un peu d'eau (les roches mouillées... c'est quand même mieux !) permet de mettre en évidence sur cette surface bien lisse...

 

 

49...un superbe "granite orbiculaire" (les orbicules étant formées par des cristaux de feldspath ayant cristallisé autour d'un noyau préexistant).

 

 

52De l'art de récupérer un granite invendable... pour en faire une oeuvre d'art ! Nous sommes ici à l'entrée du bureau de la société GAD...

 

 

53... et à l'intérieur aussi...

 

 

54... les "décos" en granite rose ne manquent pas !

 

 

 

Merci donc à toutes celles et tous ceux qui nous ont permis de voir tout cela ! 

   

 

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GUILLAUME Michel (Vivarmor Nature) - dans géologie
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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 22:38

Les sorties géologiques se suivent et ne se ressemblent pas... Autant à Bréhec, pour notre 41ème sortie, le temps était pluvieux, autant il faisait superbement beau pour cette 42ème sortie du groupe "Patrimoine Géologique 22"...à Erquy ! C'est la pointe de La Heussaye (et ses formations volcano-sédimentaires d'âge briovérien) que nous avons examinée en détail.

 

 

01 Heussaye+cap

On voit ici (au premier plan) l'ensemble de cette pointe (cependant que, au fond, on aperçoit les falaises de grès rose du cap d'Erquy).

 

 

02 SédimentsA la base de la pointe, ce sont des formations sédimentaires que l'on rencontre. 

Aucun grain n'y est visible à l'oeil nu, ce qui indique une arrivée régulière de matériaux très fins dans une mer relativement profonde... De (sensiblement) horizontaux à l'origine, les dépôts sont devenus pratiquement verticaux... la chaîne "cadomienne" est passée par là ! 

 

 

03Sédim.(alvéol)

Dans les couches où les sédiments sont les plus fins (ou les plus altérables), la mer creuse souvent des alvéoles comme on voit ici. Cette "érosion alvéolaire" est fréquente aux bords de mer mais ici c'est la quantité d'alvéoles au mètre carré qui est remarquable.   

 

 

04 Schistosité

Dans les formations les plus fines (siltites), on voit parfois apparaître un début de schistosité (traits en oblique)... cependant que les couches plus grossières (sables devenus grès) ont gardé leur aspect originel et indiquent bien la direction de la sédimentation. Voir aussi plus loin une photo de Colette et Daniel LERICHE. 

 

 

05 Ripple1

Des traces de vagues ("ripple-marks") par endroits, sur des niveaux gréseux, indiquent que la profondeur de la mer était cependant variable.

 

 

06Sédim-Filons

Intercalés parmi ces formations sédimentaires, nous avons repéré plusieurs "filons-couches" (ou "sills") d'un basalte un peu particulier nommé "spilite". En bordure les sédiments avaient une couleur plus claire : la roche sédimentaire, au contact du magma, s'est transformée en "adinole" (par métamorphisme de contact). Voyez que nous sommes toujours dans la partie boisée de la pointe.

 

 

08 Groupe 1Cette partie boisée est maintenant derrière nous. Le groupe arrive à un endroit où il y a toujours des "basaltes spilitiques"... mais dans la falaise on aperçoit des figures particulières...

 

 

09 Pillows1

... comme le montre ce grossissement... (ici cependant la couleur de la roche, riche en fer, n'est pas sa couleur d'origine : elle est dûe à l'altération !) 

 

 

10 Coussins (ensemble)

C'est un peu plus loin encore que nous allons bien voir de quoi il s'agit...

 

 

11 Coussins (Frankel)

Ces masses arrondies qui sont sous les pieds de Charles FRANKEL (parti vérifier la "polarité" de la série), ce sont des "laves en coussins" : des coulées de basaltes émises sous une certaine profondeur d'eau... Au fond (à droite) on voit bien les sédiments sur lesquels les coulées de lave se sont déposées...

 

 

12 Brèche entre coussins (Colette)

...le contact avec l'eau de mer a figé la bordure du coussin là où se trouve la main de Colette LERICHE cependant qu'un peu plus haut (entre deux coussins) on voit une sorte de brèche (des débris provenant de la surface des coulées de lave)... Voir aussi plus loin une photo de Maryvonne et Nadine GLOUX 

 

 

13 Coussin (petit)

De l'autre côté de la pointe on voyait aussi des coussins de petite taille, avec leur bordure bien marquée...

 

 

14 Coussins (petits)

...et de forme plutôt arrondie (alors que le plus grands ont une forme plus aplatie).

 

 

15 Tuffs1 Ici, ce sont des cendres qui en se déposant au fond de l'eau ont formé ces "tufs".

 

 

18

Et un peu plus loin encore (en allant vers l'extrémité de la pointe) on voit des "brèches volcaniques" d'abord isolées...

 

 

19

... puis en descendant (une centaine de mètres en contrebas)...

 

 

20 Brèche ... on les voit en place et en blocs énormes...

 

 

25Mini brèche faille

...avec cependant la possibilité de ramasser (comme on voit ici) des "mini-brèches" (à l'arrière) et des "mini-failles" (au premier plan) !

 

 

29 Pour terminer (non loin du point de départ) un filon de dolérite sollicite ici l'attention du groupe (et notamment des photographes !)... Il recoupe les formations précédentes à 90° environ... il est en effet plus récent (fin de l'ère primaire) comme les filons que nous avons déjà rencontrés (à Hillion par ex. lors de la sortie avec la S.G.M.B.)

 

 

30 Dolérite en boules Il faut reconnaître que les "altérations en boules" (visibles sur ce filon) avec leurs très fines "pelures d'oignons" sont remarquables !

 

Dans les jours à venir, dès que je les aurai reçues, je mettrai sans doute des photos prises par les participants... vous pourrez donc revenir y jeter un coup d'oeil !

Alors : Kenavo !

 

 

Photos de Colette et Daniel LERICHE

 

 

RedimensionnerP1090924Nous ne sommes pas loin du point de départ (donc sur les sédiments et les "sills" intercalés)... L'alignement des participants correspond parfaitement avec la direction des couches géologiques !

 

 

RedimensionnerP1090935 Je trouve cette photo de la schistosité encore plus parlante que la mienne (voir plus haut) car les couches de grès sont bien visibles.

 

 

RedimensionnerP1090929

 Derrière le guide : des traces de vagues (dont je parle également plus haut). 

 

 

RedimensionnerP1090937

Les "adinoles" (rappelez-vous : le métamorphisme de contact entre "sills" et sédiments) sont bien visibles ici à cause de leur couleur blanche...

 

 

RedimensionnerP1090938

... les voici en gros plan !

 

 

Photos de Maryvonne et Nadine GLOUX

 

 

03 vue d'ensemble Cette vue d'ensemble permet de bien se situer à la base de la pointe :

- à droite il y a la zone des sédiments et des sills (là où se trouve le groupe)

- à gauche commence la zone des "laves en coussins".

 

 

05 Brèches entre coussins

Sur cette photo on voit bien (entre les 4 coussins qui figurent légèrement à gauche sur la photo) les "brèches" qui s'y intercalent (débris de l'enveloppe externe des coussins mélangés à des sédiments). C'est ce que montrait Colette plus haut 

 

 

Rotation deCharles FRANKELCharles FRANKEL connaît bien le volcanisme en Islande et nous l'avons invité à venir nous en parler : ce sera le vendredi 28 mai à 20h. au local de Vivarmor (10, Boulevard Sévigné à St-Brieuc). Attention : le nombre des places sera limité... inscrivez-vous en appelant le 02 96 33 10 57 (le matin de préférence). 

 

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 07:39

Le samedi 3 avril avait lieu la quarante et unième (41ème) sortie du groupe "Patrimoine Géologique 22". Nous avions choisi comme site la région de Bréhec. La date avait été fixée en fonction de la marée... Hélas ! pas en fonction de la météo...

 

 

00

Aussi fallait-il être à la fois courageux, motivé... et bien équipé... pour se lancer (à partir du port de Bréhec) à l'assaut des formations géologiques du secteur ! Mais ceux qui l'ont fait (quelques anciens et beaucoup de nouveaux membres du groupe) en ont été fort satisfaits car comme chacun sait les roches mouillées ont de plus belles couleurs...

 

 

01

... et à Bréhec les formations géologiques présentent des colorations bien marquées ! Regardez par exemple ci-dessus les "conglomérats grossiers" qui forment la base de la série ordovicienne... en discordance sur le briovérien.

 

 

02

Un peu plus loin, surprise : la couleur n'est plus rouge... les sédiments sont fins et localement plissés... Il s'agit de plissements syn-sédimentaires, c'est à dire formés quand les dépôts étaient encore mous (sans doute par glissement sur une pente).

 

 

03

Les "conglomérats rouges" nous allons les retrouver un peu plus loin... mais avec des "galets" nettement plus petits  et avec un "grano-classement" (alternances de niveaux grossiers et de niveaux plus fins, ce qui indique des variations dans les apports, dans la force des courants aussi sans doute...

 

 

 04

Nous voici arrivés plus loin, au niveau des "argilites"... et là aussi les variations de couleurs sautent aux yeux : la couleur rouge est dûe à de l'oxyde ferrique, la couleur verte à de l'hydroxyde ferreux (avec parfois présence de chlorite, ce qui donne des niveaux de vert plus sombres).

 

 

05

Dans ces argilites, on peut voir des "nodules" comme celui-ci. Ils se sont formés en même temps que les dépôts argileux (qui se moulent sur eux comme on le voit sur la photo)... ils ont une couleur plutôt jaunâtre... et une composition plus calcaire que celle de la roche qui les entoure.

 

 

06

Dans les argilites, on trouve souvent des figures comme celles-ci : ce sont des dendrites d'oxyde de manganèse.

 

 

07

Nous avons aussi eu la surprise de trouver par endroits de belles couleurs vertes comme on en voit localement ci-dessus : c'est de la malachite (un carbonate de cuivre).

 

 

08

Les variations de couleur permettent aussi de repérer comme ci-dessus des figures géométriques assez curieuses...Voyez aussi que le temps semble s'améliorer car on voit Eliane se défaire de son imper... Cela ne va pas durer (une averse nous attend encore un peu plus loin) mais globalement si les cailloux sont bien mouillés, les géologues, heureusement, ne le sont pas trop !).

 

 

09

Mais revenons à nos figures géométriques (vues ici en gros plan) : il s'agit de "polygones de dessication" des argiles peu après leur dépôt ; ce qui veut dire que le milieu dans lequel elles se déposaient s'asséchait de temps en temps (une eau donc assez calme puisque c'est de l'argile qui se dépose, peu profonde et avec des retraits momentanés...). Eau douce ou eau salée ? (voir plus loin)

 

 

 10On voit ici le groupe à l'arrêt de part et d'autre d'un filon d'andésite sur lequel Marylou (de dos avec la canne) et Louis posent leurs pieds...les autres foulant les "argilites"... Ce n'est pas le premier filon que nous voyons... mais celui-ci est sous nos pieds, pas trop large pour être bien repérable... et facile donc à observer... 

 

 

10A

Le sol mouillé permet par exemple de bien repérer de part et d'autre du filon des bordures décolorées (les "épontes") : cette décoloration est dûe à la chaleur dégagée au moment de la mise en place de la lave très chaude dans la fissure qui a permis la formation de ce filon... Des filons semblables ont alimenté des épanchements de laves, lesquels en s'intercalant (dans la région proche de Plouézec par ex.) entre les différentes formations rouges ont permis de donner à la série un âge global autour de 472 millions d'années. 

 

 

11C'est une curieuse formation que ces deux "chercheurs" examinent. Elle est située en hauteur (dans une zone cependant légèrement effondrée entre deux failles, ce qui a permis sa conservation)... elle est formée de couches très minces et éminemment fragiles...avec de multiples cassures... 

 

 

12 ... les couches très fines (que l'on voit bien sur la tranche en haut et à droite) correspondent à des dépôts de tangue comme on en voit se former actuellement en baie du Mont St-Michel par exemple. C'est pourquoi on donne à la roche les noms de "tidalite" (ou encore de "rythmite", de "lamine")... en tous cas on sait maintenant que la mer est bien là et que l'eau devait être salée ! De la matière organique colore aussi ces roches (des algues microscopiques sans doute) mais pas le moindre fossile dans ces formations ordoviciennes ! 

 

 

13 Ces curieuses cavités (que l'on voit dans l'anse de Padel) sont appelées les "confessionnaux" ("catholiques et bretons toujours" comme dit le vieux cantique) !... Michel (en coupe ! tout à fait sur la droite...) donne l'échelle et indique aussi que la pluie n'est pas omniprésente... mais la dernière averse se prépare !

 

 

14

Voilà ! entre la photo précédente et celle-ci nous avons dû remettre les capuches... Mais au moins comme cela nous pouvons bien repérer ces traces de vagues (ripple-marks) que la pluie rend encore plus brillantes ! Nous sommes maintenant sur des grès (d'anciens sables donc... des sables comme on en voit sur la plage en contrebas... remués et marqués par des vagues... d'un autre âge !)  

 

 

15

 Je mets enfin cette dernière photo pour illustrer la notion de "slump" qui figure sur les tirages remis aux participants... mais des "slumps" que tout le monde n'a pas forcément vus... car l'averse nous a surpris juste à cet endroit et les 2 déformations syn-sédimentaires visibles sur la photo ci-dessus ne sautent pas aux yeux ! Le "slumping" c'est en effet un glissement de sédiments gorgés d'eau qui traversent les couches situées au-dessous ; la cause en est mal connue (des tremblements de terre probablement).

 

 

Voici la sortie vue par Marylou... D'une part elle a pris des photos de loin, ce qui donnera (à ceux qui ne connaissent pas bien le coin) une bonne idée de l'ensemble du site. D'autre part elle a vu à sa façon les roches rencontrées... Voyez plutôt :

 

 

 Redimensionner01Zone des conglomératsNous sommes sur la zone la plus proche du port : entre deux zones de conglomérats... Le groupe se trouve à l'endroit où il y a les plissements syn-sédimentaires dans des sédiments fins de couleur verte (voir plus haut la photo 3) 

 

 

Redimensionner02Galet de conglomérat grossier

 Vous comprenez en regardant cette superbe photo pourquoi on parle de "conglomérats" : les gros éléments ne sont pas vraiment tous arrondis (on ne peut donc pas parler de "poudingues") ni tous anguleux (donc ce n'est pas une "brèche" non plus) !

Vous voyez aussi la variété des matériaux présents dans les différents "cônes torrentiels" qui sont à l'origine de ces dépôts : des restes bien rouges de carapace latéritique, des "phtanites" noires, des grès briovériens...

 

 

Redimensionner03Galets de quartz et phtaniteVoici (regroupés et assemblés par Marylou) toute une collection de galets siliceux dont les couleurs sont aussi variées que possible. Ce sont des éléments que l'érosion a détachés des conglomérats (nous sommes au niveau du "Vieux Bréhec")... que la mer a sans doute un peu arrondis depuis qu'elle les brasse 2 fois par jour... mais qui ont résisté depuis des millions et des millions d'années car la silice est inaltérable et d'une grande dureté.

 

 

Redimensionner04Zone des argilitesAprès la zone des "conglomérats", voici l'aspect de la côte au niveau des "argilites" dont la couleur dominante est plus rouge encore que celle des "conglomérats". On voit bien aussi sur la photo comment la roche à cause de ses multiples cassures résiste mal au temps : nous sommes ici à l'endroit où elle recule le plus.

 

 

Redimensionner05Trois couleursJ'ai choisi cette photo pour montrer que dans la région des "argilites rouges" (à gauche)... tout n'est quand même pas rouge : à droite les argilites (avec leurs "polygones de dessication" dont je parle plus haut...) sont verdâtres et le filon d'andésite altérée et polie par la mer, a lui une couleur encore différente et plus claire.

 

 

Redimensionner06Confessionnaux 1Nous arrivons à l'anse de Padel... Nous sommes encore dans les "argilites rouges" mais plus pour très longtemps... J'ai choisi cette photo surtout parce qu'elle offre une vue d'ensemble sur ce que j'ai appelé plus haut les "confessionnaux" : des cavités (5 au total) creusées par la mer dans les zones les plus faillées et donc les plus altérées du pied de la falaise. Ce n'est pas un endroit où aller faire la sieste... et si vous voulez absolument aller vous confesser, un conseil : n'y restez pas trop longtemps ! 

 

 

Redimensionner07Zone des Grès 1Pour finir, voici la troisième zone (celle que nous avons le moins bien étudiée...car la mer remontait) où ce sont des grès (de couleur beige à jaunâtre) qui dominent. Tout à fait à droite de la photo, on voit que des éboulements se produisent ici également... Tout à fait à gauche on devine la pointe de la Tour : une roche volcanique qui limite vers l'est les "formations rouges ordoviciennes de Bréhec"... qui maintenant, je l'espère, auront moins de secrets pour vous !

Restons prudents toutefois : d'une part nous n'avons pas tout vu... d'autre part, la géologie est loin d'être une science exacte... elle a beaucoup évolué depuis une vingtaine d'années et c'est ce qui fait son charme !... Si cela se trouve les géologues de demain verront les choses un peu différemment... et c'est très bien comme cela (les jeunes comme Julien pourront en profiter) !...      

 

Prochaine sortie du groupe à 14h., le samedi 17 avril à Erquy (Pointe de la Heussaye) pour observation du volcanisme briovérien. 

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 21:56

Le dimanche 18 octobre2009, par un temps fort agréable, une bonne vingtaine de personnes a visité les principales formations géologiques du fond de la baie de St-Brieuc. Le but était de reconstituer l'histoire de ces roches qui sont les plus anciennes de France (si l'on excepte les terrains icartiens du Trégor) mais aussi de parler du patrimoine géologique que cela représente.


Voilà pourquoi se trouvaient avec nous deux éminents représentants de la Réserve Naturelle Nationale en Baie de St-Brieuc : Alain PONSERO (le Conservateur) et Anthony STURBOIS (le représentant de Vivarmor Nature). On voit aussi sur la droite de la photo Blandine MAGNETTE (Directrice de la Maison de la Baie qui héberge les gestionnaires de la Réserve). Nous sommes devant l'église d'Yffiniac. Il est 9 heures 30. Il ne fait pas très chaud mais cela va s'arranger !

Nous sommes arrivés à la Grève des Courses et j'explique (photo à l'appui) comment grâce à l'aide de la S.G.M.B. en 1982, nous avons réussi à stopper l'enrochement de la décharge (on le devine tout à fait à gauche sur la photo) qui menaçait de recouvrir les "poudingues de Cesson" lesquels commencent tout de suite à notre droite. Au fond on devine la pointe d'Hillion de l'autre côté de l'anse d'Yffiniac et où nous irons ensuite. Mais regardons d'abord les fameux "poudingues de Cesson"...


Nous sommes ici sur le banc de poudingues situé le plus au sud...


...les galets de ces poudingues sont tous formés d'une même roche : un "granitoïde" avec des caractères de "trondhjémite" disent les spécialistes...


... certains de ces galets sont énormes comme celui que l'on voit ici (en remontant un peu vers le nord)... et ce sont ces galets que l'on a daté à -650 millions d'années.


Entre les bancs de poudingues on voit des "métasédiments" redressés pratiquement à la verticale. l'âge de ces métasédiments est d'environ 600 millions d'années. Sur la photo (en haut) on voit de plus des couches qui sont inclinées : c'est un phénomène (tardif) de "fauchage" : durant les périodes froides du quaternaire des coulées de boue ont descendu les pentes entraînant vers le bas le sommet des couches.


Maintenant nous sommes au niveau de la pointe située le plus au nord (celle qui était menacée en 1982 par la décharge). Les galets que l'on y voit sont plus petits et surtout très déformés ; certains plus que d'autres car ils n'avaient pas tous la même taille à l'origine et surtout parce qu'ils ne sont pas formés comme précédemment par une même roche (on parle ici de "poudingues polygéniques"). L'âge de cette déformation (avec métamorphisme) est d'environ 570 millions d'années.


Nous voici à l'Hôtellerie (sur la presqu'île d'Hillion aperçue au loin tout à l'heure). Nous examinons une falaise avec des formations quaternaires. C'est de là que nous sommes partis avec Jean-Laurent MONNIER pour notre sortie "Géologie du quaternaire en baie de St-Brieuc" (dont les images et commentaires sont toujours sur le blog... où vous pouvez donc aller les voir !).


A la base de cette falaise (sur les terrains briovériens redressés et nivelés... des métasédiments comme précédemment...) on voit les dépôts quaternaires les plus anciens dont l'âge est d'environ 300.000 ans...


... cependant que vers le milieu de la falaise on distingue facilement un niveau de petits blocs rocheux (avec des prolongements vers le bas par endroits qui seraient dus à l'action du gel). Ce banc sépare des limons de deux âges bien différents : 120.000 ans environ pour ceux qui sont en-dessous et 20.000 ans pour ceux qui sont au-dessus. Il y a donc ici une importante lacune !


A partir de la falaise de limon, le groupe progresse vers le nord pour examiner les formations briovériennes de ce côté-ci de l'anse d'Yffiniac...


... celles-ci sont maintenant sous nos pieds... ce sont des tufs volcaniques schistosés pour les parties les plus fines... avec des niveaux plus grossiers par endroits... ils sont toujours en couches verticales... et on devine par endroits des charnières de plis...


Un temps d'arrêt un peu plus loin : nous voilà en présence de quelque chose de "déjà vu"...


... quelque chose que désigne l'extrémité du bâton... et que Dominique s'apprête à photographier...


...pas de doute... ce sont bien des poudingues... mais avec des galets de très petite taille... "polygéniques" comme les derniers que nous avons examinés de l'autre côté... et encore plus déformés ici.


Nous arrivons ensuite à un filon de dolérite... d'un âge plus récent que les métasédiments briovériens dans lesquels il est intercalé : il aurait 330 millions d'années environ (orogène hercynien)...


... il est allongé lui nord-sud...alors que les métasédiments sont approximativement est-ouest... Alain se trouve sur la bordure du filon... ces filons installés à la faveur d'anciennes cassures (celui-ci n'est pas le seul)... des cassures qui auraient pu rejouer récemment et seraient en rapport avec la zone de fracture qui va de Quessoy à Nort sur Erdre...


La présence de minéraux ferro-magnésiens est abondante dans la dolérite... c'est pourquoi les zones altérées ont cette couleur brune qui est la couleur de l'oxyde de fer (sous climat tempéré du moins)...


L'altération en boule est due à la circulation de l'eau dans les fissures de la roche... et à sa pénétration par étapes dans la dolérite elle-même qui est ainsi altérée...


... les "écailles en pelure d'oignon" qui en résultent sont ici très fines (à cause de la texture de la roche) et bien visibles (à cause de l'action de la mer).


Après un pique-nique ensoleillé dans une ancienne école d'Hillion (merci Blandine !), nous voici de l'autre côté de la presqu'île d'Hillion... dans l'anse de Lermot...


... nous y observons ces gros blocs (arrondis par la mer) provenant d'une formation superficielle très riche en fer... on pense que ce sont des restes d'une véritable "carapace latéritique"... on trouve de tels restes un peu partout et ils ont été abondamment utilisés dans les constructions anciennes (comme l'église de Morieux). On les appelle "pierres de renard", "roussards", "pierres des landes"...


Mais ce que nous venions voir ici se trouve un peu plus loin : récemment (avec le groupe "Patrimoine Géologique 22") j'avais repéré ces masses arrondies et allongées (sur lesquelles Alain met la main au premier plan de la photo)...


... je les avais identifiées dans un premier temps comme des "laves en coussins" mais j'avais un doute et voulais avoir l'avis des "pros" de la S.G.M.B. !


Résultat : ce sont bien des "laves en coussins" apparemment... et de plus dans la falaise Pierre JEGOUZO vient de repérer...


une zone (au-dessus de la tête de Monique) qui pourrait bien aussi...


... être des coussins de beaucoup plus grande taille encore ! Dans cette région (vers l'extrémité de la presqu'île d'Hillion) les métasédiments s'intercalent en effet parmi des produits volcaniques... lesquels sont de plus en plus abondants et massifs en allant vers le nord.


De l'autre côté de la baie de Morieux, nous voici maintenant à St-Maurice... Nous examinons une roche connue sous le nom de "Trondhjémite d'Hillion" et dont l'âge est approximativement le même que celui des galets contenus dans les premiers poudingues observés (rappelez-vous : 650 millions d'années)... De là à penser que... à imaginer la mise en place d'une première chaîne de montagnes... des cônes torrentiels arrivant dans des sédiments marins... Nous sommes (après le biovérien) arrivés ici dans le "pentévrien" (encore plus vieux comme nous verrons plus loin)...


... un "pentévrien" pas toujours facile à interpréter... surtout si l'on y inclue (comme le fait la carte géologique au 1/50.000 de St-Brieuc qui est sortie récemment) les "formations de Morieux" que le groupe examine ici à l'embouchure du Gouessant...


...on y voit des "diorites"avec inclusions plus sombres par endroits rappelant la formation de Fort la Latte (les parties les plus claires sur la photo) avec des roches sombres qui sont en fait des filons de roches basaltiques recoupant les "diorites".


La marée était montante quand nous sommes arrivés à Jospinet... nous voici à l'endroit où (en 1959) Jean COGNE a reconnu sous le briovérien la présence d'un socle plus ancien qu'il a nommé pentévrien...


... une "brèche" dans la trondhjémite d'un côté... et celle-ci est visible sur plusieurs mètres dans la roche grenue...


...une zone où débris de trondhjémite et formations sédimentaires plus sombres (les "psammites" des auteurs anglais) se mélangent... voilà ce sur quoi Cogné s'est basé pour définir dans la région un socle plus ancien que le briovérien... mais il faut se presser car la marée n'attend pas !


... et c'est sans doute pour lui éviter un naufrage que Max remonte cette "pêche" ! J'étais derrière à discuter avec Pierre... et ne sais donc pas le fin mot de l'histoire... qui semble réjouir Monique et quelques autres "suiveurs".


Il nous restait à voir les roches les plus anciennes du secteur : les "gneiss de Port Morvan" dont l'âge (calculé en mesurant le rapport Uranium/Plomb des zircons contenus dans la roche) est de 756 millions d'années. Des lits clairs de gneiss quartzo-felspathiques s'intercalent avec des lits plus sombres riches en chlorite. Comme les "formations de Morieux", les "gneiss de Port Morvan" sont recoupés à l'horizontal par un filon basaltique (on le voit au second plan...juste au-dessus de mon bras...) qui pourrait avoir alimenté (vers -600 millions d'années) les épanchements volcaniques formant la série briovérienne d'Erquy 


Très peu de photos sont de moi (on ne peut pas tout faire !). Merci à Alain PONSERO, Anthony STURBOIS et Dominique GUERIN qui m'ont confié les leurs.
Mardi 27 octobre : des photos de la sortie sont également visibles maintenant sur le site de la S.G.M.B. ( sgmb.univ-rennes1 ) . Vous pouvez y aller voir : elles sont un peu complémentaires de celles-ci
Il me reste par contre quelques uns des "tirages" (au nombre de quatre) que j'ai distribué aux participants le jour de la sortie : si vous n'y étiez pas et souhaitez cependant les recevoir : faites moi signe (en me donnant votre adresse postale ou votre adresse de messagerie) et je vous les enverrai !

 



 

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 13:30

Le samedi 9 mai 2009 le groupe "Patrimoine Géologique 22" effectuait sa 40ème sortie dans la région allant de Kerroc'h à l'Arcouest. Sous la conduite de Jacques BERTHOLET, nous avons parcouru la totalité des sites géologiques de la région. Les photos qui suivent donnent une petite idée de ce que nous avons aperçu et examiné...
Notre sortie s'est terminée par une visite de la réserve Paule LAPICQUE où est installée la collection de roches locales de Jacques VIELLARD, léguée à notre groupe "P.G.22" et transférée à Bretagne Vivante pour être conservée et mise en valeur (voir à la fin).

Lundi soir : Monique KUBIAK vient de m'envoyer de nombreuses photos. Je vous en montre donc une dizaine en complément des miennes (voir à la fin).




A la pointe de Kerroc'h, une visite de la tour s'imposait...


... avec bien sûr examen des matériaux de construction !


Mais ce sont les rhyolites locales qui nous intéressent... et c'est en faisant le tour de la pointe par le bord de mer qu'on les voit bien...


...avec leurs variantes ignimbritiques (anciennes "nuées ardentes") fluidales et plissotées comme on voit ici...


... ou plutôt "bréchiques" avec des fiammes très développées.


 A Porz Even ce sont les tufs de Tréguier que le groupe examine...


... des tufs massifs d'abord, d'aspect porphyrique comme on voit ici...


... des tufs d'aspect lités ensuite (avec phénocristaux de plus en plus gros : plusieurs centimètres parfois). Voir plus loin un gros plan de Monique sur les tufs lités de ce secteur


En allant de Launay vers la pointe de l'Arcouest, notre guide a épuisé une partie de la troupe (mais il est encore bien suivi... voir plus loin...la photo de Monique prise au même endroit !) On le voit ici sur un filon de dolérite au milieu de formations géologiques fort variées et complexes (microgranodiorites de Launay, microgranites de Loguivy...). Nous avons même recherché (en vain ! ) des "plis d'écoulement", signalés à la pointe de l'Arcouest. Voyez qu'il nous reste encore des choses à découvrir dans le secteur !



Voici quelques unes des photos que m'a envoyées Monique KUBIAK et que j'ai choisies dans la mesure où elles complètent les miennes


Au sommet de la pointe de Kerroc'h (avant de descendre au bord de la mer), on voit ici une partie du groupe examinant les rhyolites qui affleurent...


 Voici l'aspect de la roche (une rhyolite plus ou moins litée et plissée) à cet endroit.


Maintenant nous sommes à Porz Even pour l'examen des tufs de Tréguier... et voyez : je figure sur la photo (choisie pour rassurer ceux qui auraient pu douter de ma présence sur les lieux !).


Cette photo pour montrer que les tufs ne sont pas si homogènes que cela : ici on voit, parmi la roche plutôt verdâtre, une zone de teinte violacée...


Ici nous sommes toujours dans les tufs de Tréguier mais les couleurs changent encore...


... sans compter qu'il peut y avoir des fissures secondairement remplies de quartz et de chlorite...


... et là où les tufs sont lités (en allant vers l'ouest - voir plus haut), voici en gros plan l'aspect de la roche !


Maintenant nous voilà (à la suite de notre guide : voir plus haut) sur un superbe filon de dolérite (de couleur sombre et plus ou moins laminé sur les bords) qui s'est mis en place dans le microgranodiorite de Launay...


... que l'on voit bien ici... vu de près...


...cependant que voici un gros plan sur la microgranite de Loguivy (plus sombre) qui s'y intercale (voir aussi photo suivante).





Voici encore 3 photos de Charles FRANKEL :


D'abord une superbe photo d'ignimbrite.


Ensuite voici une vue des spilites (formation de la pointe de Guilben) que nous avons vues en enrochement à Kerroc'h.


Sur cette dolérite (vue en gros plan), on a effectué un prélèvement pour travail au labo.

Les 16 et 17 mai 2009, journées portes ouvertes à la réserve Lapicque : la collection Jacques VIELLARD (roches locales de la région de Paimpol) y est présentée dans un meuble spécialement conçu pour la mettre en valeur. 


Le samedi 16 mai, nous sommes retournés à quelques uns voir cette collection. 

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 23:10

Le mercredi 11 février 2009, le groupe "Patrimoine géologique 22" (qui s'est formé il y a une dizaine d'années au sein de Vivarmor Nature) a invité Jean-Laurent MONNIER, un éminent spécialiste (originaire de St-Brieuc et membre depuis longtemps de notre association), à venir nous parler du quaternaire visible à l'est de la baie qu'il connaît particulièrement bien pour y avoir consacré l'essentiel de ses recherches depuis les années 1970.


La sortie commence à l'Hôtellerie (Hillion). La falaise visible ici est "parlante" et permet à notre guide de nous donner un premier aperçu des principaux évènements qui y ont laissé une trace : ancienne plage avec sable et galets - formation des limons et loess - sols polygonaux formés sous l'action d'un gel intense et prolongé... Il y a cependant une importante lacune entre les formations anciennes (de -350.000 à -130.000 ans) qui forment la moitié inférieure de la coupe et les formations récentes qui commencent avec le dépôt de loess de couleur claire (et qui elles débutent à -18.000 ans)...ce qui s'est passé pendant tout ce temps (entre 18.000 et 130.000 ans donc), il faut donc aller le voir ailleurs...


...et ailleurs, c'est d'abord à l'ouest de la Pointe du Becleu (un endroit qui se trouve non loin de l'entrée du port de Dahouet) où Jean-Laurent à défini le "stratotype" nommé "Formation de la Hauteville". Sur le terrain, cela devient de plus en plus précis : la falaise est examinée du haut en bas et des notions comme celles de "solifluxion", de "limons feuilletés", de "stade isotopique"... sont ici expliquées.


Les amateurs que nous sommes (à l'exception de Jean-Laurent et de ses deux aides), venus avec l'idée d'en savoir un peu plus sur ce qui s'est passé dans la région à l'époque où nos lointains ancêtres commencaient à explorer les lieux, n'en perdent pas une miette... d'autant qu'une petite brochure leur a été distribuée... mais elle est tellement fournie que chacun pour l'instant préfère regarder les choses visibles en falaise... poser des questions... prendre quelques notes pour ne rien oublier...


La coupe suivante se trouve de l'autre côté de la pointe... mais pour l'atteindre, ce n'est pas simple car toute cette pointe a été "privatisée"... et nous devons comme on voit ici prendre des risques (2 participants d'ailleurs ont dû renoncer à mi-parcours...) pour examiner la falaise située à l'est (au fond de ce que l'on nomme l'anse du Becleu) et qui est donc la partie la plus proche de Dahouet.


Sur cette falaise (à l'est de la pointe du Becleu) nous voyons deux "stratotypes" superposés : en effet, en bas, (et les personnes de droite l'examinent) c'est la "formation de la Hauteville" déjà vue... mais au-dessus (là où Jean-Laurent est monté), c'est un second "stratotype" (la "formation de Port Morvan") qui est visible... et dans cette formation il y a des fossiles !


Ces fossiles sont des petits coquillages (terrestres pour la plupart). A Port Morvan même, ils sont maintenant invisibles depuis que les falaises quaternaires de ce secteur ont été enrochées. Ici on les voit encore et voyez que, pour les observer, de près...pour les photographier... certain(e)s n'ont pas hésité à  escalader la falaise à l'exemple de Jean-Laurent qui est monté le premier pour "préparer" les lieux.


Après tous ces efforts, une petite pause permettant à chacun de profiter de son pique-nique, n'avait rien d'immérité ! Par chance le temps était très correct (et même ensoleillé par moment). Nous avions prévu (en cas de pluie) un arrêt à l'abri (au port de Dahouet) mais finalement, nous sommes venus ici, sur le parking de la plage des Vallées, à l'est de la pointe de Piégu (appelée aussi la pointe de Pléneuf). Nous sommes sur l'un des hauts lieux de l'histoire du quaternaire et donc à pied d'oeuvre pour démarrer la seconde moitié de notre sortie.


Nous observons d'abord la falaise située tout près de l'endroit du pique-nique (et des toilettes) : nous sommes ici à l'ouest du petit ruisseau appelé "le Vauclair". Nous examinons des formations récentes, appartenant à la "formation des Sables d'Or" et en descendant nous allons rencontrer des formations plus anciennes. C'est là qu'en 1925 furent découverts : une défense d'éléphant d'abord (ce qui donna l'alerte), puis des dents de chevaux (dont certaines en place sur une machoire) et enfin des restes d'animaux divers. Récemment encore (nous dit Jean-Laurent) des dents de chevaux y ont été trouvées... Malheureusement, il y a quelques mois, des bulls sont venus saccager l'endroit sous prétexte d'enrochements et de protection !


Ici, nous sommes sur les falaises situées à l'est du ruisseau du Vauclair et nous sommes même arrivés assez loin du ruisseau... c'est à dire que nous sommes sur un niveau assez ancien. On voit sur la photo une masse de sable avec des blocs de tailles diverses. Nous sommes au même niveau (explique Jean-Laurent) que celui (à l'ouest du ruisseau) où ont été trouvés les restes de chevaux et d'éléphants. C'est alors que l'une d'entre nous remarque quelque chose de blanc et on creuse prudemment autour de l'objet pour le dégager sans l'abimer...


Voici la trouvaille sortie du sable (qui l'a protégée depuis quelque chose comme 250.000 ans)... On s'apprête à l'emballer consciencieusement dans le sac en plastique avec des indications précises... bien sûr l'objet sera préparé...étudié...au labo... Il est donc trop tôt pour y mettre un nom... mais il est fort possible que Marine tienne en main un os véritable qui, vu sa grosseur, pourrait avoir appartenu à un animal de belle taille ! 


Voici Jean-Laurent devant la falaise de Nantois (de l'autre côté de la petite pointe rocheuse qu limite vers l'est la plage des Vallées). Remarquez au passage l'outil esssentiel du "quaternariste" : avec lequel il "rafraîchit" et prépare pour l'observation la coupe à examiner. Ici, nous explique t-il, il est probable que nous sommes au même niveau que celui dans lequel on a trouvé à Piégu (de l'autre côté de la pointe donc), au cours de la fouille de sauvetage de 1987, des ossements brisés intentionnellement  (voir l'article "Sortie à la pointe de Piégu (Pléneuf Val-André)"). Il s'agit de la "formation de Nantois"


Cette falaise de Nantois est l'une des plus complètes de la région. On y voit en effet (au-dessus de la "formation de Nantois" qui est la plus ancienne) toutes les autres formations précédemment rencontrées. Jean-Laurent une fois de plus paye de sa personne pour nous présenter, à différents niveaux, des coupes caractéristiques.


Le groupe bien entraîné maintenant, ne laisse rien passer. C'est ainsi que nous retrouvons à nouveau des chercheurs en pleine action encouragés... photographiés même... dans leur recherche. Mais de quoi s'agit-il ?


Vu la disposition de la pièce dégagée, ce pourrait être un artefact, cette fois-ci... Nous apprenons cependant que sur l'estran, tout près d'ici, des ossements de bison ont été dégagés. Alors, attendons les conclusions du labo (car bien sûr cet échantillon-ci a été emballé comme le premier pour être examiné de plus près).


Voilà : la journée se termine. Jean-Laurent me confie qu'il adore les journées comme cela sur le terrain. Cette falaise de Nantois (que l'on voit bien ici à l'arrière du groupe) il la connaît dans ses moindres détails. Il l'a vue reculer d'années en années (à sa base, une très ancienne plage fossile par ex. a disparu) mais de nouvelles découvertes peuvent aussi apparaître... Il faut donc connaître et surveiller les lieux... Il faudrait aussi expliquer aux "enrocheurs" et "interventionnistes" de tout poil de ne pas y faire n'importe quoi sans l'avis des scientifiques compétents : il y a eu tant de sites déjà saccagés !


C'était la 39ème sortie du groupe "Patrimoine géologique 22". Si j'ai le temps, je mettrai sur le blog (maintenant que c'est possible) un petit aperçu des 38 sorties précédentes. Bien sûr nous n'avons pas chaque fois un éminent spécialiste à nos côtés ! La prochaine sortie par exemple se fera entre nous le samedi 9 mai 2009 dans la région de Paimpol...

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 14:29

 

Le ciel n'était pas avec nous. Nous avions pourtant une expo très complète sur la géologie du Mené et des Côtes d'Armor. Mais le samedi pour l'excursion, il pleuvait des cordes et le dimanche il y avait également peu de monde...
L'affiche (oeuvre de Jean-Claude MICHEL) était pourtant attractive !

Dans la salle des fêtes du Gouray...

... nous avions installé, le vendredi, une superbe expo sur la géologie locale...

... avec aussi des roches, minéraux et panneaux sur la géologie des Côtes d'Armor.

Mais le samedi, au départ de la balade...

... il fallait beaucoup de courage et un bon équipement...

... pour atteindre les sommets du granite de Moncontour...

...et ramener quelques échantillons de ce granite reconnaissable à ses nombreuses macles, avec parfois des enclaves (les "crapauds" des carriers).

Malgré le temps, la bonne humeur est manifeste !

Le samedi, nous étions une quinzaine (ici une partie du groupe pose pour la presse locale)...

... bien à l'abri, à l'intérieur de la salle des fêtes du Gouray.

Le dimanche le public n'était toujours pas très nombreux et pourtant le temps (meilleur que la veille) nous a permis de faire une seconde sortie sur le terrain.

Le samedi 13 juin 2009, une sortie géologique (toute la journée - avec pique-nique) est à nouveau prévue dans le Mené (voir programme Vivarmor 2009). 

 

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Vivarmor Nature - dans géologie
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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 12:18

Le groupe "Patrimoine géologique 22" existe depuis la fin de l'année 1999 et a commencé en 2000 à faire des sorties dans le but de faire mieux connaître les principaux sites géologiques de la région.
Voici un petit aperçu des 38 premières sorties du groupe .


C'est dans l'estuaire du Jaudy, sur la rive ouest, à la pointe de Pen Palluc'h (et à marée basse) que les premiers adhérents du groupe PG22 se prosternent et s'interrogent devant les plus vieux terrains qui soient (environ 2 milliards d'années) : nous sommes le 6 mai 2000...


... et c'est ce mélange d'amphibolites (sombres) et de gneiss (plus clairs) de l'Icartien que nous examinons en détail pour essayer de comprendre sa mise en place. L'Icartien, nous y reviendrons plus loin !


Au début, nous n'hésitions pas à sortir un peu du département : nous sommes ici reçus par Jean PLAINE au musée de l'Institut de géologie de la fac de Rennes (Beaulieu) où les tableaux de Mathurin MEHEUT et de Yvonne JEAN-HAFFEN...

 

 

... mais aussi l'abondante collection de roches et minéraux... ne laissent personne indifférent !


C'est pourquoi nous y sommes revenus par la suite (en 2006 précisement... et en plus grand nombre !)...


... car on ne lasse jamais d'explorer avec Jean PLAINE les hauts lieux de la géologie du Massif Armoricain dont proviennent les multiples échantillons rassemblés ici !


Puisque nous sommes en Ille et Vilaine, restons-y... le temps de cette quatrième sortie du 27 juin 2001...


... nous visitions en effet ce jour là les carrières du Rheu (près de Rennes) où la Société Rennaise de Dragages exploite des sables rouges du Pliocène (avec aperçu par endroits du Rédonien situé juste en dessous).


Mais pourquoi aller si loin ? Il y a suffisamment à découvrir dans le 22 ! Et d'ailleurs désormais nous n'en sortirons pratiquement plus... Ici nous sommes à la pointe d'Erquy, à la limite entre un filon de dolérite (à gauche) qui s'est mis en place dans les formations rouges (à droite on voit bien le "miroir de faille"en bordure du filon).


On ne peut faire une sortie géologique à Erquy sans faire un tour (à marée basse !) à la pointe de La Heussaye pour observer les formations volcano-sédimentaires du Briovérien : ici, Christophe NOBLET nous explique la différence entre stratification et schistosité...


... mais bien sûr pas question d'explorer la pointe de la Heussaye sans s'intéresser aux "laves en coussins" que l'on voit ici au premier plan, intercalés dans des formations sédimentaires (redressées à la verticale) que l'on voit au fond.


Après Erquy, c'est Brigitte JACOB qui nous reçoit dans la région de Callac, le samedi 15 décembre 2001, pour notre septième sortie...


...après les "laves en coussins" de Lohuec, voici les amphibolites à grenats de Calanhel...


 ... ainsi que quantité d'autres minéraux que des minéralogistes, connaissant bien le secteur, nous font découvrir.


Le 23 mars 2002, nous voici dans la région de Ploumanac'h. C'est donc notre huitième sortie...

 

 

... ce n'est pas seulement de granite rose dont il est question : notre guide Xavier LE GAL nous fait découvrir quantité d'autres choses !


Ensuite, pour notre neuvième sortie, c'est Michel BALLEVRE qui est venu nous parler des formations du fond de la baie de St-Brieuc. Ici, nous sommes à Fontreven...


 ... non loin de ce premier arrêt, ce sont des poudingues comparables aux poudingues de Cesson mais très déformés et que l'on trouve entre l'Hôtellerie et St-Guimond...


... et pour terminer nous voici sur des formations sombres en enclaves dans la "formation de Morieux", non loin de la diorite (variété trondhjémite) de St-Maurice (Pentévrien).


Pour notre dixième sortie, le 13 juillet 2002, c'est Jean-François HERRY qui nous fait découvrir les carrières de kaolin de Quessoy...


...avant de nous parler de l'origine, du traitement, de l'utilisation... du produit par la SOKA.


Le 14 septembre 2002, voici le groupe (qui s'est étoffé entre temps) revenu à ses premières amours : l'Icartien ! C'est toujours Colette LERICHE qui est notre principale guide...


...après Port Béni (photo précédente), elle nous fait découvrir ici le site (et les gneiss) de Gouermel...


... une sortie classique donc (par rapport à la première). Après Port Béni et Gouermel, le groupe en effet ira voir la pointe de Bihit à Trébeurden et le site du Ranolien en Ploumanac'h... mais auparavant nous faisons ici un petit arrêt fort agréable... et je me souviens que c'est au cours de celui-ci que Michel BOIVIN nous a parlé de l'île St-Gildas où l'association a fait l'année suivante une sortie inoubliable. Comme quoi la géologie... cela mène à tout !


Le 5 octobre 2002, pour notre douzième sortie, Gilles MARJOLET nous a parlé d'hydrogéologie dans la région de la Noé Seiche (commune du Foeil près de Quintin)...


... où nous furent présentées toutes sortes d'installations... en particulier, ce jour là nous avons découvert, en examinant les enregistrements de nombreux  piézomètres, l'existence des "marées terrestres".


C'est la région de Dolo et de Rochereuil (photo suivante) que nous avons choisie pour notre treizième sortie le 11 janvier 2003 sur une idée de Xavier LE GAL qui avait remarqué en passant dans le coin des formations curieuses comme celles que l'on voit ici...


... ou encore celles qui forment ce superbe paysage : des grès sur la hauteur, des schistes (avec des fossiles...rares cependant : nous n'avons trouvé que des graptolites !) en bas, au niveau de l'étang. 


C'est encore Michel BALLEVRE qui nous guide le samedi 22 février 2003 pour notre quatorzième sortie consacrée à l'étude du Pentévrien entre Port Morvan (dont on voit ici les gneiss datés à -746 millions d'années) et Jospinet (photo suivante)...


... c'est ici, à l'ouest du port de Jospinet, que Jean COGNé a soupçonné l'existence de formations plus anciennes que le Briovérien auxquelles il a donné le nom de Pentévrien (du nom de la région du Penthièvre où nous nous trouvons). 


Ici nous examinons la formation du Légué, au niveau de la pointe de St-Laurent...


...pour y découvrir de superbes déformations. C'est ce jour là aussi que nous avons cherché en vain les "laves en coussins" de la pointe du Roselier mais ce n'est que partie remise !


Le 14 juin 2003, Colette LERICHE nous a entraînés en différents points de cette région aux alentours de Mur de Bretagne...


... où, en plus de ampélites pyriteuses examinées ici, nous avons pu voir les fameux schistes à andalousite (variété chiastolite) de l'étang des Salles de Rohan, les quartzites à grenats de Plélauff, etc...


Le 30 août 2003, pour notre dix-huitième sortie, nous avons examiné les formations briovériennes de la côte allant de Trédrez ("formation de Plestin les Grèves")...


... vers le port de Locquémeau ("formation de Locquirec" dont on voit à l'arrière du groupe les "tufs acides et schistes verts")


Les plissements dans les roches sédimentaires de la formation de Binic se voient bien ici au niveau de la plage du Moulin entre Etables et St-Quay Portrieux...


...et vous voyez ici les diférents aspects que peut prendre la diorite du massif de St-Quay. 


Nous voici maintenant en baie de la Fresnaye, sur la plage de Chateau-Serein : quand ils ne sont pas recouverts par le sable, on voit bien les "coussins de lave" ci-dessus...


... et plus loin, en allant vers le Fort La Latte, on remarque dans la diorite des masses plus sombres qui correspondent à un magma plus basique.


Nous sommes le 6 mars 2004 et le groupe effectue sa vingt-et-unième sortie. Nous sommes dans le Trégor (photo ci-dessus)...


...et, ensuite, dans la vallée du Trieux (sur les grèves de Keralain), où nous découvrons ces superbes cristaux d'amphibole (hornblende).


Entre la célèbre plage Bonaparte où le groupe arrive (enmené par Xavier LE GAL)...


... et Bréhec où des traces de vagues vieilles de 470 millions d'années nous attendent... nous avons découvert une grande variété de roches et minéraux le 24 avril 2004 à l'occasion de notre vingt-deuxième sortie.


Autour du massif de Bécherel, il y a beaucoup de choses à voir : depuis le filon de quartz de Guenroc (sur lequel le groupe se trouve ici)...


... jusqu'aux faluns de Tréfumel St-Juvat utilisés ici comme "pierres de jauge"... en passant par de nombreuses carrières avec métamorphisme de contact... C'est là qu'a eu lieu notre vingt-troisième sortie le samedi 30 octobre 2004.


Descendre dans l'Anse des Sévignés (entre le cap Fréhel et Le fort La Latte) et à partir de là explorer les différentes formations géologiques jusqu'à la pointe de Chateau Renard, n'est pas de tout repos et ne peut se faire sans consulter l'horaire des marées ! Mais cela laisse des souvenirs inoubliables : ce filon de dolérite (vu juste au bas de la descente)...


... et ces "conglomérats lie de vin" (aperçus un peu plus loin)... ne sont que 2 exemples parmi beaucoup d'autres... de ce que nous avons vu le samedi 30 octobre 2004, lors de notre vingt-quatrième sortie.


Pour notre vingt-cinquième sortie, le samedi 12 février 2005, nous avons remonté la vallée de la Rance entre Langolay et La Richardais et avons fait un dernier arrêt à St-Briac. Cela nous a permis de voir toute la série des roches métamorphiques : du micaschiste que l'on voit ici...


... jusqu'aux migmatites (photo ci-dessus) et granites d'anatexie, qui sont le terme ultime des transformations subies par les roches sédimentaires du briovérien suite à un métamorphisme régional de plus en plus poussé.


Nous voici dans l'énorme carrière de Tressigneaux : une gigantesque excavation ouverte dans les amphibolites de Lanvollon...


... une roche très sombre (dont on voit ci-dessus un gros plan) et que l'on retrouve en enrochements un peu partout. Xavier LE GAL (notre guide pour cette vingt-sixième sortie) nous a aussi montré les leptynites (qui accompagnent ces amphibolites) ainsi que les "métagabbros de Squiffiec". 


Pour notre vingt-septième sortie, Gilles MARJOLET nous a proposé (le samedi 16 avril 2005) une étude de l'hydrogéologie des Monts d'Arrée. Nous voici donc encore (exceptionnellement !) sortis du 22 pour arriver cette fois dans le 29... Ce fut une superbe balade où il fut question bien sûr des nappes aquifères mais avec des vues grandioses sur de magnifiques paysages et monuments divers comme ici l'allée couverte du Mougau dans les environs de Commana...


... en fin de parcours, on voit ci-dessus notre dernier arrêt : nous sommes (vous l'avez sans doute reconnu) en train d'escalader les granites du Huelgoat (chaos du Moulin, rocher du Diable, roche tremblante...)  Entre temps des ardoisières, des captages, le sommet de St-Michel de Braspart, les tourbières du Yeun Ellez...furent visités...et commentés. 


Pour notre vingt-huitième sortie, le 25 juin 2005, nous sommes dans la région de Locquirec, à la découverte de l'Icartien (une fois de plus) et du Briovérien...


...cet orthogneiss, par exemple (traversé par un filon d'aplite) rappelle tout à fait celui que l'on observe à Port Béni, où il a été daté à 2 milliards d'années.


Nous débutons notre vingt-neuvième sortie en observant les gneiss de St-Cast (comme ceux qui ont servi à ériger ce monument à N.Dame de la Garde) et les nombreuses zones de cisaillement qui les affectent...


Nous pique-niquons au soleil, dans un site superbe aux alentours de chateau du Guildo... dont nous examinons les sous-bassements en micashistes et gneiss avec filon de dolérite (mais la dolérite la plus célèbre de la région, nous la verrons en fin de sortie de l'autre côté de l'Arguenon)...


Nous voici maintenant à l'extrémité de la presqu'île de St-Jacut (au voisinage de l'île des Ebihens). Des gros cristaux de tourmaline y ont fait longtemps la joie des collectionneurs de minéraux (qui ont complètement pillé le site). Il reste cependant ces grosses macles de feldspahs...


...s
ur un autre îlot, ce sont des grenats (comme ceux que l'on voit ici) qui sont abondants dans le granite local... et bien sûr il y a autour de cette pointe de St-Jacut toute une variété de roches métamorphiques (des migmatites principalement).


Les dolérites célèbres dans la région sont celles que nous montre ici Ange RENOUARD : ce sont les "pierres sonnantes (PS !) du Guildo.


Sur le Sillon du Talbert (que nous explorons ici le 24 juin 2006)...


... c'est fou tout ce que l'on peut rencontrer comme galets provenant des formations géologiques voisines du Sillon (voir schéma) ou parfois de formations plus lointaines encore.


Les "laves en coussins" de la pointe du Roselier (témoins d'un volcanisme sous-marin à grande profondeur) que nous n'avions pas trouvé lors d'une précédente sortie, les voici ! C'est le 9 septembre 2006 que nous les localisons présisément, au cours d'une sortie entre cette pointe du Roselier et les Rosaires.


La sortie du lundi 6 novembre 2006 vit un petit groupe profiter d'une grande marée pour faire le tour complet de la presqu'île d'Hillion...


...avec la découverte ici aussi (non loin de la plage de Lermot) de "laves en coussins"

On voit sur cette photo le "linéament quartzeux" qui s'étend sur près de 40 kilomètres entre la région de Plédran et les environs de Moustéru et que Jean-Paul BARDOUL nous a fait découvrir en détail, le 7 avril 2007 au cours de notre trente-quatrième sortie.


La sortie suivante (la trente-cinquième donc) nous fit découvrir les principales formations géologiques du Mené...


... avec (en finale), cette petite pause dans un bistrot de Moncontour.


Trente-septième sortie : étude des formations volcaniques de la région de Plouézec...


...avec, en finale, un arrêt chez Michel LE PEUCH qui habite le secteur et nous montre des échantillons de roches et minéraux récoltés par lui dans la région.


Nous voici lors de notre trente-huitième sortie le jeudi 5 juillet 2008 : nous sommes aux Vallées pour observer la microdiorite de la pointe de Piégu et les deux formations qui l'encadrent (dans le temps) : le briovérien d'Erquy-Lanvollon et les conglomérats qui sont à la base de la série rouge d'Erquy-Fréhel. C'est ce jour là que nous avons aussi observé les formations quaternaires du lieu... et que nous avons décidé de faire appel à Jean-Laurent MONNIER pour en savoir davantage... d'où notre 39ème sortie qui figure en détail sur le blog... et qui m'a incité à parler de ces 38 premières sorties.

Pour les sorties suivantes : voir le blog (catégorie géologie)

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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 21:21

Le samedi 15 décembre Vivarmor organisait 2 sorties (l'une en car à Silfiac et l'autre à Port-Martin, comme indiqué dans le programme 2007).
C'est cette seconde sortie qui est commentée ici. Elle a permis à 26 personnes de découvrir les  roches anciennes entre Port-Martin et les Rosaires.
Eric MELOU vient de m'envoyer des photos prises par lui (voir plus loin)
Lundi, c'est Monique KUBIAK qui me fait, elle aussi, parvenir une trentaine de photos. Faute de place, je dois y faire un tri : j'ai choisi quelques gros plans (voir à la fin)

Voici les participants au départ...

... et quelque temps après, faisant un petit tour en direction d'abord de la pointe du Roselier.

Ici nous sommes face à la faille de Port Martin
(en réalité c'est une zone faillée de plusieurs mètres de large).

Puis nous observons les déformations dans les méta-sédiments. On voit Monique KUBIAK (en rouge) prenant une photo qui vous est présentée plus loin.

Voici la seconde faille (zone faillée ici aussi) : celle des Rosaires

A la base de la série de Binic, voici un conglomérat qui ressemble beaucoup à ceux de Cesson ou d'Hillion.

Dans la falaise, comme ici...

... les déformations de galets sont bien visibles.

Pas de doute : les huitres adorent, elles aussi, les formations de Binic !...

... même si ce n'est pas l'aspect de ces "pélites" et leur "linéation d'étirement" qui les motivent pour s'y accrocher ... elles laissent cela aux géologues.

Voici les photos d'Eric MELOU que je remercie car, étant animateur de la sortie, je n'ai pu en faire beaucoup moi-même.

J'ai un pied (droit) sur les amphibolites (roches sombres) et un pied (gauche) sur les leptynites (roches claires). Ce sont les deux formations que nous avons rencontrées au départ.

La roche située au premier plan fait partie de l'enrochement qui protège les propriétés privées juste à gauche de Port Martin en allant vers les Rosaires. Une chance : c'est de l'amphibolite elle aussi !

Il y a beaucoup à voir et à photographier...

... au fur et à mesure que nous  allons vers l'Ouest.

Voici le groupe étudiant la première faille (celle de Port Martin)

Maintenant nous sommes  sur la formation où se voient les "méta-sédiments" ...

...dont j'explique ici les caractéristiques.

Voici la seconde faille : celle dite "des Rosaires"

Le groupe examine ici les déformations des conglomérats (poudingues) dont j'ai déjà parlé...

... et que l'on voit à nouveau sur cette photo.

La sortie se termine à cet endroit (le Rocher des Tablettes) d'où l'on voit l'ensemble de la station des Rosaires. Je me trouve près d'un filon (sans doute de la rhyolite) dont la teinte rosée contraste avec les formations sombres de la série de Binic.

Voici le retour vers le parking d'où nous sommes partis. La photo permet en plus de repérer les zones faillées : elles correspondent sur l'estran aux bandes ensablées.

Voici quelques gros plans d'après les photos envoyées par Monique KUBIAK

Dans les amphibolites, une petite faille : l'eau en s'y infiltrant a altéré la roche. Les amphibolites sont riches en minéraux ferro-magnésiens (c'est ce qui leur donne leur aspect sombre). Le fer se combinant avec l'oxygène (apportée par l'eau) donne la couleur jaunâtre (caractéristique des oxydes ferriques formés sous climat tempéré).

Au niveau de la faille de Port Martin, dans les zones charbonneuses noires, il y a de minuscules cristaux de pyrite (sulfure de fer). Par altération se forme du soufre...

... que Monique a photographié ici en gros plan.

Nous sommes un peu plus loin dans les méta-sédiments. Voici une photo qui montre bien les plissements (soulignés par le filon de quartz) dans ces roches. Sur une de mes photos (la quatrième) on voit Monique prenant cette photo.

Voici un autre plissement (à plus grande échelle) : il est pris sur l'estran au niveau de la seconde zone faillée (faille des Rosaires).

Au niveau de la seconde faille encore, ce gros plan montre bien les différentes formations et leur aspect laminé.

Voilà. Cette sortie était la dernière du programme 2007. Le programme 2008 est sous presse (les adhérents le recevront avec le prochain Râle d'eau, début Janvier). Dans cet envoi de janvier, il sera question aussi du festival Natur'Armor (troisième édition !) qui aura lieu à Lannion.


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Michel guillaume - dans géologie
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