
Au groupe, réuni près de l'église d'Hillion, Jérémy explique le but de la sortie... et présente Elodie et Anthony, les deux représentants de la réserve naturelle qui nous accompagneront pour l'observation des oiseaux...

... pour cela il faut rejoindre le bord de mer... nous quittons donc le bourg d'Hillion pour descendre en direction de l'Hôtellerie.

Arrivés en bord de mer, notre guide (en guise d'introduction) nous fait un petit topo sur la "réserve naturelle en baie de Saint-Brieuc".

Pendant ce temps, Anthony et Elodie installent les premières longues vues...

... et distribuent à chacun des participants un dépliant avec toutes les informations nécessaires.

L'observation peut alors commencer...

... toujours sous la direction de Jérémy qui domine la situation grimpé sur un banc...

... mais un banc c'est fait d'abord pour s'asseoir non !... surtout quand on peut en même temps suivre et les explications et le spectacle au large...
... et au large justement il y a juste en face de nous un groupe de bernaches qui prend ses aises à marée montante (Merci Anne FERRON pour la photo !).

Voyez que certains sont bien équipés... et ont bien l'intention de rien laisser passer : ni les explications de Jérémy (à qui sur la photo j'ai coupé la tête)... ni le spectacle au large...sans oublier la documentation à consulter au cas où !

Comme vous voyez : il n'y a pas d'âge pour apprendre !

Après l'Hotellerie (que l'on voit maintenant au fond en arrière plan), voici le groupe arrivé à la pointe de Fontreven : un endroit idéal à marée montante car tous les oiseaux remontent la filière qui passe juste en bas de la pointe.

Et là aussi Jérémy doit répondre à de nombreuses questions.

Voici enfin la dernière halte... et aussi la plus longue tellement il y a d'espèces à observer...

au large en effet la mer continue de monter... et Jérémy continue d'informer...

Le temps est magnifiquement ensoleillé...

... comme le voit sur cette photo que je prends avec un peu de recul.

Mais tout a une fin : Jérémy répond aux dernières questions...

... et le groupe repart vers le bourg d'Hillion... rejoindre les voitures...
C'est vrai : je n'ai pas mis beaucoup d'oiseaux (à part les Bernaches photographiées par Anne FERRON)... n'étant pas moi-même équipé pour cela. Mais peut-être pourrais-je trouver auprès des spécialistes les photos des oiseaux observés au cours de cette sortie... et dans ce cas je compléterai cet article (comme je l'ai fait pour les libellules par exemple)... à voir donc dans les prochains jours !
Voilà, c'est fait : Anthony STURBOIS vient de m'envoyer des photos d'oiseaux observés et je les ajoute aux autres ; comme cela même ceux qui n'ont pas fait la sortie auront une petite idée de l'avifaune observée.

La Bernache cravant niche en Sibérie et de gros effectifs hivernent sur les côtes françaises. Il est possible d’avoir une idée de la
réussite de la reproduction qui s’est déroulé au printemps en observant les oiseaux à l’automne. Les jeunes présentent des rayures blanches/chamois sur les ailes (cf.photo). Lors du dernier
comptage du 8 décembre, plus de 3600 bernaches ont été dénombrées.

Plus coloré l’Huîtrier pie se nourrit essentiellement de bivalves (coques, moules…). On en dénombre régulièrement autour de 2000 individus durant les comptages hivernaux.

Ils sont très souvent en bande comme on voit ici.
Comme la Bernache cravant, le Canard siffleur est un canard herbivore. Il consomme des algues vertes, ainsi qu’une graminée, la
puccinélie, herbe poussant dans les prés salés.
Les mâles de la famille des anatidés montrent souvent un plumage coloré. Le mâle Canard pilet n’y déroge pas, il présente de belles teintes brunes et grises sur les ailes, un bec gris bleuté, un croupion blanc jaunâtre et surtout une longue queue caractéristique. La tête est à dominante marron et le blanc du corps remonte en pointe de part et d’autre du coup.

Un oiseau élancé au plumage sombre qui glisse sur l’eau le long des prés salés, il s’agit du Grand cormoran qui recherche sa nourriture en profitant de l’abondance de poissons qui se rend sur les prés salés à marée haute. Ces derniers eux-mêmes viennent s’y nourrir d’une multitude d’invertébrés.
Le courlis cendré est un grand limicole qui fouille la vase à l’aide de son long bec courbé

Le pluvier argenté est un petit limicole possédant un bec bien plus court que le courlis et l’huîtrier. Il se nourrit de vers, petit
crabes....
Voilà le programme 2009 terminé...
Vivarmor vous donne rendez-vous fin janvier (les 29,30 et 31) pour le festival Natur'Armor qui se tiendra cette année à St-Brieuc (au Centre des Congrès de
Brézillet) !
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Après chaque manifestation, sortie ou week-end de Vivarmor Nature, quelques photos sont présentées
sur ce site par Michel GUILLAUME. Ces photos sont également archivées au local de l'association dans des classeurs pour que nos adhérents puissent les consulter.
Nous voici arrivés près de l'entrée du cimetière et en contrebas de cette petite
chapelle (bâtie paraît-il à l'emplacement d'un édifice plus ancien)...
...environ 35 mètres plus haut que l'endroit où nous avons laissé les
voitures... Jean-Paul explique ici la raison de cette différence rapide d'altitude en nous montrant (carte géologique à l'appui) que nous avons quitté une zone basse formée par des schistes
pour monter sur le "granite de Quessoy Lamballe"...
Ce "granite" que nous rencontrons ensuite abondamment dans les murs anciens (comme
on voit ici) est en réalité plus ou moins lité car il a été transformé (étirement et métamorphisme) par l'orogène cadomien et est devenu un "orthogneiss". Nous sommes ici de plus sur
l'extrémité de ce massif : un lieu défensif idéal autrefois... raison pour laquelle un chateau y fut édifié...
... nous continuons à monter... mais le long des axes routiers cette fois... et
avec (comme vous le voyez) un beau soleil d'automne !
... pour atteindre la place située en face de la Collégiale (là où il y a le
Monument aux Morts)...
... là, ce n'est plus de géologie dont il est question (encore que Monument aux
Morts... murs de la Collégiale... méritent quelques explications)... mais de botanique !
Si la question est simple : "Pourquoi les feuilles changent-elles de couleur et
tombent-elles ?"... la réponse est beaucoup plus compliquée... et Jean-Paul nous en précise en détail tout le mécanisme.
Ainsi renseignés, nous poursuivons notre périple... toujours dans un cadre
splendide...
Un petit arrêt ici pour observer la grande variété des plantes qui poussent sur les
murs... surtout lorsque ceux-ci sont anciens car alors c'est de la terre (et non pas du ciment) qu'il y a entre les moellons.
Nous arrivons ainsi au voisinage de l'église St-Martin... et les explications
botaniques continuent : ce que Jean-Paul tient avec sa main droite est une "cardère" dont il nous explique le rôle autrefois pour "carder" la laine... et voyez que dans la main gauche il a encore
d'autres plantes à commenter !
Le groupe quitte maintenant la place de l'église St-Martin (que l'on voit à
droite) pour descendre en longeant (là où je me trouve pour prendre la photo) le mur du Haras...
... ainsi, nous atteignons (un peu plus bas) ces anciens lavoirs non loin
du Gouessant...
Après avoir exploré les "hauteurs" de la ville nous voici donc dans la "partie
basse"...
Le ciel jusqu'à présent était clément ! Voici les parapluies qui
s'ouvrent...les choses seraient-elles en train de changer ?... Alors que notre guide nous parle longuement du gui - lequel est très abondant sur les arbres alentour (mais pas n'importe lesquels
!)...
... les peupliers (surtout les plantations récentes... qui sont des espèces
importées et souvent des clones) sont infestées de gui (que certains oiseaux propagent allègrement...). Ici nous voyons aussi des aubépines atteintes alors que les chênes par exemple (n'en déplaise
aux druides...) se défendent efficacement contre la plante suçeuse de sève.
Le gui sur les peupliers au second plan... vous avez vu !...
... ce qui va nous permettre (un peu plus loin et toujours au bord de l'eau) de
tout savoir sur la reproduction des aulnes qui colonisent les lieux.
Nous revenons maintenant vers le centre ville... en longeant toujours la vallée du
Gouessant...
... en empruntant des sentiers piétons...
... qui font penser que nous sommes en pleine nature...
...alors que nous arrivons au centre ville...
... en plein coeur de Lamballe... dont la Collégiale apparait maintenant en
position dominante.
Voyez que je ne suis pas le seul à trouver les lieux éminemment photogéniques...
malgré la présence ici de nombreuses voitures.
Tiens ! Il semble y avoir quelque chose à observer un peu plus loin...
...voici l'endroit montré par Annie sur la photo précédente... regardez bien le
centre de la photo : c'est lui que je vais agrandir sur la photo suivante...
... pour tenter de vous montrer ce qui est ici l'objet de l'attention du groupe :
un mignon rat (tout blanc) qui prenait ses aises au bord de l'eau ( mon zoom malheureusement est limité et l'animal n'apparait pas très gros sur la photo !)
Tout cela pour vous dire qu'il n'y a pas que de la géologie, de la
botanique... canards, poules d'eau (en plus du rat ci-dessus) fréquentent aussi les lieux sans paraître dérangés outre mesure par les piétons que nous sommes.
Le patrimoine bâti - en particulier de très nombreux lavoirs (anciens...mais
bien entretenus et mis en valeur)- est fort bien conservé tout le long du cours d'eau...
Nous voilà revenus à l'endroit d'où nous sommes partis (le parking du déversoir de
l'étang). Il est près de 17 heures... la sortie se termine... chacun en gardera sûrement un excellent souvenir !
Nous sommes arrivés à la Grève des Courses et j'explique (photo à l'appui) comment grâce
à l'aide de la S.G.M.B. en 1982, nous avons réussi à stopper l'enrochement de la décharge (on le devine tout à fait à gauche sur la photo) qui menaçait de recouvrir les "poudingues de Cesson"
lesquels commencent tout de suite à notre droite. Au fond on devine la pointe d'Hillion de l'autre côté de l'anse d'Yffiniac et où nous irons ensuite. Mais regardons d'abord les fameux "poudingues
de Cesson"...
Nous sommes ici sur le banc de poudingues situé le plus au sud...
...les galets de ces poudingues sont tous formés d'une même roche : un "granitoïde" avec
des caractères de "trondhjémite" disent les spécialistes...
... certains de ces galets sont énormes comme celui que l'on voit ici (en remontant un
peu vers le nord)... et ce sont ces galets que l'on a daté à -650 millions d'années.
Entre les bancs de poudingues on voit des "métasédiments" redressés pratiquement à la
verticale. l'âge de ces métasédiments est d'environ 600 millions d'années. Sur la photo (en haut) on voit de plus des couches qui sont inclinées : c'est un phénomène (tardif) de "fauchage" :
durant les périodes froides du quaternaire des coulées de boue ont descendu les pentes entraînant vers le bas le sommet des couches.
Maintenant nous sommes au niveau de la pointe située le plus au nord (celle qui était
menacée en 1982 par la décharge). Les galets que l'on y voit sont plus petits et surtout très déformés ; certains plus que d'autres car ils n'avaient pas tous la même taille à l'origine et surtout
parce qu'ils ne sont pas formés comme précédemment par une même roche (on parle ici de "poudingues polygéniques"). L'âge de cette déformation (avec métamorphisme) est d'environ 570 millions
d'années.
Nous voici à l'Hôtellerie (sur la presqu'île d'Hillion aperçue au loin tout
à l'heure). Nous examinons une falaise avec des formations quaternaires. C'est de là que nous sommes partis avec Jean-Laurent MONNIER pour notre sortie
A la base de cette falaise (sur les terrains briovériens redressés et nivelés... des
métasédiments comme précédemment...) on voit les dépôts quaternaires les plus anciens dont l'âge est d'environ 300.000 ans...
... cependant que vers le milieu de la falaise on distingue facilement un niveau de
petits blocs rocheux (avec des prolongements vers le bas par endroits qui seraient dus à l'action du gel). Ce banc sépare des limons de deux âges bien différents : 120.000 ans
environ pour ceux qui sont en-dessous et 20.000 ans pour ceux qui sont au-dessus. Il y a donc ici une importante lacune !
A partir de la falaise de limon, le groupe progresse vers le nord pour examiner les
formations briovériennes de ce côté-ci de l'anse d'Yffiniac...
... celles-ci sont maintenant sous nos pieds... ce sont des tufs volcaniques schistosés
pour les parties les plus fines... avec des niveaux plus grossiers par endroits... ils sont toujours en couches verticales... et on devine par endroits des charnières de plis...
Un temps d'arrêt un peu plus loin : nous voilà en présence de quelque chose de "déjà
vu"...
... quelque chose que désigne l'extrémité du bâton... et que Dominique s'apprête à
photographier...
...pas de doute... ce sont bien des poudingues... mais avec des galets de très petite
taille... "polygéniques" comme les derniers que nous avons examinés de l'autre côté... et encore plus déformés ici.
Nous arrivons ensuite à un filon de dolérite... d'un âge plus récent que les
métasédiments briovériens dans lesquels il est intercalé : il aurait 330 millions d'années environ (orogène hercynien)...
... il est allongé lui nord-sud...alors que les métasédiments sont approximativement
est-ouest... Alain se trouve sur la bordure du filon... ces filons installés à la faveur d'anciennes cassures (celui-ci n'est pas le seul)... des cassures qui auraient pu rejouer
récemment et seraient en rapport avec la zone de fracture qui va de Quessoy à Nort sur Erdre...
La présence de minéraux ferro-magnésiens est abondante dans la dolérite... c'est
pourquoi les zones altérées ont cette couleur brune qui est la couleur de l'oxyde de fer (sous climat tempéré du moins)...
L'altération en boule est due à la circulation de l'eau dans les fissures de la roche...
et à sa pénétration par étapes dans la dolérite elle-même qui est ainsi altérée...
... les "écailles en pelure d'oignon" qui en résultent sont ici très fines (à cause de
la texture de la roche) et bien visibles (à cause de l'action de la mer).
Après un pique-nique ensoleillé dans une ancienne école d'Hillion (merci Blandine !),
nous voici de l'autre côté de la presqu'île d'Hillion... dans l'anse de Lermot...
... nous y observons ces gros blocs (arrondis par la mer) provenant d'une
formation superficielle très riche en fer... on pense que ce sont des restes d'une véritable "carapace latéritique"... on trouve de tels restes un peu partout et ils ont été abondamment
utilisés dans les constructions anciennes (comme l'église de Morieux). On les appelle "pierres de renard", "roussards", "pierres des landes"...
Mais ce que nous venions voir ici se trouve un peu plus loin : récemment (avec le groupe
"Patrimoine Géologique 22") j'avais repéré ces masses arrondies et allongées (sur lesquelles Alain met la main au premier plan de la photo)...
... je les avais identifiées dans un premier temps comme des "laves en coussins" mais
j'avais un doute et voulais avoir l'avis des "pros" de la S.G.M.B. !
Résultat : ce sont bien des "laves en coussins" apparemment... et de plus dans la
falaise Pierre JEGOUZO vient de repérer...
une zone (au-dessus de la tête de Monique) qui pourrait bien aussi...
... être des coussins de beaucoup plus grande taille encore ! Dans cette région
(vers l'extrémité de la presqu'île d'Hillion) les métasédiments s'intercalent en effet parmi des produits volcaniques... lesquels sont de plus en plus abondants et massifs en allant vers le
nord.
De l'autre côté de la baie de Morieux, nous voici maintenant à St-Maurice... Nous
examinons une roche connue sous le nom de "Trondhjémite d'Hillion" et dont l'âge est approximativement le même que celui des galets contenus dans les premiers poudingues observés (rappelez-vous :
650 millions d'années)... De là à penser que... à imaginer la mise en place d'une première chaîne de montagnes... des cônes torrentiels arrivant dans des sédiments marins... Nous sommes (après le
biovérien) arrivés ici dans le "pentévrien" (encore plus vieux comme nous verrons plus loin)...
... un "pentévrien" pas toujours facile à interpréter... surtout si l'on y inclue (comme
le fait la carte géologique au 1/50.000 de St-Brieuc qui est sortie récemment) les "formations de Morieux" que le groupe examine ici à l'embouchure du Gouessant...
...on y voit des "diorites"avec inclusions plus sombres par endroits rappelant la
formation de Fort la Latte (les parties les plus claires sur la photo) avec des roches sombres qui sont en fait des filons de roches basaltiques recoupant les "diorites".
La marée était montante quand nous sommes arrivés à Jospinet... nous voici à l'endroit
où (en 1959) Jean COGNE a reconnu sous le briovérien la présence d'un socle plus ancien qu'il a nommé pentévrien...
... une "brèche" dans la trondhjémite d'un côté... et celle-ci est visible sur plusieurs
mètres dans la roche grenue...
...une zone où débris de trondhjémite et formations sédimentaires plus sombres (les
"psammites" des auteurs anglais) se mélangent... voilà ce sur quoi Cogné s'est basé pour définir dans la région un socle plus ancien que le briovérien... mais il faut se presser
car la marée n'attend pas !
... et c'est sans doute pour lui éviter un naufrage que Max remonte cette "pêche" !
J'étais derrière à discuter avec Pierre... et ne sais donc pas le fin mot de l'histoire... qui semble réjouir Monique et quelques autres "suiveurs".
Il nous restait à voir les roches les plus anciennes du secteur : les "gneiss de Port
Morvan" dont l'âge (calculé en mesurant le rapport Uranium/Plomb des zircons contenus dans la roche) est de 756 millions d'années. Des lits clairs de gneiss quartzo-felspathiques s'intercalent
avec des lits plus sombres riches en chlorite. Comme les "formations de Morieux", les "gneiss de Port Morvan" sont recoupés à l'horizontal par un filon basaltique (on le voit au second
plan...juste au-dessus de mon bras...) qui pourrait avoir alimenté (vers -600 millions d'années) les épanchements volcaniques formant la série briovérienne d'Erquy 




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