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  • : Photos de sorties de l'association VIVARMOR NATURE
  • : Découvrir la nature en Bretagne avec l'association Vivarmor Nature (10 boulevard Sévigné - 22000 SAINT-BRIEUC)
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  • GUILLAUME Michel (Vivarmor Nature)
  • J'aime faire un maximum de photos et les faire voir ensuite.
 Depuis plus de 30 ans, j'ai fondé une association de protection de la nature : Vivarmor Nature
  • J'aime faire un maximum de photos et les faire voir ensuite. Depuis plus de 30 ans, j'ai fondé une association de protection de la nature : Vivarmor Nature

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 23:48

Le mardi 24 janvier 2012 avait lieu à St-Jacut une réunion consacrée à la "gestion durable de l'activité récréative de pêche à pied et préservation de la biodiversité littorale". C'était le résumé de 4 années de travail de Vivarmor sur le terrain, le tout encadré par Franck DELISLE ...

 

01

 ... que l'on voit ici renseignant la presse.

 

 

02

Ces panneaux illustrent bien ce travail... qui dépasse maintenant largement le cadre du département : l'idée en ayant été reprise au niveau régional et même maintenant au niveau national !

 

 

03

 C'est Monsieur le Maire de St-Jacut que l'on voit ici (à l'avant du groupe) lancer les débats.

 

 04

 Vont lui succéder les 3 intervenants que l'on voit maintenant debout à droite de la photo...

 

 

05A

    ... à savoir (de droite à gauche) : Jérémy ALLAIN, Franck DELISLE et Laurent DABOUINEAU. 

     

 06

 Maintenant c'est au tour de Maud BERNARD (qui prépare une thèse sur le sujet) de prendre la parole (sous le contrôle de Franck, bien sûr !).

 

 

07

 Puis la parole va être donnée aux participants...

 

08

 par les deux organisateurs de la réunion.

 

 09

 On voit ici que la discussion continue même une fois la séance "levée"...

 

 10

 ... et chacun a pu repartir avec de nombreux souvenirs ! 

    

 Pour en savoir plus vous pouvez consulter les articles suivants qui sont toujours sur le blog :

- "La pêche à pied récréative en France..." du 19 mai 2011

- "Safaris des bords de mer aux Ebihens, au Verdelet..." de juillet 2010

- "Vivarmor et Nicolas HULOT au secours de la biodiversité marine" de août 2009

   

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GUILLAUME Michel (Vivarmor Nature) - dans vivarmor
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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 22:52

Le samedi 19 novembre 2011, 24 personnes ont suivi avec un très grand intérêt la visite, commentée par Dominique ROCABOY, de Geotexia, une importante usine de méthanisation dans la région du Mené. Je remercie deux de nos adhérents qui m'ont envoyé des photos de cette sortie et particulièrement Anne FERRON qui, en plus de la vingtaine de photos, m'a fourni l'essentiel des explications qui figurent ci-dessous (le second est Michel LALOI).

 

00stgillescarte Voici la région concernée... C'est (avec celle de Locminé dans le Morbihan) une opération régionale de récupération et de valorisation des déchets.

 

 

01stgillesphoto1entree

Cette photo est prise à l'entrée de l'usine : là où arrivent les camions.

 

 

02

 Jean-Claude MICHEL (à droite sur la photo)...

 

 02stgillesdominiqueguyomardphoto2

 ... accueille notre guide Dominique Rocaboy, agriculteur, directeur de Geotexia et à l'origine, il y a des années dans le pays de Saint-Gilles-du-Méné, de la réflexion avec les diverses forces vives locales, sur la nécessité de concilier écologie, agriculture et logique économique. Avec un groupe de divers bords (élus, artisans, agriculteurs, commerçants etc) il s'est rendu dans de nombreux pays d'Europe pour voir ce qui existe en matière de valorisation des déchets. Ensuite tous ont réfléchi à la transposition de ces installations dans le Méné en l'adaptant à sa situation géographique et économique.

 

 03stgillesentreebadgephoto3

 Les camions sont badgés à leur arrivée...

 

 

04stgillesbalancephoto4

 ... ensuite ils passent sur cette balance.

    

 

05stgilllescamionphoto5  On voit ici (à l'arrière du groupe), l'un des 17 camions qui emmène les boues de Kermené (un abattoir local) chaque semaine à Geotexia.

 

 06

 Le groupe rentre maintenant dans l'énorme complexe que représente cette usine de méthanisation de la région du Mené. On voit à gauche les cuves où s'effectue la première étape : le traitement des déchets liquides (par exemple la semaine dernière 25 tonnes de crême anglaise et de yaourts d'un usine locale)... Les liquides sont traités par hydrolyse pour détruire les germes pathogènes. 

 

 

07 On s'approche maintenant de l'endroit où est stocké le gaz...

 

 07stgilles1ereetapebullephoto7

 ... dans cette énorme bulle (d'une surface de 2000 mètres carrés)... et qui est gonflée sous la pression du biogaz obtenu par fermentation. 

 

 

08stgillesbiogazexpulsedanstuyauxphoto8

 Lequel gaz est expulsé dans ces tuyaux...

 

 

09

 ... et ensuite conduit dans une autre partie de l'usine...

 

 09stgillesbiogaztuyauxphoto9

 ... par ce passage que l'on voit ici.

 

 10stgillescolonneh2sphoto10

 Il arrive alors dans la colonne de H2S (le gaz qui a décimé les sangliers dans la baie cet été !)...  

 

11stgillescolonneh2sgrosplanphoto11

   Le soufre sera détruit par des bactéries puis le gaz sera séché et refroidi.

 

 

13stgillesgazsechephoto13

 Le gaz séché et refroidi produit des fumées (atteignant une température de 420°)... lesquelles sont recyclées dans un circuit pour sécher le digestat... Les gaz inutilisés sont brûlés dans la torchère (à droite)... produisant des flammes de 2 mètres de haut (impressionnantes la nuit paraît-il) !

 

 

14stgillestorcherephoto14

 Deux curieux sont allés voir de près la torchère juste avant qu'elle se mette en route : vu la chaleur intense, on se serait cru (dit Anne) en plein mois d'août sous le cagnard !

 

 15stgillescoeursystemephoto15

Nous sommes ici au coeur du système...

 

 16stgillesodeursphoto16

 Les odeurs sont aspirées en permanence et traitées à la soude. Ensuite les déchets sont envoyés dans un entrepôt où ils sont digérés par des bactéries... de la bruyère sert de filtre... le tout devant être renouvelé tous les sept ans puis incinéré. 

 

 

17stgillesschema Geotexia est implanté sur un site de 13 hectares dont 1 de lagunes et plantations de saules (transformées en copeaux pour les chaudières à bois de la commune)... L'herbe à l'extérieur est tondue par des moutons... et des oies monteront bientôt la garde ! 

 

18stgillesdigestatphoto18

 Voici les résidus des déchets traités... ce que l'on appelle le digestat.

 

 

20stgillespanneauphoto20

 A Geotexia on recycle à 100% : 1 moteur fait tourner 1 génératrice qui produit de l'électricité (15000 MWh/an, ce qui est suffisant pour chauffer la plupart des maisons de la commune) / Les fumées de 420° produites sèchent le digestat / Reste 530 kw thermiques que le lycée de Merdrignac va utiliser pour ses futures serres sur le site / Reste aussi de l'eau stockée dans 1 bassin de 40.000 mètres cubes... eau  destinée à la croissance des saules... saules qui seront découpés en planchettes pour les chaudières à bois de la commune...

  

 

21stgillesobjectifsgeotexiaphoto21

Geotexia a coûté 15 millions d'euros. Inauguration décembre 2010. Recettes de l'entreprise: les paysans qui financent le traitement de leur lisier + la vente des 15 millions de watts / Charges: les emprunts + le salaire des 3 ingénieurs permanents + la maintenance des machines. Le projet est dans le cadre d'un projet local écologique (parc éolien, maisons passives etc).

 

 

C'est la seconde visite d'une usine de méthanisation que Vivarmor effectue : la première étant à Plélo chez Alain GUILLAUME. Nous l'avons visitée en 2009 (l'article est toujours sur le blog sous le titre "Visite de la première unité de méthanisation bretonne..." dans "sorties 2009" 

La différence est que Geotexia (plus récente puisque terminée en 2010) est une opération régionale... d'une toute autre ampleur donc que la première installation vue à Plélo (qui correspond, elle, à une seule ferme) 

 

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GUILLAUME Michel (Vivarmor Nature) - dans Sorties 2011
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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 02:53
En souvenir de Gaby NEDELEC dont je viens d'apprendre le décès début juillet 2010

C‘était il y a juste 2 mois : Gaby m’avait demandé, un peu au dernier moment, de participer à notre avant-dernier week-end sur les bords de la Rance. J’avais fait une exception pour lui car tout le monde appréciait le boute en train qu‘était Gaby. C’est ainsi que, le 2 mai dernier, avec la complicité de Maryvonne RENAULT, Gaby fêtait son soixante dix-neuvième anniversaire au cours d’un mémorable pique-nique sur un site exceptionnel : le Mont Gareau (ou Garot) près de St-Sulliac. Cela est toujours sur le blog (voir week-ends) Des week-ends avec Vivarmor, Gaby en a fait une bonne dizaine. Avec Michel BOIVIN (médecin comme lui) et André POCHON, il formait un trio d’exception dont beaucoup d’entre nous ne sont pas près d’oublier les animations et prestations hautes en couleur.

 Au cours du week-end sur les bords de la Laïta et à Pont-Scorff (encore sur le blog lui aussi, ainsi que le week-end Aber Wrac'h), nous avons pu apprécier aussi Gaby dans son rôle de grand’père. Une remarquable complicité (dans le meilleur sens du terme) entre les deux générations sautait aux yeux et Gaby était heureux.

 Il me le disait d’ailleurs après chaque week-end : c’est fou ce que j’apprends et ce que je me plais en votre compagnie… Je l’assurais que la réciproque était toute aussi vraie !

 Nous regretterons donc notre « Grand Rhinolophe » : c’est le surnom que Michel BOIVIN lui avait trouvé suite à un week-end au cours duquel nous avons exploré la vallée de l’Aulne de la source à l’estuaire avec une soirée et une sortie « chauves-souris » du côté de Pont Coblan.

 Nous avons aussi apprécié l’artiste et disciple de HE YIFU, un peintre chinois amoureux de la Bretagne. A St-Brieuc cela a donné plusieurs expositions et Gaby a même invité plusieurs d’entre nous dans sa grande maison de la côte St-Pierre pour nous présenter ses oeuvres Depuis l’avant-dernière visite que je lui ai faite à Rennes, je suis d’ailleurs en possession d’un superbe livre intitulé « Le voyage d’un peintre chinois en Bretagne ».

Merci Gaby pour tout cela. A Malou et à ses enfants (que j’ai eu comme élèves … tandis que moi j’ai connu leur père comme gastro-entérologue…) je peux confier que Gaby était apprécié de tous ceux qui l’ont connu et que nous ne l’oublierons pas !

 

J'ajoute quelques photos-souvenirs de Gaby pour le faire connaître à tous et rappeler à ses amis de Vivarmor Nature quelques bons moments passés en sa compagnie :

 

Redimensionner01Bannière(St-Gildas)

Gaby le facétieux : nous avons sorti notre vieille bannière (salut André Feller !) et démarrons une sortie-procession sur l'île St-Gildas. Gaby a glissé sa tête au bon endroit pour amuser la galerie !

 

 

RedimensionnerEtel 1 Gaby le naturaliste observant les oiseaux dans la région d'Etel en 2002. Maryvonne et Guy ont beau tenter de faire diversion... Gaby lui comme Annie observe imperturbable !...

 

 

RedimensionnerEtel 2... ce qui ne l'empêche pas de se lancer quelques instants plus tard dans des récits divers (médecine, chevaux, vie briochine...) qui alternent joyeusement avec les observations naturalistes.

 

 

RedimensionnerLaïta (Pont Scorff)Ici c'est le grand'père qui réfléchit avec son petit fils... sur l'avenir du saumon en Bretagne (nous sommes à Pont Scorff en 2007 et ce week-end figure toujours sur le blog).

 

 

RedimensionnerWE OrneGaby savait aussi donner à l'occasion un coup de main pour la préparation des repas... sous le contrôle de nos deux cuisinières en chef... que Gaby (et Michel Boivin son complice) appelaient les "tambouilleuses" (nous sommes ici dans l'Orne en 2006).

 

 

 

 

 

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 22:45

Pas de doute, 2011 est une année exceptionnelle pour les champignons : jamais il n'y en a eu si peu !... depuis 9 ans que sont organisées dans la région du Mené les journées "Saveurs d'automne".

Cependant, comme vous le verrez en regardant les photos qui suivent, la récolte de ce samedi n'est pas sans intérêt et l'expo de demain dimanche vaudra le déplacement. Venez donc nombreux... pour ceux qui ne pourront y être, je mettrai en fin de journée, quelques nouvelles photos... Voilà, c'est fait ! 

 

 

01

 Comme chaque fois, un premier rassemblement a lieu sur la place du Gouray... 

 

 02

 ... c'est là que sont fournies les premières explications.

 

 03

 Ensuite rassemblement sur le terrain.

 

 04

 Voici la petite troupe se dirigeant d'un pas décidé...

 

 05

 ... et sous un soleil éclatant... dans un merveilleux paysage... vers les lieux de cueillette.

 

 06

 Des champignons, voyez qu'il y en a quand même !

 

 

07

 Reste à les déterminer...

 

 08

 ... et pour cela voyez que l'on n'hésite pas à consulter les meilleurs ouvrages !

 

 09

 Mais au final, pour les déterminations, nous avions avec nous comme chaque année les meilleurs spécialistes...

 

 11

... et ceux-ci pour chaque espèce rencontrée...

 

 

10

 ... ont fournit à tous des explications détaillées.

 

 

12

Petite variante venant s'intercaler dans notre parcours mycologique :   nous passons devant un ancien "relais de chasse"...

 

 

13

 ... qui domine cette superbe clairière au milieu du bois.

 

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 Voyez que malgré tout les paniers se remplissent...

 

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Cela ne déborde pas... mais quand même...  

 

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 ... il y a de la variété dans chacun d'eux...

 

 

17

... et quand dans la salle des fêtes du Gouray (où demain dimanche aura lieu l'expo habituelle)...

 

 18

 ... chacun apporte et étale sa récolte...

 

 19

 ... le résultat n'est pas si mauvais que cela !

 

 20

 Le soleil (en fin de journée) apporte (comme on voit ici) un petit éclat de plus... sur une partie de la cueillette ! 

 

 

21

En plus de la vue... il y a parfois l'odeur !

 

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Demain (dimanche 16 octobre 2011, à partir de 14h.) tous ces champignons seront étiquetés et présentés par famille.

 

 

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 Voici dans la salle des fêtes, l'ensemble des participants...

 

 24

 C'est toute la biologie des champignons qui est passée en revue pour terminer...

 

 

25

... avant le pot final que l'on voit ici.

 

Au total une journée fort agréable et instructive...

Alors : à demain !

 

 

Photos envoyées par Alexis LE PRIELLEC

 

RedimensionnerSaveurs automne presse 01

Une belle procession !... nous entrons dans le bois où va se faire la cueillette.

 

 RedimensionnerIMG 7411

 Bon : c'est pas tout de ramasser... mais va falloir ranger et étiqueter tout cela d'ici demain... se disent les responsables de l'expo.

 

 

Et en effet le dimanche après-midi :

 

01

 Les champignons récoltés sont maintenant classés et bien rangés.

 

 02

 Les premiers arrivants regardent et se renseignent.

 

03

 Les visiteurs sont tous très intéressés...

 

 04

 ... surtout quand un expert leur présente quelques espèces hors du commun.

 

 05

De plus il y a de la doc... et même un montage (sur le portable au second plan) présentant une bonne centaine de champignons de la région.

 

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 Comme chaque année aussi...

 

 07

 ... poires et pommes (des variétés locales bien entendu) sont au menu...

 

 

08

... avec en plus quelques espèces plus rares... 

 

 09

 ... comme celles que vous voyez ici.

 

 

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 Mais revenons aux champignons !... Cette espèce que vous avez vue (dans les panniers hier puis dans le local), vous saurez maintenant son nom... 

 

 11

Quelque chose d'assez rare pour terminer : le mycélium de ce champignon (Chlorosplénium) colore le bois en vert... mais ici en plus on voit quelques carpophores en relief qui vont assurer la dissémination de l'espèce.

 

 12

On voit Alexis prendre une dernière photo... cependant que les explications continuent...

 

Ainsi se termine "Saveurs d'automne 2011" ...

En 2012, ce sera la dixième année paraît-il !

N'oubliez pas : samedi et dimanche prochain, il y a Tréglamus... 

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GUILLAUME Michel (Vivarmor Nature) - dans champignons
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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 20:46

Nous avons eu, en la personne de Julien HOURON, un super-guide pour notre sortie du samedi 1er octobre au Sillon du Talbert. Nos adhérents ont aussi répondu en grand nombre : nous étions en effet une soixantaine de participants au total.

Ce grand nombre rendait le travail de notre guide d'autant plus difficile ; malgré cela personne n'a été déçu et nous avons vu l'ensemble du sillon, avec arrêts aux points les plus intéressants... Bref : une sortie exceptionnelle... merci Julien !

 

Merci aussi à tous ceux qui m'ont adressé leurs photos : Anne FERRON, Argan LOISEL, Alain LAMOUR, Michel LALOI, Michel BLAIN... pour compléter les miennes !

 

Je compte faire suivre cette première série de photos (prises lors de la sortie elle-même) par d'autres qui montreront les plantes du Sillon, les oiseaux qui le fréquentent ou qui y nichent, les différents galets témoins de l'histoire géologique de la région... Avis donc à tous ceux qui pourraient me fournir des photos pour cela (j'en ai déjà quelques unes parmi ce que j'ai reçu des personnes sus-nommées, de Didier TOQUIN...) mais c'est encore insuffisant !  

 01

  Voici une partie des participants (tout le monde n'est pas encore arrivé) réunis devant la "Maison du Sillon" et recevant les premières explications.

 

 

02 

C'est parti !... Nous sommes ici à la base du Sillon et du côté ouest...

 

 

03

 Voyez : il y en a qui prennent des notes ! Tous regardent dans la direction indiquée pour apercevoir...

 

 04

 ... à l'ouest du sillon, une première "queue de comète" (au centre de la photo) : des galets qui se sont entassés à l'abri d'un rocher... et qui forment cette bande arquée qui arrive vers nous. Nous sommes non loin de la base du Sillon, là où il y a encore (comme vous voyez au premier plan) des restes d'enrochements.

 

 

05

 Le Sillon, voilà son aspect vu de cette base où nous sommes. Il est formé au total (nous explique Julien) de 4 parties : la partie sableuse (ici au premier plan) - une partie affaisée - une partie formée de galets et en bon état - une partie terminale nettement élargie. Le tout faisant plus de 3 kilomètres de long ! 

 

 05A

 Le groupe vient de remonter sur le sommet du Sillon. Nous sommes toujours (comme vous pouvez le voir) dans la partie sableuse.

 

 

06

Nous voilà en train de descendre de l'autre côté du Sillon (à l'est donc)... 

  

 

05B

pour y examiner une zone où se développent (entre autres...) des Chardons bleus...

 

 

07

 ... nous repartons ensuite vers la seconde partie du Sillon... en faisant cependant comme ici d'autres arrêts "bota". 

 

 08  

Cette fois pas de doute : nous sommes sur des galets...

 

 

09

 ... avec des végétaux différents... et des "laisses de mer" qui (une fois enfouies et décomposées) leur serviront de nourriture. 

 

 10

 Voici (en prenant un peu de recul) l'aspect du Sillon avec sa partie légèrement surélevée à l'ouest et sa partie plus abritée à l'est (là où se développent les touffes de végétaux... 

 

11

 ... des 'Choux marins" notamment... qui forment par endroits de véritables champs de choux !

 

 12

 Nous voici dans la partie terminale... élargie (comme on voit sur la droite de la photo)par des amas de galets plus sombres. Nous approchons donc de l'extrémité... mais voyez que même la tête de la troupe n'y est pas encore ! 

 

 

15 

En approchant de cette extrémité, on voit bien vers l'est (la partie la plus abritée) des zones de cultures marines (bouchots ici et tables à huitres plus à droite)...

 

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 ... de même que l'on voit de mieux en mieux aussi le phare des "Héaux de Bréhat".

 

 14

 Ce panneau vous indique clairement que vous avez cette fois atteint la pointe du Sillon...

 

 17

 ... ce que Julien nous confirme lui aussi... en nous fournissant, de plus, quantité d'anecdotes et de renseignements... par exemple sur le sillon ancien qui était beaucoup plus long que l'actuel et s'appuyait sur les îlots au large...

 

 18

 La pointe atteinte... il faut revenir !... Nous redescendons vers l'ouest...

 

 

19

 ... là en effet nous allons trouver une zone sableuse fort agréable sous les pieds...

 

 

20

 ... ce qui après plus de 4 kilomètres déjà parcourus... permet d'accélérer un peu le retour. Voyez que le groupe s'étire !

 

 

21

 Un dernier petit arrêt pour observation...

 

 

22

 ... de formations plus anciennes que le sillon actuel : des galets plus ou moins soudés par des oxydes de fer...

 

 

23

 ... ou encore des dépôts de fonds de marécages... avec au-dessus une mince couche d'hématite... bref : des formations que le Sillon a recouvertes et protégées avant de les abandonner (en se déplaçant vers l'est) aux houles actuelles qui les érodent à grande vitesse... si bien qu'il n'en reste plus que des morceaux ici ou là.

  

 J'arrête ici ce compte-rendu de la sortie elle-même. En espérant pouvoir bientôt la compléter par des précisions sur la botanique, l'ornithologie... la géologie du lieu...

Merci aussi à Anne HELLOUVRY dont je viens de recevoir les photos.

 

 

Géologie du Sillon

 

 00 Carte et galets

 Cette photo (prise lors d'une sortie du groupe "Patrimoine Géologique 22") donne une idée de la variété et de la provenance des galets que l'on peut observer sur le Sillon. Les photos suivantes vous en présentent quelques uns en gros plan.

 

 

01 Granodiorite du Talbert

 C'est sur cette roche (la granodiorite du Talbert) que le cordon est installé. C'est donc elle (avec ses enclaves sombres) que l'on trouve le plus abondamment.

 

 02 Orthogneiss icartien

 Cet orthogneiss icartien représente, lui, la formation géologique la plus ancienne (environ 2 milliards d'années). C'est sans doute de la région de Port Béni qu'il provient.

 

 03Microgranite Loguivy

 C'est à ses feldspaths rosés (pour certains) et verdâtres (pour d'autres) au sein d'une pâte microgrenue que l'on reconnait ce galet en microgranite de Loguivy : une roche que l'on voit en filons (à la pointe de l'Arcouest notamment) dans la formation de Launay.

 

 

04 Tuf de Tréguier

 Ce sont les tufs de Tréguier qui sont représentés avec ce galet. On voit les roches en place dans la région de Pors Even ou encore dans les vallées de Lézardrieux ou de Téguier.

 

05 Conglomérat Bréhec  

Ce conglomérat avec ses galets (noirs) de phtanite et ses galets (clairs et plus nombreux) de quartzite pourrait venir de Bréhec où il est abondant à la base de l'ordovicien.

 

 06 Phtanite

Il arrive que l'on trouve aussi des galets de phtanite de grande taille comme celui-ci tellement cette roche siliceuse (c'est un microquartzite graphiteux) résiste bien à l'altération et à l'usure.  

 

 07 Dolérite

Cette autre roche (de couleur noire elle aussi) est de la dolérite : une roche de filon qui a la composition du basalte et qui est très difficile à casser. Dans tout le Trégor les filons de dolérite sont abondants et il n'est donc pas étonnant de la trouver sur le Sillon.

 

 

08 Albit. Er

 Cet "albitophyre d'Er" reconnaissable à sa teinte vert foncé (avec cristaux blancs-verdâtres de feldspath) s'appelait autrefois "porphyre vert antique". Les îles d'Er sont situées à l'embouchure du Jaudy.

 

 09 Silex

 Ce silex reconnaissable à sa patine blanche et à sa cassure vient par contre de beaucoup plus loin... sans doute du centre de la Manche... poussé par la dernière transgression marine (entre -20.000 et - 6.000 ans)

 

 Ceci n'est qu'un petit aperçu de la grande variété des galets que l'on peut trouver sur le Sillon : une bonne vingtaine de formations géologiques différentes y sont représentées

 

 

Quelques plantes du Sillon

 

Voici quelques unes des plantes que nous avons vues au cours de la sortie

 

01 Chardon bleu

 D'abord le Chardon bleu ou Panicaut maritime (Eryngium maritimum) avec son inflorescence automnale... 

 

 02 Chardon en fleur

 ... une inflorescence que l'on a davantage l'habitude de voir comme ceci.

 

 03 Pavot cornu

 Ici c'est le Pavot cornu (Glaucium flavosa) photographié lui aussi au printemps.

 

 

04 Bettrave maritime

 Cette plante, vous l'avez déjà vue plus haut : c'est la Bettrave maritime (Beta maritima).

 

 05 Choux en graîne

 Le Choux marin aussi (Crambe maritima) je vous l'ai déjà montré : le voici comme nous l'avons vu avec ses fruits...

 

 06 Choux en fleurs

 ... et ici en fleur, photographié donc au printemps.

 

 07 Champ de choux

 Quand je vous disais plus haut qu'il pouvait former de véritables "champs de choux" !...

 

 09 Choux et cakile

 Il peut aussi s'associer avec d'autres plantes...

 

 

Quelques oiseaux du Sillon

 

Je mets ici 4 photos que les participants à la sortie m'ont envoyées. J'ai attendu car j'espérais en recevoir de Julien sur l'ensemble des espèces fréquentant le Sillon. Si c'est le cas je les ajouterai... 

 

 

01Traquet Motteux

 Voici un Traquet moteux peu farouche et qui accompagnait le groupe sur toute la première partie du Sillon. Vous êtes trois à m'avoir envoyé son portrait !

 

 

02 Bécasseau variable

 C'est sur les parties sableuses entourant le Sillon que ce Bécasseau variable cherchait sa nourriture. La photo est de Didier TOQUIN. 

 

 03 Tournepierres à collier et bécasseaux sanderling

 Ce sont des Tournepierres à collier (sur la gauche de la photo) et des Bécasseaux sanderling que l'on voit ici sur les laisses de mer. La photo est de Anne HELLOUVRY. 

 

 04 Alouette

Entendre une Alouette chanter c'est une chose... mais pas facile de prendre en photo cet oiseau si mobile ! Certes il n'occupe pas ici le centre du cliché... mais on le voit quand même tout à fait en bas et à droite !...La photo est de Anne FERRON. 

   

 

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GUILLAUME Michel (Vivarmor Nature) - dans Sorties 2011
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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 19:24

Le mardi 13 septembre 2011, le groupe "P.G.22" organisait une sortie pour étudier le volcanisme briovérien de la pointe de Guilben. J'ai attendu quelque temps pour recevoir le maximum de photos de cette sortie. Je remercie Daniel LERICHE, Michel LE PEUCH, Monique KUBIAK, Michel MORVAN... à qui nous devons la plupart des photos qui suivent :

 

Redimensionner01Une bonne vingtaine de participants se retrouve sur le parking proche de la pointe...

 

 

Redimensionner02

... où la formation qu'ils vont aller examiner leur est présentée sur cette carte.

 

 

Redimensionner03

 Un premier arrêt, en bas du sentier qui mène à la pointe, permet de rappeler...

 

 Redimensionner04

 ... l'état des lieux dans les années 1970... bien différent de l'état actuel !

 

 

Redimensionner05 

Nous voici arrivés sur les premières formations visibles dans la partie est de la pointe...

 

 Redimensionner06

 ... où Colette LERICHE et Michel GUILLAUME fournissent les premières explications...

 

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 ... notamment sur la spilitisation des basaltes visibles ici...  

 

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 ... puis sur la mise en place des coussins de lave... il y a environ 615 millions d'années en milieu marin quelque part dans l'hémisphère sud. 

 

 

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 Par endroits l'empilement des coussins permet de bien comprendre leur mise en place...

 

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 ... avec parfois des figures surprenantes comme ce "coeur de cornaline" visible  ici entre les coussins.

 

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 Nous sommes en effet arrivés à l'endroit où les empilements de laves sont les plus parlants...

 

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 ... et où également  on peut voir comme ici des filons d'aplite avec des déformations très curieuses.

 

 

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Encore un peu plus loin, les laves en coussins sont surmontées par des formations quaternaires complexes.

 

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 Plus loin encore on voit de superbes empilements de coussins...

 

 

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... avec des coupes très parlantes dans certains d'entre eux.

 

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La forme des coussins permet de reconnaître la polarité de la série...

 

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 ... et d'imaginer comment l'orogène cadomien les a déformés et redressés.

 

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 Chacun examine, s'interroge... Certains photographient...

 

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 ... les "objets" les plus parlants" rencontrés.

 

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 Ici ce sont des filons blancs de calcite que l'on voit intercalés et plissés entre les coussins plus ou moins disloqués... 

 

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 ... avec par endroits dans ces zones calcaires des figures particulières comme on voit ici.

 

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 Nous passons ensuite du côté ouest de la pointe en traversant cette zone boisée...

 

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 ... pour y examiner des formations bréchiques...

 

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... comme on voit ici...

 

 Redimensionner29

 ... et qui indiquent des conditions différentes de mise en place.

 

 

De nombreuses photos du secteur sont visibles sur le site "Breizh-geologie" de notre ami Michel LE PEUC'H (voir article "les pillow-lavas de Guilben à Paimpol")

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 05:06

De quoi sont donc morts les sangliers en baie de St-Brieuc ?

 

La réponse à cette question est maintenant de plus en plus évidente : ils sont morts asphyxiés par l’hydrogène sulfuré (H2S) contenu dans la vase où ils fouillaient pour s’alimenter.

 

Explication :

 

-         Les algues vertes au niveau d’un estuaire comme celui du Gouessant (ou dans une zone de vasières d’une façon plus générale) peuvent être rapidement enfouies par de nouvelles couches de vase que la mer dépose au-dessus d’elles à marée montante.

 

-         Une fois enfouies les algues ne se voient plus mais elles se conservent et fermentent

 

-         Les gaz résultant de ces fermentations, dont l’hydrogène sulfuré (H2S), restent eux aussi piégés dans les sédiments vaseux. C’est comme cela d’ailleurs que se sont formés les gisements de gaz et de pétrole au cours des temps géologiques !

 

-         Les quantités d’algues, ainsi emprisonnées dans les sédiments fins qui s’accumulent dans un estuaire ou une vasière au cours des différentes marées hautes, peuvent être importantes et le SH2 produit peut atteindre des taux élevés comme l’ont montré les mesures faites par des scientifiques.

-          

-         Même si on ne voit plus d’algues vertes sur les plages aux alentours, il peut  donc y en avoir de grandes quantités emprisonnées dans la vase et en fermentation dans les zones de vasières ou d’estuaires.

 

-         Un animal (cheval, chien, blaireau, ragondin...), qui traverse la vasière peut, par son simple poids, percer une de ces poches de gaz et en respirer le contenu.

 

-         Les sangliers, de plus, fouissent la vase pour y chercher de la nourriture et ont un comportement de groupe ce qui les expose encore davantage à rencontrer les poches de H2S.

 

Les recherches de substances qui auraient pu être à l’origine d’un empoisonnement n’ont rien donné… Les traces d’hydrogéne sulfuré ont été par contre positives sur tous les cadavres examinés … il n’y a donc plus de doute maintenant, à mon avis, sur la cause de leur mort !

 

 Michel GUILLAUME

Pléneuf le 12 septembre 2011

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 22:14

Pour notre 84ème week-end, nous venons de passer 2 jours (le samedi 11 et le dimanche 12 septembre 2011) sur les sommets des Montagnes Noires. Voici en photos les différents sites observés :

Louis Le Normand vient de m'envoyer des photos (voir à la fin) 

 

01

Premier arrêt : les landes de Plévin en limite des Côtes d'Armor et du Finistère. C'est le grès armoricain qui y affleure donnant un sol pauvre et acide. Jean-Paul fait le point sur les différentes espèces de bruyère rencontrées.

 

 

02

Un peu plus loin, nous sommes dans une zone en légère dépression et boisée. Ce sont plutôt les fougères et les mousses qui font maintenant l'objet d'observations.

 

 

03

Nous voici maintenant devant les ruines d'une ferme isolée et abandonnée.

 

 

04

 Alain vient de découvrir cette jolie chenille lorsque nous montons vers le sommet de ces landes de Plévin...

 

 

05

 ... sommet que nous avons atteint ici et d'où la vue s'étend aussi bien vers le bassin de Chateaulin que vers le sud où d'autres sommets apparaissent au loin, ce que la géologie locale (et le tirage distribué aux participants) explique fort bien. 

 

 

06

 Nous voici maintenant sur un parking proche de la chapelle du Crann à Spézet pour le pique-nique du samedi midi...

 

 

07

 Une pluie aussi soudaine que bien drue nous oblige à sortie les pépins et à nous réfugier dans les voitures avec nos sandwitchs.

 

 

08

 Une visite commentée de la chapelle avec ses admirables vitraux... nous met pendant quelque temps à l'abri.

 

 

 09

 Mais, à l'étape suivante, la statue de N. Dame des Montagnes Noires était un peu humide elle aussi !

 

 

10

 Ce n'est qu'en arrivant sur les hauteurs de Kastell Ruphel que le temps devient à nouveau convenable...

 

 

 11

 ... pour nous permettre de découvrir une ancienne et importante carrière fort accueillante...

 

 

12

 ... avec ses nombreuses mares...

 

 

13

 ... ses superbes araignées...

 

 

14

 ... ses plantes rares.

 

 

 15

 A partir de St-Thois (où nous étions hébergés au centre Ty Forn) nous découvrons maintenant les bords de l'Aulne...

 

 

16 ... et les roches locales (d'âge carbonifère) en couches verticales avec par endroits des phénomènes de fauchage sur les pentes.

 

 

17

 Nous voici maintenant rassemblés pour le repas du soir.

 

  18  Le dimanche matin, voici le groupe en route vers la Roche du Feu...

 

   19  ... un sommet vers lequel nous montons dans un paysage fort agréable... et sous un temps redevenu ensoleillé !  

 

 

 20

Plus on approche du sommet et plus la vue devient grandiose...

 

 

21

 Arrivés au sommet...

 

 

22

 ... c'est une vue à 360° que l'on avait sur toute la région : bassin de Chateaulin, baie de Douarnenez, Menez Hom, est des Montagnes Noires... C'est pour cela qu'à l'époque où les Vikings et autres envahisseurs venaient faire des razzias dans la région en remontant l'Aulne, des feux sur ce sommet prévenaient les populations locales. 

 

23 Un petit tour à Pont Coblan (où nous avions trouvé un gîte lors de notre week-end "Vallée de l'Aulne en 2001)...

 

 

24

 ... nous permettait ensuite...

 

 

26

 ... d'explorer à nouveau les bords de l'Aulne...

 

 

25

 ... avec ses curiosités botaniques, comme ici de superbes touffes d'hépatiques.

 

 

28

 Echaudés par notre premier pique-nique sous la flotte... nous revenons au gîte pour celui du dimanche midi !

 

 

27

 Une fois de plus Maryvonne (encouragée par une partie du groupe) se livre à son sport favori : remuer la salade pour bien en mélanger les ingrédients.

 

 

29

 Nous arrivons maintenant à Trévarez...

 

 

31

 ... et nous dirigeons vers cette oeuvre d'art...

 

30

 ... dont les torsades en branches de saule sont aussi curieuses à examiner de l'intérieur que de l'extérieur.

 

 32

 Pour se renseigner... pour repartir avec un petit souvenir... il y a ici ce qu'il faut.

 

 

33 Pour observer le parc et ses célèbres floraisons (hortensias comme ici... mais surtout rhododendrons et azalées...) septembre n'est pas la bonne saison...

 

34... mais le chateau avec ses briques roses et ses sculptures en kersantite...

 

 

35 ... avec sa salle d'exposition sur l'historique des lieux...

 

 

36

 ... avec aussi son plan d'eau...

 

 

37

 ... dont le fronton est superbement décoré avec au centre un sanglier (mais oui !) grandeur nature... et en pleine forme contrairement aux nôtres en baie de St-Brieuc !...

 

 

38avec enfin ses terrasses ...

Bref, le chateau de Trévarez offre un admirable point de vue sur le paysage environnant.

 

39On voit ici la kersantite recouverte de lichens blancs (au premier plan), d'algues rouges et vertes plus loin)...

 

 

40

  ... et en regardant de près on aperçoit sa structure particulière (avec des cristaux de feldspaths blancs allongés et entrecroisés) qui permet de la sculpter aussi finement.

 

 

41

 Pour terminer nous voici à Pont Triffen...

 

 

42

 ... dont on voit ici l'écluse. C'est à cet endroit que le canal de Nantes à Brest rejoint l'Aulne. 

 

43 A l'intérieur de la maison éclusière, nous avons pu nous instruire sur la loutre et les autres mammifères aquatiques grâce à une expo du G.M.B. (Groupe Mammalogique Breton).

 

 

44

 ... et aussi jeter un coup d'oeil sur ce gros brochet naturalisé.

 

 

45

 Un dernier contact avec le milieu naturel... un dernier goûter vers 17 heures... et nous allons reprendre les voitures pour le retour après ces deux journées bien remplies.

 

Je mettrai sans doute dans les jours à venir des photos que m'enverront les uns et les autres car bien sûr je n'étais pas seul à sortir mon numérique... à bientôt donc !

 

Photos de Louis LE NORMAND

 

01 Plévin Voici le groupe au sommet des landes de Plévin.

 

 

02 Crann

 Ici c'est la chapelle N.D. du Crann à Spézet que nous nous apprêtons à visiter...

 

 03 Vitrail

 ... avec ses superbes vitraux (ici des "scènes d'enfer" !... du Jugement dernier) sur lesquels des explications détaillées nous ont été fournies... 

 

 04 Mariage

 ... un mariage s'apprêtant à y être célébré, nous avons dû cependant libérer les lieux... et avons d'ailleurs croisé le cortège des mariés dans le bourg de Spézet !

 

 05 ND MN

 Voyez qu'à l'étape suivante (N.D. des Montagnes Noires) les capuches et parapluies étaient de service !

 

06 Kastel

Le temps s'est heureusement amélioré !  Nous voici au sommet de Kastell Ruphel... et au bord de la carrière...  

07 K. Ruphel

 ... dans laquelle nous entrons maintenant.

 

 08 Allée

 Un petit détour (en redescendant de la carrière vers les voitures) nous permet de jeter un coup d'oeil sur l'allée couverte de Kastell Ruphel.

 

09 Gîte

 Voici l'arrivée au gîte de St-Thois...

 

 10 St-Thois

  ... et une vue sur le bourg (de St-Thois) lors de notre périple vers la vallée de l'Aulne.

 

11 Pont Coblan Ici nous sommes à Pont Coblan... et toujours dans la vallée de l'Aulne

 

12 Goûter   Le groupe prend maintenant un dernier goûter près de la maison éclusière de Pont Triffen

   .

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GUILLAUME Michel (Vivarmor Nature) - dans week-ends
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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 03:21

Vivarmor et les algues vertes en baie de St-Brieuc

(Communiqué de l'association à la presse locale)

 

Notre association est co-gestionnaire de la Réserve Naturelle de la baie de St-Brieuc, en charge de la gestion scientifique de celle-ci ; à ce titre nous sommes éminemment concernés par la découverte des 36 sangliers dans l’estuaire du Gouessant. Nous avons depuis le début participé à la recherche et à la collecte des animaux morts en aidant les agents du service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et du Service Départemental d’Incendie et de Secours 22.

 

Ces découvertes ont eu lieu dans un secteur de la Réserve Naturelle où la protection est renforcée et c’est pourquoi nous attendions avec le plus grand intérêt de savoir quelle en était la véritable cause : l’hydrogène sulfuré (et donc les algues vertes), les cyanobactéries (et donc les retenues d’eau douces en amont) ou encore un empoisonnement (volontaire ou involontaire).

 

Aujourd’hui, la cause semble connue et les algues vertes sont incriminées, même si la Préfecture semble déborder d’énergie pour trouver une réponse différente.

 

Ces algues vertes, nous en parlons depuis plus de trente ans. En 1993, nous avons consacré à ce sujet un numéro entier du Râle d’Eau (notre bulletin d’information) ; c’était le numéro 76 et dans le numéro 143 de janvier 2011, nous avons, a nouveau, fait le point sur les causes de cette prolifération.

 

Depuis 1995 également (enquête publique sur le projet de Réserve Naturelle), nous demandons en complément pour cette Réserve que des mesures soient prises sur l’ensemble des bassins versants. L’affaire des sangliers montre bien que la protection de l’environnement et de la biodiversité impose des échelles de réflexion et d’actions globales, car les espaces protégés, aussi efficaces que soit leur protection, ne sont pas isolés du territoire qui les entoure.

 

L’état est responsable :

 

 La directive européenne du 12 décembre 1991 (dite « directive nitrates ») qui impose la lutte contre la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole aurait dû nous mettre sur la voie. Malheureusement les divers programmes, certainement sous la pression des lobbies agricoles, n’ont pas permis la mise en place d’une politique efficace et ambitieuse.

 

Les sangliers et la face caché de l’iceberg 

 

Le fond de baie de Saint-Brieuc par son fonctionnement écologique contribue à la production primaire de nombreux micro-organismes formant le plancton. Ces organismes sont à la base de nombreuses chaînes alimentaires et c’est ainsi par exemple que les jeunes bars de la baie de Saint-Brieuc viennent s’y nourrir, ou encore que les mytiliculteurs trouvent les conditions favorables à l’élevage des moules (10% de la production nationale).

 

Mais quelles sont les autres conséquences de la présence des algues vertes ? Les échouages d’algues, le H2S qu’elles ont produit… cela a sans doute tué les sangliers, mais cela peut aussi avoir un impact sur les autres organismes notamment planctoniques, impact invisible, moins médiatique mais ô combien important pour l’économie de la pêche par exemple ?

 

VivArmor souhaite aussi qu’à ces questions l’Etat réponde en mettant notamment en place un programme d’action efficace et concret associant des chercheurs, des agriculteurs, des pêcheurs, des citoyens, des élus…

 

Quelques précisions sur les algues vertes

(article paru dans le Râle d’Eau 143 de janvier 2011)

 

Le sujet certes n’est pas nouveau. Il y a 17 ans que le Râle d’eau a cru nécessaire de faire une mise au point très détaillée sur « Les algues vertes en baie de St-Brieuc » ! Mais il me semble nécessaire d’y revenir car depuis quelque temps l’opinion publique a mis la question à l’ordre du jour. Rappelez-vous il y a eu l’émission « Thalassa » (c’était en avril 2009)… il y a eu la mort du cheval puis des chiens… et les décès suspects d'une personne en contact avec le fameux H2S (Mr  MORFOISSE )… Alors maintenant que la question des algues vertes « est sur toutes les lèvres » (selon l’expression consacrée)…avec l’affaire des sangliers en plus… que la profession agricole, montrée du doigt,  se défend… allant (pour certains de ses représentants du moins) jusqu’à nier le rôle primordial des nitrates agricoles dans la prolifération des ulves… il m’a semblé nécessaire de refaire le point… et d’abord de rappeler ce que nous disions en 1993 dans le Râle d’eau n° 76).

 

Ce que nous disions déjà à l’époque

 

D’abord que (en 1993 donc) le phénomène n’était pas nouveau : « nous en parlions déjà en 1974… le numéro 10 du Râle d’eau faisait un premier point sur cette question en 1977 ! ». Mais en décembre 1993 nous consacrons (presque entièrement) le  numéro 76 de notre bulletin d’information  à cette question parce que le 25 septembre de cette année là nous avions invité Jean-Yves PIRIOU d’IFREMER à venir nous faire d’abord une sortie puis une conférence sur le sujet.

 Cela nous permettait d’écrire : « Aujourd’hui en effet la prolifération des algues vertes est bien connue dans son mécanisme, dans ses causes… mais pour autant, on préfère encore traiter le problème à son arrivée sur le littoral plutôt qu’à la source, ce qui n’est pas bien sûr la meilleure façon de le résoudre. »

 

Les causes de la prolifération des algues vertes

 

Nous expliquions d’abord (avec schémas à l’appui) que sur les 7 espèces d’Ulves connues, seules deux espèces sont impliquées dans le phénomène algues vertes (et l’une principalement, l’autre étant plus occasionnelle).

 

Nous insistions ensuite sur « les 3 conditions nécessaires à la prolifération des algues vertes »

 

«  Il est maintenant bien démontré que trois conditions doivent être réunies pour que se développent activement les ulves sur le littoral :

-         il faut d’abord un estran sableux étendu et à faible pente, ce qui favorise un effet de lagunage. Le réchauffement de l’eau est rapide ; la pénétration de la lumière se fait de manière homogène dans toute la masse de l’eau. Cela favorise enfin l’échouage des algues sur les plages à marée montante.

-         Il faut ensuite une arrivée d’eau douce avec une teneur élevée en nitrates. Si cette arrivée d’eau débouche directement dans la zone favorable, là où existe une masse flottante d’algues, celles-ci vont se développer rapidement.

-         Il faut enfin un piégeage de la masse d’eau… Si la circulation résiduelle de marée est très faible ou nulle, les algues ne sont pas dispersées et baignent toujours dans le milieu qui leur convient le mieux, d’où leur prolifération »

 

Sous le titre « Rapport avec les nitrates » nous expliquions bien que ces derniers (contrairement au phosphore, aux sels minéraux…) sont bien ce que l’on nomme en terme scientifique le « facteur limitant », ce qui veut dire (et un schéma le montre clairement) que si les flux d’azote sont réduits, la prolifération des algues le sera aussi… et inversement bien entendu !

 

Nous faisions ensuite l’historique des « marées vertes en baie de St-Brieuc » montrant que si l’on connaît le phénomène depuis 1952, celui-ci s’est régulièrement amplifié depuis, atteignant des records à partir des années 80.

 

Nous expliquions aussi que tous les bassins versants n’ont pas la même rôle (là aussi je cite) :

« … trois critères vont intervenir :

-         la pluviométrie efficace (pluviométrie moins évaporation) va conditionner les écoulements et les lessivages et elle peut être très variable

-         la nature géologique du sous-sol, va permettre ou non de stocker des réserves…

-         l’hydromorphie des sols qui est un indicateur de la saturation potentielle en eau, intervient aussi . De plus, elle conditionne les potentialités de dénitrification naturelle »

 

Nous fournissions enfin des références bibliographiques en précisant :

« l’essentiel de ce dossier est extrait des publications fournies à notre association par J.Y. PIRIOU à la suite de sa conférence du 25 septembre 1993 »

Et d’ailleurs avant de publier ce papier dans le Râle d’eau je lui en avais envoyé le texte pour correction et modifications éventuelles bien entendu !

 

Je tenais à apporter ces précisions car on entend maintenant :

 

1-     les nitrates ne sont pas à l’origine des marées vertes vu que celles-ci ne se développent pas dans des baies recevant des quantités importantes d’azote

Réponse à cela : le nitrate seul bien sûr ne suffit pas ! S’il n’y a pas d’algues présentes au moments opportuns… si les courants dispersent rapidement les flux d’azote entraînant vers le large les produits… bien sûr qu’il n’y aura pas de marées vertes.

  

2-     les nitrates ne sont pas les seuls responsables : le phosphore aussi intervient

Réponse : dans les retenues d’eau douce (où ce ne sont pas des ulves qui se développent mais des algues vertes microscopiques) le phosphore peut intervenir … mais en mer les teneurs naturelles en phosphore et son piégeage dans les sédiments côtiers sont tels que celui-ci (contrairement à l’azote) ne peut intervenir comme facteur limitant. Ceci n’étant pas une raison bien sûr  pour ne pas en limiter les rejets ! 

 

3-     la réduction des flux d’azote (là où des efforts ont été faits) n’a aucune influence immédiate

Réponse : il faut tenir compte des nitrates piégés dans les nappes phréatiques ! Ce n’est surtout pas une raison pour cesser les efforts en matière de réduction des flux !

 

De même qu’il ne faut pas mettre tous les « agriculteurs » dans le même panier… de même il ne faut pas ignorer d’autres sources possibles d’azote… mais celles-ci sont très limitées par rapport notamment aux flux provenant des lisiers (épandus de plus souvent à contre temps).  

 

Michel GUILLAUME

 

 

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GUILLAUME Michel (Vivarmor Nature) - dans vivarmor
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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 14:43

Nos amis de la région du Mené (Alexis Le Priellec et Jean-Claude Michel) nous ont promené le samedi 2 juillet 2011 sur les traces des haut-fourneaux et des anciennes forges de leur secteur. Partis de Collinée, nous avons visité successivement un minière à Cabilan, le site du Vaublanc, d'anciens murs à Merdrignac pour finir à la Hardouinais où des restes sidérurgiques étaient bien visibles du fait de l'assèchement de l'étang. Le temps était superbe et les découvertes passionnantes !

 

 

01 Cabilan

 Nous arrivons à la ferme de Cabilan...

 

 04

 ... où le propriétaire (que l'on voit ici en compagnie de J. Claude Michel), nous accueille.

 

 02 Géol

 Jean-Paul Bardoul nous explique la géologie de la région...

 

 

05 carte géol ... avec examen de la carte géologique locale (carte au 1/50.000 de Moncontour).

 

 03 Minière

 Tout cela nous permet de mieux comprendre ce que l'on voit sur ce site d'une ancienne minière d'où l'on extrayait le minerai de fer utilisé dans les haut-fourneaux du Vaublanc.

 

 06

 Le groupe ici redescend de l'ancienne mine de fer (située en hauteur) vers la ferme de Cabilan.

 

 07 Vaublanc

 Ensuite, nous arrivons au Vaublanc...

 

 08 Chapelle

 ... et nous dirigeons vers cette ancienne chapelle devenue musée...

 

 

09

 ... où le propriétaire des lieux (à droite) nous accueille cependant que Alexis (au centre) nous explique l'intérêt du site...

 

 

09A

 ... avant de passer la parole à notre hôte...

 

 

09 panneau

 ... lequel nous raconte milles anecdotes sur toute l'histoire du lieu dont sa famille est propriétaire depuis de nombreuses générations...

 

 

11

 ... avant la visite compléte du petit musée à l'intérieur de la chapelle...

 

 

12

 ... d'où j'extraie cette ancienne gravure montrant l'état des lieux à l'époque où des régiments de mulets livraient le minerai de fer.

 

 

13 p.n.  Nous pique-niquons ensuite près des voitures au-dessus du plan d'eau...

 

 

14

... avant d'effectuer un petit circuit qui va nous permettre de voir d'abord cette curieuse construction dont les murs...

 

 

15 ... sont faits de parpaings tout à fait originaux : du laitier moulé à sa sortie du haut fourneaux !

 

 

16

 En remontant vers la tête du plan d'eau, le groupe côtoie ensuite des paysages superbes...

 

 

16A

 ... et Alexis nous raconte en détail toute l'histoire des lieux...

 

 

17

 ... avant retour vers le point de départ dans un paysage des plus verdoyants comme on voit ici.

 

 

18

 Nous sommes maintenant à Merdrignac et entamons (sous la protection de St-Jean Baptiste qui nous surveille du haut de son clocher !) une petite visite de la ville...

 

 

19

 ... pour y examiner notamment ces curieuses formations géologiques abondantes dans de nombreux murs anciens (des formations rouges du Pliocène sans doute cimentées par des oxydes de fer).

 

 19A

 Nous arrivons pour terminer à l'étang de la Hardouinais : celui-ci comme on voit sur la photo est parfaitement asséché... 

 

19B

 ... ce qui est une catastrophe pour les milliers de moules d'eau douce (anodontes) qui y vivaient...

 

20

... mais une aubaine pour ceux qui s'intéressent...

 

 

21

 ... aux restes de "laitiers" qui y ont été abondamment déversés depuis des temps très anciens.

 

 

23

 Sous nos pieds il y a des tonnes d'anciens mâchefers...

 

 

24

 ... parfois joliment colorés ! On y voit aussi des restes de charbon de bois non brûlé, ce qui montre un fonctionnement défectueux des haut fourneaux de l'époque et un gaspillage de la matière première.

 

25

 Mais cela fait la joie des collectionneurs actuels...

 

 

26

 ... et de tous les participants qui souhaitent ramener chez eux un petit souvenir (joliment coloré de surcroît).

 

 

27

 Boissons et gateaux sont offerts pour terminer par Alexis...

 

 

28

 ... qui (avec Jean-Paul et Jean-Claude que l'on voit ici à ses côtés) s'est "mis en quatre" selon l'expression consacrée pour nous offrir une superbe sortie !

Merci donc à tous et... à bientôt !

 

Les photos qui figurent ci-dessus sont de moi et de Monique Kubiak. Je viens d'en recevoir de nombreuses également de Michel Le Peuc'h et Yannick Le Duigou... j'en mets quelques unes ci-dessous :

 

 

01 Carte géol

 Voici d'abord la carte géologique présentée par Jean-Paul.

 

 02 Minière MG3

 Ici je parle du minerai visible à Cabilan

 

 

06 Vaublanc (vanne)

 Nous sommes maintenant au Vaublanc dont vous voyez la vanne de l'étang. 

 

 03 Guide 1

Notre guide dans son domaine. 

 

 04 Musée MG

 L'intérieur du musée...

 

 

05 Scorie moulée

 ... avec un des moulages dont  je vous montré plus haut l'utilisation dans un mur.

 

 07 Haches polies

 Voyez qu'il n'y a pas dans la région que du fer : on nous montre ici des haches en pierre polie.  L'une (la plus grosse et la plus claire) est en grés et l'autre en dolérite.

 

 08 Fleurs 2

 Les fleurs aussi ne manquaient pas...

 

 09 Fleurs 1

 ... il y en avait de toutes les couleurs ! 

  

  Altitude Merdrignac

 Et pour ceux qui se demandent à quelle altitude nous étions : en voici une idée (la photo a été prise à Merdrignac). 

 

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GUILLAUME Michel (Vivarmor Nature) - dans Sorties 2011
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