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  • : Photos de sorties de l'association VIVARMOR NATURE
  • : Découvrir la nature en Bretagne avec l'association Vivarmor Nature (10 boulevard Sévigné - 22000 SAINT-BRIEUC)
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  • GUILLAUME Michel (Vivarmor Nature)
  • J'aime faire un maximum de photos et les faire voir ensuite.
 Depuis plus de 30 ans, j'ai fondé une association de protection de la nature : Vivarmor Nature
  • J'aime faire un maximum de photos et les faire voir ensuite. Depuis plus de 30 ans, j'ai fondé une association de protection de la nature : Vivarmor Nature

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 20:00
Quoi de mieux pour terminer l'année... et par un samedi pluvieux... qu'une conférence dans une belle salle bien chauffée ? Encore fallait-il trouver le sujet et le conférencier... C'est Jérémy ALAIN qui a relevé le défi. Et de quoi nous a-t-il  parlé ? Eh bien regardez :


Dans la salle Malivel à Loudéac, Jérémy (vu de dos) accueille les participants...


 ... et annonce le sujet comme vous le voyez ci-dessus.


Après avoir fait défiler des animaux que tout le monde connaît (mais qui sont des animaux exotiques)... Jérémy présente ce petit oiseau (très abondant dans le département)... Qui le connaît demande t-il... et de toutes les mains levées jusque là pour indiquer les noms des animaux présentés, seules 2 ou 3 restent tendues ! Et encore certains se trompent... Non ce n'est pas un moineau, pas une sittelle non plus... et vous qui n'êtes pas venus, je vous laisse chercher !


Bien entendu je ne vais pas tout vous montrer... mais ce gastropode (dont la limite de répartition en Bretagne est aussi, curieusement, la limite du gallo et du breton)... le connaissez vous ? Si non, je vous donne une piste : la ville de Quimper est évoquée quand on le nomme.


Le défilé continue et tout le monde est sous le charme...


... de ces plantes et de ces animaux... bien de chez nous... et souvent peu connus...


... et qui pourtant fréquentent parfois la baie de St-Brieuc...


Même le crapaud commun prend parfois des attitudes défensives surprenantes...


Arrive le tour de l'animal le plus long du monde... Cette fois il n'y a pas que l'image : avant de le voir sur l'écran, le mètre déroulé ici donne aux participants une idée de sa longueur totale...


...qui dépasse la longueur de la salle... voyez au pied du jeune "aide" que Jérémy a sollicité pour tirer sur le fil : il y a plusieurs mètres qui traînent ! Alors quelle est la longueur totale? Ceux qui ont participé à Lannion au dernier festival Natur'Armor s'en souviennent peut-être car c'est là que l'animal a été présenté au public pour la première fois... Sinon je vous laisse deviner !


L'animal en question, le voici maintenant en image. C'est un ver marin. On le rencontre au Verdelet par exemple... et en de nombreux autres points du département.


Ce requin aussi fréquente la baie... Lui aussi est une des vedettes du festival. Si vous ne l'avez vu à Lannion l'an dernier, venez cette année à Dinan : c'est là qu'aura lieu le festival Natur'Armor 2009.


Il arrive dans son empressement à s'accoupler qu'un crapaud se trompe... mais au point de sauter sur une salamandre ! C'est quand même un comble... un comportement stérile en plus...d'où bien sûr il ne sortira pas le moindre hybride !!!


A la fin de la conférence...


... les questions furent nombreuses ... et le public parfaitement renseigné.


Pour finir : voyez, je prend un peu de recul... pour vous montrer que, s'il y avait une quarantaine de participants (j'en ai compté 39 exactement) la salle aurait pu en contenir au moins trois fois plus... Mais ce n'est qu'un début !... La prochaine fois nous tâcherons de faire mieux (pour ce qui est du nombre de participants du moins car le sujet lui a séduit tout le monde) !! 

Cette conférence termine notre programme de sortie 2008. Le programme 2009 est pratiquement bouclé : il ne nous reste plus qu'à l'éditer. Nos adhérents le recevrons avec le prochain "Râle d'eau", début janvier.
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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 20:22

Le samedi 22 novembre (le même jour que notre dernière sortie), une manifestation avait lieu aux Hôpitaux (Erquy) face à l'îlot St-Michel là où le renouvellement d'une concession vient d'être demandée pour continuer dans ce secteur l'exploitation du maërl. 

Vivarmor a déjà évoqué ce problème dans le dernier Râle d'Eau, le n° 135 : un article en page 5 intitulé "Halte à l'exploitation de nos bancs de maërl" et une pétition jointe.

Voici quelques photos sur le sujet :

   

Le maërl est formé par des petites algues rouges possédant un squelette calcaire de la famille des Corallinacées. Il en existe de deux genres différents : le genre Lithothammium et le genre Phymatolithon.  

 

 

On voit ici la partie supérieure vivante d'un banc de maërl. Si de tels bancs ont des épaisseurs de plusieurs mètres, il faut savoir que la partie vivante se limite à la surface (les algues vivantes ont besoin de lumière !).

Les bancs de maërl constituent un des écosystèmes marins les plus diversifiés d’Europe, mais aussi l’un des plus méconnus. Leur structure cavitaire peut abriter plusieurs centaines d’espèces d’invertébrés (640 espèces ont été inventoriées sur le banc de Maërl de la rade de Brest). En particulier les champs de maërl sont un lieu privilégié pour l’alimentation des Coquilles St-Jacques, des Praires et des Palourdes, un lieu de broutage pour les Bars et les Lieus, un lieu de ponte pour Seiches et Ormeaux.

 

 

 

Ce que l'on voit ici est du maërl mort tel qu'il se présente quand il vient d'être pêché. Les bancs sont exploités depuis plus d’une centaine d’années et constituent l’or blanc d’une filière industrielle de valorisation : contenant du carbonate de calcium, du carbonate de magnésium et des oligoéléments, le maërl est utilisé comme amendement agricole (25 %), filtre pour l’assainissement (40 %), adjuvant dans l’alimentation animale (35 %) et pour une faible part, mais à forte valeur ajoutée, dans l’industrie cosmétique (BEUCHER & al, 2002).

La plupart des bancs de maërl de Bretagne, les plus étendus (plusieurs kilomètres carrés) et les plus épais (7 à 10 mètres), sont actuellement exploités. L’extraction se traduit par la disparition totale de l’habitat maërl en lui-même, ainsi que de la biodiversité qui lui est associée (op. cit.).

Le mode d’extraction actuel est principalement basé sur les dragues aspiratrices, dont la productivité est très supérieure à celle des « crapauds » (bennes) des navires sabliers. Les dragues aspiratrices ramènent les granulats calcaires mélangés aux particules fines. Les brins de maërl tombent au fond de la cale tandis que les particules fines sont évacuées. Il en résulte une surcharge de matières en suspension autour du navire ; celles-ci vont se redéposer autour de la zone d’extraction au gré des courants, entraînant ainsi l’enfouissement de la couche de surface du maërl. Ce dernier, n’ayant plus de lumière, meurt.

Tout en compromettant le renouvellement déjà limité de la ressource, l’extraction altère donc profondément les communautés végétales et animales associées au maërl à une échelle bien plus grande que celle de la zone d’extraction elle-même (op. cit.).

 

 

Le mardi 30 septembre à Plurien une réunion avait lieu pour le lancement de la pétition. La population locale...

 

 

...ainsi que de nombreux élus et responsables d'association ont expliqué à cette occasion les raisons de leur refus.

 

 

Le samedi 22 novembre, de nombreuses associations (dont Surfrider Foundation que l'on voit ici et qui représente les amateurs de surf)...

 

 

...avaient appelé leurs adhérents à se réunir en face de l'îlot St-Michel (que l'on voit à l'arrière plan de la photo)...

 

 

...lesquels ont répondu en grand nombre...

 

 

... comme le montrent bien ces photos de Stéphane GUILLAUME.

 

La pétition est toujours valable. Si vous ne l'avez pas encore retournée à Vivarmor Nature, faites-le... le plus vite possible !

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Vivarmor Nature - dans vivarmor
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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 23:18

Le samedi 22 novembre, Vivarmor Nature est revenu visiter la région du Bois Meur (où nous avions déjà fait une sortie en avril 2007). Cette fois, pour changer c'est le bois d'Avaugour que nous avons exploré. Bois Meur et bois d'Avaugour appartiennent  maintenant au Conseil Général qui y organise chaque année une animation.

 

 

A notre arrivée, la pluie nous accueille ! Nous sommes ici sur le parking de la "ferme de Bois Meur". Au fond : les bâtiments de la ferme restaurés par le Conseil Général. Tout le monde est bien enmitouflé : il n'y a que Pierre Alexis (à gauche) qui garde la tête découverte.

 

 

Un peu plus loin... Il pleut toujours mais les ajoncs en fleurs (à droite) donnent quand même un peu de gaîté au paysage !

 

 

De la gaîté, il y en a aussi parmi les participant(e)s comme on le voit ici...

 

 

Il faut dire que le "pépin" brandi sur la photo précédente et que l'on voit ici au premier plan, avec ses images tropicales de l'Ile de la Réunion, n'incite pas au pessimisme...

 

 

 D'autre part les commentaires de Jean-Paul font oublier l'humidité (celle qui descend du ciel et celle qui se trouve sous nos pieds). Ici manifestement ce sont les différents conifères qu'il nous apprend à différencier...

 

 

... un peu plus loin, ce sont les mousses et les fougères qui sont au programme...

 

 

... mais les roches sous nos pieds, les animaux de la forêt (un chevreuil a été aperçu par certains !), la gestion du site, la chasse (coups de feu au loin... mais ici la chasse est contrôlée, nous dit Pierre Alexis !)... ont également été évoqués.

 

 

Nous voilà arrivés dans un endroit où la forêt a une allure différente : il s'agit d'une forêt de feuillus avec des arbres déjà anciens... Vous remarquerez aussi que les "pépins" sont remisés... ce qui veut dire que le temps s'améliore !

 

 

Sur cette vieille souche pousse une grande variété de champignons xylophages (mangeurs de bois mort)...

 

 

Les têtes se découvrent... tout le monde a le sourire... le beau temps serait-il de retour ?

 

 

Ici, au premier plan et au centre de la photo, on voit un gros bloc de pierre au pied d'Annie BARDOUL...

 

 

Le voilà, vu de plus près ce gros caillou qui manifestement est en place. C'est du quartz. Nous sommes sur le fameux "linéament quartzeux" qui va de St-Julien à Moustéru, soit plus de 35 kilomètres. Jean-Paul venait de nous en parler (de même qu'il en avait parlé en 2007 avec carte à l'appui alors). Vous pouvez encore aller voir cette sortie de 2007 sur le blog ; elle est intitulée "Faune, flore et géologie à Bois Meur"

 

 

Jean-Paul venait aussi de nous parler de la "partie vivante" et de la "partie morte" d'un arbre... et comme pour illustrer son propos, ce hêtre, couvert de mousse, a d'anciennes blessures qui montrent bien ces deux parties : un bourrelet cicatriciel sombre est l'endroit où la sève circule et la partie interne claire est le bois qui soutient l'arbre mais ne vit plus.

 

 

Descendus dans le fond de la vallée, nous franchissons maintenant le "ruisseau d'Avaugour"avant de remonter explorer le versant de l'autre côté...

Cela traîne un peu derrière ! A mon avis on ne parle pas tout à fait des mêmes choses dans les deux groupes. Au premier plan c'est manifestement le groupe des naturalistes... Derrière (j'en viens...) cela papotte plutôt "popotte" : ce sont peut-être les champignons (vus précédemment et abondants un peu partout) qui en sont à l'origine !...

 

 

Tiens !  Nous voilà revenu dans un bois de conifères. Il est si dense qu'aucune lumière n'arrive jusqu'au sol sur lequel donc rien ne pousse...

 

 

... à l'exception de ces champignons (encore eux !) qui (comme chacun le sait) n'ont pas besoin de lumière pour se développer !

 

 

 Et voyez que tout peut arriver : j'ai pris cette photo pour bien montrer que, contre toute attente, le soleil est venu par moment agrémenter notre sortie...

 

 

...et comme vous le voyez sur cette dernière photo : le paysage automnal d'Avaugour est superbe sous le soleil !...

 

Voici 4 photos de mousses, prises bien sûr au cours de la sortie, que Alain COSSON vient de m'envoyer:

Celle-ci s'appelle Thuidie tamaris (Thuidium tamariscinum)

Voici en très gros plan le Scléropode pur (Pseudoscleropodium purum)

Ici ce que l'on voit surtout ce sont les sporogones (sporanges portés par une fine tige appelée la soie) de l'Atrichie ondulée (Atrichum undulatum).

Et pour terminer, voici l'Hypne cyprès ( Hypnum cupressiforme).

Il ne reste plus au programme 2008 qu'une soirée (le 13 décembre à Loudéac)... mais le programme 2009 est en bonne voie et sera communiqué aux adhérents avec le prochain Râle d'Eau (le numéro 136). A bientôt donc !

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 23:30
Le samedi 8 novembre, Vivarmor vous invite à une sortie dans la vallée du Gouédic. Je vous propose quelques photos préliminaires pour vous donner envie d'y venir...

Voilà : la sortie s'est déroulée comme prévu sous un temps agréable. Je vous en montre (juste un peu plus loin...) une vingtaine de photos.

Jeudi 13 novembre : je rajoute quelques photos parmi celles que vient de m'envoyer Jean-Louis MELOU (voir à la fin).

Je laisse en effet les deux premières "photos préliminaires", celles qui sont en noir et blanc ci-dessous (histoire de rappeler l'ancienneté de notre combat pour la protection de cette vallée).


Cette photo pour vous montrer que notre intérêt pour la vallée du Gouédic ne date pas d'hier. Le gamin au premier plan qui vient vers son photographe de Papa s'appelle Stéphane GUILLAUME et a maintenant 37 ans. Il en avait 5 à l'époque : nous étions en 1976.


Voici une autre vue de la vallée au cours d'une autre sortie quelques années plus tard. C'est Louis MAURICE qui fait le commentaire.

Ici commence le compte-rendu en photos de la sortie du samedi 8 novembre 2008 :

Le groupe venant de Robien vient de rejoindre ceux qui attendaient près du Pont d'Armor... Nous sommes 36 au total (sans compter Paul OLLIVIER qui nous a rejoint au Légué pour nous parler de la confluence en cet endroit de la vallée du Gouédic et de la vallée du Gouet).


François LEPINE donne quelques informations sur la gare de l'ancien "petit train" (devenue le restaurant universitaire) ainsi que sur la construction (dans les années 60) du Pont d'Armor près duquel nous nous trouvons.


Vous remarquerez l'air réjoui de quelques uns des participants !


Comme non loin de là se trouve le Palais de Justice, nous y avons fait un petit tour... pour parler "géologie". En effet ce bâtiment est construit pour ce qui est de sa partie inférieure avec la roche dans laquelle le Gouédic a creusé l'essentiel de sa vallée : c'est la granodiorite de St-Brieuc. On voit bien le contraste avec la partie supérieure du bâtiment qui, elle, est en granite de l'Ile Grande.


Un coup d'oeil plus rapproché sur la granodiorite nous permet de voir que cette roche (plus sombre que le granite) contient de nombreuses enclaves encore plus sombres qu'elle (les "crapauds" des anciens carriers qui ont longtemps exploité cette granodiorite tout près d'ici)...


... enclaves que l'on voit ici en gros plan. Explication : de telles enclaves pourraient être des restes de la roche encaissante (la migmatite de Ploufragan) dans laquelle le massif de granodiorite s'est mis en place il y a environ 533 millions d'années...


...Et c'est cette roche (la granodiorite) que Harel de la Noé a utilisée pour construire ces "murs de soutènement" dont François LEPINE nous parle ici en détail.


Ensuite nous arrivons à l'endroit de la vallée nommé "la fontaine aux loups". C'est là que l'on voit bien l'altération en boule de la granodiorite (vous verrez plus loin une photo de J. Louis MELOU qui me montre en train de présenter cette formation).


Le groupe arrive maintenant en bas de la vallée et descend depuis un ancien bief (qui alimentait le moulin de Toupin et qui est bordé d'une rangée de tilleuls) vers un remblais bitumé qui sert maintenant de parking.


Un peu plus loin, ce sont les botanistes (Christian SOUCHON qui tend la main et Jean-Paul BARDOUL qui tient une feuille en main)...


 ... qui fournissent des explications sur les espèces végétales rencontrées...


... avant que les amateurs d'ouvrages d'art ne reprennent la main à l'approche du viaduc de Toupin...


... nous sommes en effet dans un endroit de la vallée où il y a beaucoup à dire, à observer, à noter...


... au fur et à mesure que l'on se rapproche du fameux viaduc...


... que l'on voit maintenant (en partie du moins). Entre le groupe et le photographe, on peut voir (au premier plan à droite) un plan d'eau qui représente en fait le fond initial de la vallée, le reste (recouvert de pelouses, de terrains de sport, de parkings... ) ayant été remblayé.


La progression et les explications continuent...


Nous sommes ici en dessous du nouveau pont construit dans les années 80 pour faire passer la RN12...


Et, pour terminer, voici l'arrivée au port du Légué et les explications de Paul OLLIVIER.


Les photos qui suivent sont de Jean-Louis MELOU (le citoyen que l'on voit à l'arrière plan, au centre de la photo ci-dessus) :

Eh oui ! C'est bien le Pont d'Armor (l'endroit d'où nous sommes partis).


Me voilà en pleine explication sur la géologie à l'endoit nommé la Fontaine aux Loups.


Et le Pont de Toupin : l'aviez-vous vu comme cela ?


Cette plante envahissante (la Renouée du Japon), comme pour se faire pardonner de s'être implantée un peu partout, prend de jolies teintes à l'automne !


A l'approche du Légué, voici, pour finir, la station d'épuration de la ville de St-Brieuc.


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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 22:10

Voici d'abord une trentaine de photos prises le samedi 18 octobre. C'était la journée "cueillette des champignons". Demain dimanche, ce sera la journée "exposition" et je continuerai à mettre d'autres photos.
Voilà ! Pour le dimanche, c'est fait maintenant : aller voir en fin d'article.
Mercredi 22 octobre : je viens de rajouter 4 photos qu'Alexis m'a envoyées.
Dimanche 26 octobre : je viens encore de recevoir une photo d'un champignon très particulier (un myxomycète du nom de Saligo... ou Fuligo septica dont l'aspect est très changeant). Allez voir c'est vers la fin de l'article ! 


Il est 14 heures 30 et la place du Gouray est bien remplie !


C'est Jean-Claude MICHEL qui, le premier, accueille les participants...


... Alexis LE PRIELLEC (visible à gauche sur la photo) ne tarde pas à prendre le relais, pour l'association Lycopode...


... puis c'est au tour de Brigitte CAPOEN de la Société Mycologique des Côtes d'Armor.


Comme les années passées, les "cueilleurs" sont invités ensuite à un petit trajet en voiture... qui les amène au point de départ... où de nouvelles précisions leur sont encore données.


Les voici qui démarrent... pour un trajet identique à celui de l'an dernier. Les photos de l'an dernier sont d'ailleurs toujours sur le blog et vous pouvez donc aller les revoir : en faisant "liste complète" cherchez "saveurs d'automne (Le Gouray)".


Voyez l'air réjoui de Monsieur le Maire : le temps est idéal, l'organisation impeccable...


... et question fréquentation, tous les records sont battus : l'an dernier il y avait 80 participants - cette année, Alexis vient d'en compter 135 !...


Mais y aura t-il assez de champignons ? Là est la question !


Les paniers ne semblent pas encore remplis à ras bord... mais c'est vrai que la balade ne fait que commencer !


C'est vrai aussi qu'avec des champignons de la taille de celui que tient Daniel, son panier ne risque pas de déborder tout de suite... mais ce n'est pas le volume qui compte, bien entendu !


Et il arrive que l'on tombe comme ici sur un gisement qui allie qualité et quantité.


Comme vous le voyez, la troupe n'hésite pas à braver les interdictions, quitte à courber l'échine... Il est vrai que l'air réjoui de Monsieur le Maire montre bien qu'il a en main les autorisations nécessaires.


Et voyez : tout est prévu, même la doc !


Et les paniers commencent à se remplir... la valeur n'attendant pas le nombre des années.


Mais que se passe t-il sur ce superbe terre-plein à la sortie du second massif forestier visité ?


Non seulement il y avait des panneaux de photos avec commentaire... mais en plus on nous lit un superbe conte (forestier bien entendu) et tout le monde semble sous le charme !


Voyez ici comme tout le monde semble recueilli... même les petits sont très sages !



Et ces charmants sourires donc ! Pas de doute : la cueillette des champignons, c'est rien que du plaisir !...


Mais pas question de se prélasser... C'est reparti... La pause culturelle est terminée.


Ici nous sommes sur des roches relativement dures (des grès). Le sol est peu épais et pauvre (humide par endroit)... le sentier monte.


Heureusement : ce n'est qu'à la sortie du parcours que nous apercevons cet écriteau sur lequel il est écrit "Attention: zone piégée" ! Mais aucun piège apparemment n'a fonctionné...


En attendant que tout le monde se regroupe, les conversations vont bon train...


...et la bonne humeur est manifeste !... dans la dernière ligne droite...


...avant de retrouver les voitures...


... qui vont nous ramener au point de départ ou plus exactement à la salle des fêtes du Gouray...


...où les récoltes sont examinées et les champignons classés, avec toutes les explications nécessaires.


Et c'est encore mieux quand c'est sous le regard de Papy et Mamie que l'on étale sa cueillette !


Cet adorable bambin, je l'ai rencontré comme je sortais. Il n'a pas participé à la balade apparemment mais accompagné de sa maman, il vient offrir de superbes coulemelles, pas très rassuré cependant en entrant dans ce lieu où il y a tant d'animation. Ce sera mon dernier cliché du samedi... 

Voilà, je reviens de voir l'expo du dimanche et vous en montre ci-dessous une dizaine de photos :


Ayant fait (comme pour chaque sortie) des tirages papier (qui seront exposés au local à partir de lundi prochain), je viens de les mettre sur une table et voyez qu'ils intéressent déjà quelques visiteurs.


Mais ce sont bien sûr les champignons exposés qui ont la vedette...


... surtout quand ils sont comestibles... et avec toutes les explications nécessaires...


... car il y en a de dangereux aussi (comme on le voit ici).


Mais il n'y a pas que des champignons : l'expo intitulée "Saveurs d'automne" incluait aussi des fruits comme ces nèfles (abondantes autrefois et devenues rares aujourd'hui)...


... ou encore ces fruits de l'arbousier... parmi bien sûr beaucoup d'autres choses encore telles que pommes et poires.


 Pour compléter le tout voici un atelier où les enfants sont invités à dessiner arbres et autres "saveurs d'automne"...


...rien de tel pour vous mettre de bonne humeur... comme semblent nous le dire ces deux charmantes participantes qui sortaient prendre l'air juste comme le photographe rentrait !


Et puis il y avait une documentation bien fournie (comme on le voit ici)... Bref, tous ceux qui ont participé (le samedi, le dimanche... ou les deux jours pour certains) ont eu l'occasion d'enrichir leurs connaissances au coeur d'une région fort accueillante : le Mené !

Photos envoyées par Alexis LE PRIELLEC  (et Alain COSSON) :


Ceci est un curieux champignon nommé Cyathe (Cyathus striatus). Nous l'avons déjà rencontré lors de la sortie du 12 juillet (Randonnée à la Roche Derrien et dans la vallée du Jaudy) et dans le compte-rendu de cette sortie (que vous pouvez aller voir), je donne des explications détaillées sur ce champignon.


Plus curieux encore : ce myxomycète nommé Saligo septica... Il change de forme et de couleur ; il se déplace ; il est de ce fait (comme tous les myxomycètes) plus proche du règne animal que du règne végétal.


Cette photo illustre bien ce que je viens de dire : elle représente le même champigon que ci-dessus : Saligo septica. Ici, il a été photographié le samedi (au cours de la sortie) cependant que le premier (ci-dessus) a été photographié le dimanche (pendant l'exposition). Merci à Simone et Alain COSSON qui viennent de m'envoyer cette photo le dimanche 26 octobre !


Ce Geaster à 4 branches (Geastrum quadrisidum) est ici en fin de vie en train de répandre ses spores (contenues dans le sac sombre qui le surmonte).


Et voici pour terminer une superbe photo des autres saveurs d'automne (voir plus haut les photos de néfles et d'arbousiers).

La prochaine sortie, le samedi 8 novembre, vous permettra de découvrir la vallée du Gouédic à St-Brieuc ainsi que les ouvrages d'Harel de la Noé qui sont nombreux à y avoir été conservés. 



















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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 23:39
Les samedi 4 et dimanche 5 octobre, dans le cadre de l'opération régionale "Une journée dans la Nature", Vivarmor a participé à une animation sur Plessala en collaboration avec l'Office de Tourisme du "Pays Centre Bretagne" et l'association Lycopode. Voici les photos que j'ai prises le samedi :


Voici les participants rassemblés pour la photo de presse devant la "Maison de Philomène" à Plessala. C'est sur le pignon de cette maison qu'ont été prises les photos qui suivent et qui montrent bien les roches locales sur lesquelles nous allons marcher...


... cette roche sombre (qui forme la plus grande partie  du mur) est une diorite (une roche de la famille du granite mais en plus sombre car plus riche en minéraux ferro-magnésiens de couleur foncée... Nous allons la retrouver plus loin car c'est sur elle que se fera l'essentiel de la balade.


... ici on voit toujours la diorite en bas de la photo mais au centre on reconnait bien (à leur couleur claire) deux moellons de quartz (cela portait bonheur paraît-il !). A gauche (en haut de la photo) la roche très sombre est l'amphibolite de Plessala sur laquelle est bâtie la "Maison de Philomène". Quartz et amphiboles se trouvent dans les schistes briovériens qui forment l'essentiel de cette région du Mené où nous sommes.


 Tout près de l'ouverture de la porte que l'on voit sur ce pignon (cf la première photo), les roches visibles ici sont deux granites locaux : à gauche ( en moellons bruts d'extraction) le granite de Kerrouet et à droite (en blocs de plus grande taille et mieux équerris), le granite de Moncontour. A quoi correspondent les deux trous que l'on voit dans ce dernier ? Peut-être à un essai de débitage (ayant échoué)...


Voici un gros plan sur quelques participants (beaucoup ne sont pas de Vivarmor mais des habitants du coin) souriant sagement pour la photo de presse locale... Voyez aussi que tous ne sont pas encore là : il en arrive toujours !


On voit ici Alexis (l'organisateur principal de cette journée) donnant quelques explications avant le départ pour un périple de 6 kilomètres environ... mais avec de nombreux arrêts.


Nous voilà maintenant sur le sentier... Premier arrêt : il y est question de noisettes et de la façon dont celles-ci sont ouvertes et mangées par différents animaux. Un écureuil, un pic, un mulot... ne s'y prennent pas de la même façon, explique Jean-Paul.


La petite troupe emmenée par Alexis (40 personnes environ) progresse dans une vallée que Vivarmor était déjà venu voir il y a quelques années... C'est la vallée du "ruisseau de Plessala" m'ont dit les "gens du coin"...


Comme il y a quelques années (et à peu près au même endroit d'ailleurs !), nouvel arrêt qui permet (à J. Paul toujours) de parler en détail... de quoi à votre avis ?...


... eh bien oui : de champignons ! C'est l'occasion de rappeler que notre prochaine sortie (le samedi 18 et le dimanche 19 octobre) consistera à cueillir des champignons (le samedi) et à les exposer (le dimanche) au Gouray comme nous le faisons depuis plusieurs années déjà (voir l'article "saveurs d'automne (Le Gouray)" qui vous relate la sortie de l'an dernier).


Ce ne sont (sans doute) pas les champignons qui font rire les joyeux drilles ci-dessus : ils sont arrêtés devant un endroit rocheux... et attendent que le gros de la troupe viennent les rejoindre...


... cet endroit rocheux (que l'on voit bien maintenant à l'arrière du groupe) est un affleurement de diorite dont l'aspect feuilleté et les gros blocs (déjà éboulés pour certains, près à le faire pour d'autres) montre bien l'aspect mylonitisé (c'est à dire écrasé et déformé) de la roche à cet endroit.


Toujours dans cette charmante vallée, la petite troupe progresse... à deux vitesses d'ailleurs : devant il y a les "marcheurs", cependant qu'à l'arrière on voit (à l'arrêt) un groupe "d'observateurs" autour de Jean-Paul qui continue à donner des détails sur les plantes rencontrées.


C'est ainsi que nous finissons par arriver à ces ruines d'anciens moulins sur lesquels d'abondants renseignements sont fournis par des personnes de la région qui les ont bien connus...


Le groupe étant assez étoffé et comme il y avait beaucoup à voir... et à raconter... sur ce secteur... on voit que certains ont déjà franchi la rivière... ou s'apprêtent à le faire et c'est vrai qu'aux alentours des moulins il y avait d'admirables paysages (notamment au confluent de deux rivières : celle de Plassala et une autre dont je n'ai pas retenu le nom) !  


Ceci sous le regard intéressé de ces deux bovins qui n'en reviennent pas de voir autant de monde tout d'un coup envahir le domaine où elles ont l'habitude de ruminer paisiblement !


Nous voici un peu plus haut arrêtés près d'un ancien lavoir (le lavoir de la Ville Ménantel, d'après le tirage remis à la fin de la balade). On y voit (de dos)  Alexis faisant appel aux souvenirs des anciens qui ont bien connu ce coin...


 ... et principalement à Daniel, le "sourcier" que l'on voit avec en mains (en plus de son bâton), sa baguette de "coudrier"...


... "Comment ça marche ?". Il avoue n'en savoir trop rien... mais ça marche !... Il nous fait ici (au bord de la route, un peu plus haut) la démonstration. Regardez bien comment il faut tenir la baguette (les paumes tournées vers le haut et les doigts bien fermés...).


Jeanine (encouragée par Daniel) essaie à son tour... Avec ou sans succès ? A vous de le deviner...


 Pour Vincent (le tout nouveau Président de Vivarmor qui s'apprête à recevoir baguette et conseil du maître), cela va-t'il marcher aussi bien ?... Ce n'est pas sûr ! Le "magnétisme" (c'est le terme employé...) ce n'est pas donné à tout le monde.


Pourtant  Daniel ne se décourage pas et entreprend ici d'expliquer en détail à Alexis comment il faut s'y prendre...


Cette très ancienne croix (abîmée d'ailleurs par un arbre tombé dessus, nous explique Jeanine) marquait sans doute autrefois la limite entre deux évêchés (celui de Dol et celui du Penthièvre) et peut-être aussi deux domaines féodaux de l'époque (elle est datée de 1735 !).


Nous revenons maintenant vers Plessala en empruntant pendant quelque temps une route...bordée par endroit de superbes chênes comme on voit ici...


... qui nous fait retrouver notre vallée mais sur l'autre versant que le groupe ici est en train de descendre.


Ainsi nous voilà revenus à la "Maison de Philomène" (dont on voit ici la cheminée).


C'est là que se trouvaient des panneaux que nous avions réalisés pour notre week-end "balade au fil des roches du Mené" qui avait lieu au Gouray" en mai dernier (c'est toujours sur le blog !).


Ces panneaux permettent à Jean-Paul (comme on le voit ici) de reparler de l'histoire géologique de la région.


Alexis (tout joyeux) distribue à chacun quelques documents... et notamment un petit dépliant qui complète les explications fournies sur le terrain et qui permettra à chacun de refaire éventuellement le circuit.


... avant de régaler tous les participants avec cidre ou jus de pomme (au choix)...


...plus gâteaux et "pain d'épice" pour terminer. Un après-midi bien rempli assurément !

Aujourd'hui (dimanche) : même sortie... mais je n'y serai pas ! Déjà le samedi soir je suis arrivé en retard à une réunion familiale... Vivarmor c'est bien mais quand même !... 
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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 21:06

Sous le soleil, une trentaine de personnes ont parcouru 2 sites différents à la recherche des libellules : la "queue d'étang de Jugon" et les landes de La Poterie. Les photos que j'installe sur le blog ce soir vous montrent surtout les participants. Car comme vous pensez bien : prendre des personnes ou des paysages c'est facile... prendre des insectes aussi petits et aussi mobiles que les libellules, ce n'est pas donné à tout le monde ! Aussi ai-je demandé aux experts de m'envoyer des "gros plans" de la dizaine d'espèces de libellules rencontrées. Dès que je reçois ces photos, je les ajoute aux miennes...

Voilà, je viens de recevoir les photos des libellules observées : vous les trouverez à la fin de l'article.
Vous pouvez cependant continuer à consulter le site de Florence et Marc dont voici l'intitulé :
http://odonates22.chez-alice.fr/
Rappelons aussi qu'un atlas coordonné par Vivarmor Nature est en cours de réalisation dans les Côtes d'armor et que les données sont à envoyer à Patrick LE DU ( le-du.patrick@wanadoo.fr ).
Pour les libellules que vous avez prises en photos et dont vous ne connaissez pas le nom, faites :
odonates22@aliceadsl.fr (Marc, Cécile et Florence sont à votre disposition...sans vous promettre de pouvoir tout identifier bien entendu !)


On voit ici les participants à leur arrivée sur le parking de l'église à Jugon les Lacs...


De là, nous sommes allés vers la "queue de l'étang" de Jugon. On voit ici quelques unes des voitures garées sur le chemin qui y descend.


Déjà sur ce chemin, les filets de nos "experts en capture de libellules" (on voit Jérémy au premier plan) font merveille et permettent de réaliser les premières observations.


Ne reste plus qu'à mettre en boite l'espèce capturée et à la faire passer de main en main pour observation. On voit ici que les plus jeunes ne sont pas les moins intéressés !


Puis nous continuons à descendre... cependant que les porteurs de filets sont toujours à l'affût.


Maintenant l'étang est en vue...


... nous traversons avant d'y arriver une "bande enherbée" (qui a pour but d'éviter la pollution depuis les cultures qui sont au-dessus) et qui favorise aussi la biodiversité locale.


Nous voilà maintenant au bord de l'eau...


... là où la capture peut se faire même à la main...


... et où les photographes s'en donnent à coeur joie... on voit ici des spécialistes super-équipés (mais avec un peu de patience un appareil ordinaire suffit, nous dit Florence !)

... cependant que les experts classent et déterminent...


 ... et que tout le monde écoute les explications avec la plus grande assiduité !


On voit ici que les "petits" ne sont pas les moins assidus...


... et que si les libellules les intéressent... ils n'hésitent pas à mettre en boite aussi d'autres "bestioles" !


Après Jugon, nous voici maintenant à l'entrée du site de la Poterie.


Là, le paysage change du tout au tout sauf qu'ici il y a des mares d'eau aussi...


... et que (aux alentours de ces mares)  Patrick a toujours quantité de libellules à présenter.


Nous surprenons aussi quelque batracien (tout jeune il est vrai et fort mignon !) comme cette raînette...


... quelques prédateurs ont également laissé des traces de leur passage : ici c'est une mue de serpent (couleuvre sans doute) mais nous avons vu aussi des "restes de repas" d'un renard (aux détriments d'un geai).


Nos "naturalistes en herbe" sont toujours aussi actifs et tout les intéresse...


... pas seulement les libellules mais aussi les papillons.


Les explications elles, ne tarissent pas...


... les photographes ne se lassent pas de "mettre en boite".


Et enfin, regardez bien ici : vers le haut de la photo on voit une toile d'araignée... et aussi la propriétaire (une argiope sans doute). Et que vient-elle de manger ? Mais oui, c'est bien une libellule dont on voit les restes dans la toile ! Nous n'avons cependant pas pousser le zèle jusqu'à en déterminer l'espèce et avons laissé la "dame à 8 pattes" digérer tranquillement !


Et enfin nous voici arrivés à l'autre bout de la lande (l'endroit est le calvaire des Houssas si je ne me trompe...). Un peu de repos fait du bien avant de revenir aux voitures ! Remarquez qu'à droite il y a cependant toujours des "actifs" filet en main !

Voici maintenant les photos que Florence, Cécile et Marc viennent de m'envoyer (et pour commencer... quelques explications sur le schéma ci-dessous vous permettront de mieux savoir de quoi on parle !)


Comme pour tout insecte qui se respecte, le corps d'une libellule est divisé en "Tête-Thorax-Abdomen". La tête porte les yeux, le thorax porte les pattes et les ailes, à l'extrémité de l'abdomen (qui est très long !) il y a les organes reproducteurs.

Voici d'abord le sous-ordre des zygoptères : ce sont de petites libellules à l'abdomen fin, aux yeux bien séparés et avec des ailes approximativement de même largeur. Ce sous ordre est représenté ci-dessous par des Lestes et des Agrions

Leste verdoyant (Lestes virens) : nous en avons observé plusieurs mâles et femelles sur les landes de la Poterie. Ce sont des libellules de petite taille, peu communes dans notre département. Ici c'est une femelle : ptérostigmas bruns avec de chaque côté une ligne claire, arrière de la tête bicolore.


Lestes verts (Lestes viridis) : "petites libellules de grande taille" (comme vous voyez : tout est relatif !), très communs en fin de saison. Ces 3 couples sont en train de pondre sur une branche de saule. Nous les avons observés à Jugon.


Agrion élégant mâle (Ischnura elegans) : l'espèce est très commune et nous l'avons observée aussi bien à Jugon qu'à la Poterie. L'abdomen est noir avec une tache colorée (bleue chez le mâle adulte) bien visible sur le huitième segment. Les ptérostigmas sont bicolores.


Agrion porte coupe (Enallagma cyathigerum) : ceci est un mâle observé à Jugon (segments 8 et 9 bleus chez le mâle adulte et un unique trait noir sur le côté du thorax- deuxième segment abdominal bleu sur lequel se détache un dessin en forme de coupe noire).


Voilà : il manquait un agrion parmi ceux que nous avons observé. C'est celui-ci, l'Agrion de Vander Linden (Erythromma lindeni). Essayez donc d'apprendre le nom par coeur : c'est bon pour la mémoire et cela vous permettra d'épater vos amis ! Ceci dit à quoi le reconnait-on (par rapport à son voisin du dessus, par exemple ? Réponse de Florence : "à ses yeux très bleus et aux traits bleus au-dessus de la tête" et pour ce qui est de l'abdomen : "deuxième segment entièrement noir sur le dessus, dessins noirs en as de pique sur les segments suivants, tâche bleue de taille réduite à l'extrémité de l'abdomen". D'accord sur la photo, cela ne saute pas aux yeux !
C'est bien pourquoi il faut aller voir sur le terrain : celui-ci nous l'avons rencontré aux landes de la Poterie...

Voici maintenant le sous-ordre des anisoptères qui sont de grosses libellules avec les ailes postérieures plus larges que les ailes de l'avant. D'autre part ces ailes restent étalées lorsque la libellule est posée. Deux genres sont représentés ci-dessous : les Aeshnes (famille des aeshnidés) et les Sympétrums (famille des libellulidés)

Aeshne mixte (Aeshna mixta). Nous avons observé ce mâle à Jugon. Remarquez les deux bandes jaunes bien visibles sur le thorax. Bravo au photographe qui l'a pris en plein vol !


Aeschne bleue (Aeshna cyanea) : nous en avons observé plusieurs sur les landes de la Poterie. Remarquez les deux grosses taches jaunes sur le dessus du thorax et les bandeaux bleus sur les deux derniers segments de l'abdomen.


Sympétrum rouge sang (Sympetrum sanguineum). Ce mâle se reconnait à ses pattes noires et à son abdomen rouge. L'espèce est très commune et nous l'avons observée aussi bien à Jugon qu'à la Poterie : nous avons vu de nombreux "tandems" (c'est un mot que j'ai appris pour ma part !) en train de pondre au-dessus de la végétation humide.


Sympétrum fascié (Sympetrum striolatum) : c'est à Jugon que nous avons observé ce mâle adulte avec son abdomen rouge. Bien entendu les participants ont pu voir ses pattes noires et jaunes et les larges bandes obliques rouges et jaunes sur son thorax... et bien d'autres choses encore !...

Ainsi se termine donc notre sortie "libellules" du 20 septembre 2008. Rendez-vous les 4 et 5 octobre à Plessala.
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Vivarmor Nature - dans La Poterie
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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 07:38

Ce week-end, avec 32 participants, est le plus chargé des 75 week-ends assurés par l'association depuis 1985 !
Trois constats s'imposent à l'issue de ces deux jours de découverte :
1 - Vu ce qui est tombé sur Trémaouézan et les tourbières de Langazel (où sont les sources de l'Aber Wrach), celui-ci n'est pas prêt de manquer d'eau !
2 - Le nombre et la variété des chapelles, fontaines... que l'on peut voir dans la région est prodigieux.
3 - Si la vie des goémoniers-paysans de la côte était rude, il y a encore peu de temps... cela a laissé à leurs descendants des qualités d'accueil remarquables.
Voyons tout cela en images :


Samedi - 10 heures 30 : partis de St-Brieuc sous un temps agréable, nous voici à Trémaouézan sous la pluie. La troupe s'agglutine autour de la "voiture-pilote" de Jean-Paul et Annie car il s'agit pour chacun de se préparer un pique-nique, avant un parcours de 5 à 6 kilomètres...


... à la découverte (comme indiqué sur ce panneau) d'une "zone humide"... et question "humidité" nous avons été gâtés !


Heureusement nous étions bien équipés ! Parapluies, cirés, capuches... étaient sortis. Le futur déjeûner lui était en "self service" et on voit ici que chacun y va de bon coeur pour préparer  "son" pique-nique (en dépit de l'exiguité du support : un simple table de camping !). Alors il faut attendre son tour mais vous remarquerez le sens de l'entr'aide du groupe : une main charitable tient le parapluie au-dessus de ma tête tandis que j'essaie de m'approcher de la "sainte table" !



Nous voilà, avec notre guide, aux sources même de l'Aber Wrach (après avoir suivi une ancienne voie d'un "petit train" local et traversé une tourbière).


Heureusement , pour la "pause pique-nique", (à mi-parcours à peu près)... un "abri-observatoire" nous accueille.


A la fin du pique-nique un café est même offert par Annie à tous ceux que cela intéresse...


Puis nous continuons notre "progression" avec ici une petite halte sur un "sentier d'interprétation" fort instructif, au milieu d'une tourbière boisée. A l'allure réjouie et "nue-tête" des participants, on devine que la pluie a cessé (au moins momentanément).


Nous voici de retour à Trémaouézan dont nous traversons l'enclos paroissial. Je prend la photo d'une tombe sur laquelle Anne venait de repérer une inscription du genre "Vous qui passez ici n'oubliez pas de verser une goutte d'eau pour ..." . J'ai oublié la suite me disant que de toute façon j'avais la photo. Je ne me doutais pas encore du déboire qui m'attendait : c'est quelque temps après que je me suis aperçu que toutes les photos prises avec mon appareil étaient effacées ! Heureusement, je n'étais pas le seul à en prendre...


Gaby nous entraîne (après avoir essayé, à sa sortie d'une station-essence, de semer le groupe peu après Ploudaniel !) vers cette autre petite chapelle dédiée à Sainte Pétronille...


... que (par chance) nous trouvons ouverte et, ma foi, fort jolie !


Sainte Pétronille elle-même nous y accueille...


... et nous raconte naïvement sa vie (en breton et en français)...


... avant de nous inciter à voir sa fontaine (parée bien sûr d'un tas de vertus !) avec un curieux banc de pierre autour d'une sorte de "baquet" central. Gaby, lui, (sous un abri un peu à l'écart) nous raconte ensuite la raison pour laquelle il s'est intéressé à cette chapelle... mais je ne m'attarde pas ici sur ces propos plutôt "païens" (cependant quelqu'un les a enregistrés et j'en garde trace ! On ne sait jamais...).


Allions nous, après cela, faire un petit tour par Le Folgoet ? Comme chacun sait, c'est un important centre de pélerinage et le grand pardon de N.D. du Folgoet, c'était le dimanche 8 septembre... Y passer la veille avec notre cohorte de 9 voitures était risqué... Eh bien pas de problème : on voit ici le groupe arrivant sur la place devant la basilique... Nous avons pu y faire une halte d'une bonne demi-heure que chacun a occupé comme bon lui semblait...


... ce qui a laissé aux photographes le temps de faire le tour de la basilique afin d'en admirer les véritables "dentelles" de pierre...


... ainsi que les nombreuses statues en "Kersanton"...


Bien entendu nous y sommes presque tous rentrés (et l'intérieur vaut l'extérieur)... mais (comme le montre cette photo) on pouvait, exceptionnellement, voir dehors quelques statues préparées pour la procession du lendemain.


Nous aurions souhaité faire quelques arrêts pour voir l'évolution de la vallée au fur et à mesure de notre progression vers l'estuaire... mais ce n'est pas facile et nous avons du nous contenter des rares "points de vue" (comme ici)...


... avant d'arriver sur les dunes de Ste Marguerite, à l'extrémité donc de l'estuaire (du côté ouest, non loin du port de l'Aber Wrach où notre hébergement était réservé).


Les curiosités botaniques ne manquent pas... Voici Annie en pleine action !..


... pour photographier cette Spiranthe d'automne. C'est vrai qu'il y a beaucoup de plantes ( Euphrasia - Asperge prostrée...) à voir (et à photographier) sur ces dunes...


... où les champignons sont également nombreux et variés...


... ainsi que les papillons.


Le lendemain (dimanche), le temps a bien changé et l'Aber Wrach sous le soleil, c'est quand même autre chose ! Nous sommes ici sur un belvédère que l'on rencontre en allant de Lannilis vers Plouguerneau (en passant par le pont du Paluden).


L'endroit est superbe : on voit d'ici une bonne partie de l'estuaire.


Aussi c'est l'endroit choisi pour prendre cette photo de groupe.


Nous voici maintenant au "Musée des goémoniers" de Plouguerneau où nous sommes accueillis par Guénolé...


... qui pendant plus d'une heure et de façon passionnante va nous parler de l'activité et de la vie (rude et difficile)...


... des "paysans goémoniers" d'une époque pas si éloignée que cela...


... où les bateaux étaient fabriqués sur place par des artisans locaux dont on voit ici l'outillage... où tout le monde (chevaux compris) embarquait pour aller passer plusieurs mois sur des endroits isolés (souvent des îles)...


Après le musée, nous rencontrons Francine sur le petit port du Koréjou. Le métier de goémonier elle l'a fait...


... à cet endroit même où elle nous parle...


...et où elle nous montre l'un des fours...


... fidèlement reconstitué et où l'on vient de refaire, comme autrefois, brûler le goémon (préalablement séché, ce qui n'était pas toujours facile !) pour obtenir les "pains de soude" comme celui que l'on voit à droite au premier plan. (on parlait de "soude" parce que les éléments étaient "soudés" mais c'est l'iode contenue dans ces "pains de soude" qui était recherchée et payée aux goémoniers par les différentes usines installées dans la région)

Par chance, à la fin de la visite du four, Francine rencontre (comme on le voit ici) un bateau reconstitué lui aussi... et tout à fait identique à ceux qu'elle a connu enfant et dont le propriètaire est l'un de ses amis.


Elle nous en parle donc en connaissance de cause et nous permet même de prendre en main les outils de l'époque (pigouille-guillotine) ! De plus comme je lui fait part de notre souci de trouver un coin pour le pique-nique tout en allant vers Iliz Coz, elle nous invite chez elle...


... où, non seulement elle met à notre disposition sa pelouse...


... mais où elle nous prête aussi des chaises...


... avant de nous offrir le café dans la pièce qui lui sert de garage (qui est aussi équipée en matériel de cuisine)... et où elle prend le temps de discuter avec chacun (comme on la voit faire ici avec Danielle).


Ce sont des rencontres que l'on n'oublie pas ! D'autant plus que Francine nous a sorti des documents comme celui que Michel tient ici en main (le temps de la photo)...


...et où l'on voit notre bateau de tout à l'heure (ou son frère jumeau) avec à son bord des "coiffes d'époque". Assurément tous les participants à ce week-end se souviendront de Guénolé (dans le musée) et de Francine (sur le terrain puis chez elle) !


La maison de Francine étant tout près d'Iliz Coz, nous avons pu aller à pied voir ce curieux site récemment restauré (avec création d'un petit musée) ...


...on y a récemment (dans les années 70) découvert, par hasard, les restes d'une chapelle médiévale avec un cimetière autour. Celle-ci était complètement ensevelie sous le sable et avait été oubliée depuis des siècles ! La photo montre ces ruines dégagées et mises en valeur actuellement.


La chapelle ensevelie, c'est une chose mais autour il y a aussi beaucoup à voir... et à photographier !


Après Iliz Coz, nous voici à la "chapelle du Val" (ou "chapelle du Traon"). Comme son nom l'indique, elle est dans un creux, auprès d'une fontaine.


On voit ici le portail d'entrée et on devine les quelques maisons environnantes, le tout se trouve au sommet d'un petit vallon qui descend vers l'Aber Wrach.


De là, nous partons pour un dernier circuit sur la "côte est" de l'aber, c'est à dire sur le versant opposé à celui que nous avons visité le samedi (avec les dunes de Ste Marguerite et le port de l'Aber Wrach).
Nous longeons ce versant, en montant puis en descendant à plusieurs reprises, avant d'arriver en vue de l'estuaire. Nous y reconnaissons le port de l'Aber Wrach où nous étions hébergés et (de ce côté ci) le petit port de Perros (rien à voir avec Perros-Guirrec évidemment !) d'où partent des vedettes qui font des excursions dans les environs.


Sur l'autre rive, dans une petite vallée secondaire, nous découvrons ce spectacle surprenant de bateaux échoués bien à l'abri.


 Un peu plus loin (sur la route du retour) voici la vue que nous avons sur les "amers" (à droite de la photo) avec même le phare de la Vierge (tout à fait au fond à gauche).


Des plantes... encore des plantes... les curiosités naturalistes sont partout présentes...


...les oeuvres d'art aussi...


... ne manquent pas sur le parcours !


Et, pour finir en beauté, nous voici à l'intérieur de la "Chapelle du Val". Nous avons réussi à en avoir la clef auprès d'un habitant du voisinage. Celui-ci a même offert à chacun une notice explicative sur ce que l'on pouvait voir à l'intérieur de la chapelle (on voit sur la photo Monique et quelques autres utilisant ce document  ).


Il y a, dans cette petite chapelle, des sculptures admirables de vie et de naïveté comme cette "fuite en Egypte" (parmi beaucoup d'autres dont une "vierge allaitante").


 Le veek-end se serait arrêté là si (après un dernier goûter...) Gaby ne nous avait conviés à revenir par la côte... à faire un dernier arrêt à Goulven (son lieu d'origine, pensez-donc !)... et dont l'église offre aussi de curieuses sculptures (comme celle qui figure ci-dessus). Nous avons ensuite longé les dunes de Keremma (mais sans nous y arrêter)...et ainsi s'est terminé notre 75ème week-end !

Je remercie tous ceux qui m'ont confié leurs photos... et heureusement après l'incident qui m'est arrivé le samedi, ils ont été nombreux. Il est possible que d'autres photos me parviennent encore dans les jours à venir... et que je les mette sur le blog...

Petite précision au sujet de cet incident avec mon appareil photo (cela peut intéresser tous les appareils numériques et ils sont de plus en plus nombreux) : cela fait environ 10 ans que j'utilise (sans le moindre problème) cet appareil et je n'avais jamais eu l'idée de "reformater" la carte. Aussi celle-ci était-elle devenue "encombrée" ... Après consultation d'un expert et "reformatage", l'incident a été réglé... alors que d'autres vendeurs me faisaient croire mon appareil "bon pour la casse" car trop vieux !

Si vous avez des idées pour le programme de 2009, faites les nous connaître avant fin novembre (date à laquelle nous mettons au point le programme de l'année suivante)...

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Vivarmor Nature - dans week-ends
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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 21:24
Le samedi 23 août, nous étions 21 à suivre les explications de Jean-Paul (et de quelques autres) dans une région située au nord de Dinan. Le matin nous avons découvert le bois de Pleurtuit et l'après-midi de superbes panoramas dans la vallée du Frémur.
Je mets (aujourd'hui dimanche) une bonne vingtaine de photos sur le blog mais j'en rajouterai sans doute dans les jours à venir

Tréméreuc est un petit bourg situé sensiblement à mi-chemin entre Dinan et Dinard.


Au nord de Tréméreuc, nous voici dans le "bois de Pleurtuit" (non loin de l'aérodrome du même nom).


Dans ce bois, il y avait bien sûr de nombreuses plantes à découvrir mais aussi plusieurs mares (lieu de reproduction d'amphibiens), des insectes...


... et même des champignons !


Aussi Jean-Paul a t-il fort à faire pour renseigner chacun : ici il explique les caractères de cette fougère...


Ici d'autres plantes sont à déterminer (et certaines semblent s'y mettre !)...


... finalement (en matière de plantes) chacun semble avoir trouvé son bonheur !


Surveillés par Annie, voici deux photographes fort appliqués à traquer la petite bête (des papillons sans doute, vu l'intérêt que leur porte Alain)


... effectivement des papillons il n'en manque pas mais les prendre en photos est tout un art...


... et quand on voit le résultat de la photo précédente (c'est une Sylvine que Michel tenait dans sa main et qu'Alain a pris en "macro"), on se dit que c'est un travail de connaisseur ! 


Pas de chance pour ce Lucane femelle (dont le mâle est appellé "Cerf volant") qui vient de se faire écraser sur le chemin.


Nous voici de retour vers l'endroit où sont garées les voitures, à un endroit où le train passait autrefois comme l'indique la maison (numérotée 13) qui était l'abri d'un "garde barrière"


Ce parking à voitures est un vaste espace aménagé...


... dont nous profitons pour "casser la croûte"...


... et nous reposer un peu...


...avant de reprendre la route...


... en direction du bourg de Tréméreuc...


... avec sa curieuse et très ancienne église.


On voit ici (dans les murs de cette église) les pierres locales : ce sont des gneiss (la roche feuilletée) et des migmatites (la roche grenue). Nous allons rencontrer ces roches en descendant dans la vallée du Frémur.


Nous y voici dans cette vallée du Frémur (où il y a des mûres à cueillir en attendant que tout le monde soit descendu).


Il n'y a pas que des mûres : voici de superbes lianes de houblon accrochées à un arbre (qui, lui, semble en bien mauvais état).


Rapidement le sentier monte ferme...


Mais arrivés au sommet, on s'aperçoit que l'effort en valait la peine !


D'autant plus que les fleurs et les papillons ne manquent pas...


... sur ce versant de la vallée du Frémur.


Nous y avons aussi rencontré cette superbe araignée (une Argiope)


Mais, bien sûr, quand on monte, il faut redescendre !


Nous voici arrivés sur une route et un pont qui traversent le barrage établi sur cette vallée. De là nous avions un très bon observatoire des nombreux oiseaux fréquentant le plan d'eau.


Jean Paul montre ici une galle (une de plus : voir vallée du Jaudy en 2008 et estuaire de l'Arguenon en 2007)


Ici nous sommes au bord du plan d'eau, là où la baisse du niveau de l'eau en été a permis à une végétation bien particulière de se développer.


... ce que Jean-Paul explique ici aux botanistes intéressés... mais voyez au fond que certains apprécient les tapis de plantes pour un tout autre usage !. C'est vrai que la position allongée permettait une bonne observation des avions qui manoeuvraient sans cesse au-dessus de nos têtes (le lendemain était prévu en effet un spectacle de la "patrouille de France" dont nous avons eu un petit aperçu dès le samedi).


Nous remontons maintenant vers nos voitures en traversant ce superbe bocage...


... où nous rencontrons ces deux charmants animaux... comme nous, ils ont assisté ( et assistent toujours d'ailleurs...) au ballet aérien au-dessus du plan d'eau ( à l'arrière plan de la photo)... ce plan d'eau que, pour notre part, nous venons de quitter.

Ainsi se termine notre dixième sortie de l'année (sans compter les week-ends). A propos de week-end, celui de l'Aber Wrach (les 6 et 7 septembre prochain) est complet depuis longtemps. La prochaine sortie est le 20 septembre (voir programme 2008)
 



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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 23:33
Le samedi 12 juillet, sous un ciel nuageux mais sans pluie, nous avons passé une excellente journée dans la vallée du Jaudy au niveau de la Roche Derrien.

Partis de la place de l'église, le groupe ( nous étions 23) vient de rejoindre la vallée du Jaudy.

Emmenés par Jean-Paul, nous remontons le cours de cet estuaire du Jaudy.

Ici en effet les marées se font toujours sentir et des plantes marines (Jean-Paul va en chercher quelques unes) se développent en milieu plus ou moins salé.

Devant cette vieille bâtisse (actuellement bien délabrée) que l'on voit à l'arrère plan et qui se trouve en fait sur la rive opposée de la rivière, le groupe attentif a donc droit à un premier cours de bota !

Ici, nous sommes arrivés à l'endroit où l'effet des marées cesse de se faire sentir. Nous franchissons le Jaudy sur ce superbe pont...

... pour grimper vers le "Chateau noir" en empruntant ce large chemin creux entouré de chaque côté par des talus dont la base est en pierre bien maçonnée (voyez à gauche sur la photo) et dont la partie supérieure (en terre) est plantée d'arbres.

Nous voici arrivés sur l'emplacement de cet ouvrage ("Castel Du" en breton) datant de l'époque gallo-romaine : un ensemble fortifié, entouré de larges douves (où le groupe se trouve à présent).

Il faut marcher un certain temps dans cet ancien fossé, en longeant le rempart en terre (à droite sur la photo) ...

... avant d'atteindre le centre de l'édifice où autrefois s'élevait paraît-il, une grande tour en bois (à la fois zone de défense et poste d'observation : nous sommes sur une hauteur et à l'époque les arbres n'existaient pas). Sur le rempart (visible maintenant à l'arrière du groupe, il devait y avoir une palissade en bois (une seconde palissade bordant l'extérieur du fossé). L'endroit aurait aussi servi (plus récemment) de camp pour les troupes de Charles de Blois pendant la "guerre de succession".

Nous voici redescendus du "Chateau Noir" dans les rues de la Roche Derrien...

... où comme vous le voyez, les discussions vont "bon train". Nous remontons en fait vers un second sommet anciennement fortifié (emplacement du donjon d'un chateau) et actuellement occupé par une chapelle (la "Chapelle du Calvaire").

 Voici l'intérieur de la chapelle. Si le vitrail paraît bizarre, c'est parce que une oeuvre d'art plus ou moins transparente (expo temporaire sans doute) s'intercale entre le photographe et ce vitrail.

Voici le groupe sur l'esplanade qui entoure la chapelle...

... et d'où l'on a une superbe vue sur la partie de l'estuaire que nous avons parcourue en arrivant.

Ici, nous redescendons de l'esplanade de la chapelle pour rejoindre nos voitures (près de l'église donc)...

... une église "bâtie sur le roc", en l'occurence du schiste briovérien, que l'on voit bien ici sous l'un des piliers de l'église.

Après ce premier circuit du matin, nous rejoignons l'estuaire pour le pique-nique dans un endroit charmant (quoique un peu venté !)...

... où chacun se restaure et se repose en vue du circuit de l'après-midi.

Voilà, c'est reparti pour un second petit tour le long du Jaudy mais cette fois vers l'amont dans la partie de la vallée où la mer ne pénètre pas. Les fleurs abondantes et variées ont ici des admiratrices !

Un peu plus loin, nous passons à nouveau de l'autre côté de la rivière en empruntant ce joli petit pont en bois...

... d'où l'on a une très belle vue (le pont au second plan est celui que nous avons franchi précédement pour monter vers le "Chateau Noir" .

Juste après le centre de canoe-kayak, un panneau nous renseigne sur ce que nous allons voir en remontant la vallée. Nous ne ferons pas le circuit en entier mais seulement la vallée (2 voitures ont été envoyées à l'extrémité du parcours pour ramener les chauffeurs...)

Voyez : l'état de fraîcheur de la troupe fait plaisir à voir...

... et l'attention ne faiblit pas ! Jean-Paul montre ici les différentes fougères rencontrées (il en a 5 espèces différentes entre les mains)...

... et juste un peu plus loin, voici que nous en rencontrons une sixième. Les fougères sont des plantes pouvant profiter des zones faiblement éclairées pour se développer, sont favorisées dans ce fond de vallée.

Alain et Simone étant avec nous, nous avons aussi beaucoup d'informations sur les papillons rencontrés !

Cette photo pour vous donner un aperçu de l'aspect et de la beauté des lieux traversés. Il faut dire que le temps est idéal !

Jean Claude, lui, ce sont les champignons qui l'intéressent. Penserait-il déjà au week-end "Saveurs d'automne" qu'il va organiser (comme chaque année) les 18 et 19 octobre prochain au Gouray ?

Voici une photo en gros plan de l'un de ces champignons que vient de m'envoyer Alain COSSON. 16 juillet : Jean-Paul aussi vient de me fournir des renseignements sur ce curieux champignon : son nom est Cyathus striatus - l'exemplaire visible ici est assez jeune, c'est pourquoi il est encore fermé par une membrane blanche. L'enveloppe externe (brun foncée et hérissée de poils) est caractéristique. Au local de Vivarmor (10 Boulevard Sévigné à St-Brieuc) je mets une feuille avec de plus amples renseignements. 


Le cours de la rivière est ici barré par une importante masse de béton avec (au milieu) quelque chose que certains examinent de près...

... il s'agit d'une "passe à poissons" et la photo montre les différentes "marches" de l'engin qui permettent la remontée par étapes.

Ici, ce sont des "galles" sur une feuille de chêne : des larves d'un petit insecte se développent dans les tissus en secrétant des substances chimiques qui provoquent un développement et une coloration particulière en certains points du végétal. Nous avons déjà parlé des galles : voir la sortie "Estuaire de l'Arguenon" du 25 août 2007 (elle est toujours sur le blog !).

Nous voici arrivés en vue du chateau de Tremezen où se termine notre marche de l'après-midi. Les conducteurs vont aller reprendre leur voiture à l'église de la Roche Derrien...

... auparavant nous jetons un coup d'oeil à ce magnifique hêtre dans l'allée qui mène au chateau...

... cet arbre est creux et Claudine fait le pari d'y entrer...

... voilà, c'est gagné ! L'endroit de plus était parait-il très confortable !



Ainsi se termine notre neuvième sortie pour l'année 2008. La prochaine aura lieu dans la région de Tréméreuc le samedi 23 août (voir programme)

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